AGEN
Calque d'après Beauméni, dans les manuscrits de Tersan, t. [, n° 9 (Bibl. nat., fonds français, n° 6454)?. — Extraits des Essais historiques et critiques d'Argenton sur l'Agenais, par J. Labrunie, publiés par À. Magen (Recueil des travaux de la Société d'agriculture, sciences. et arts d'Agen, 1. NII, p. 123). — L'abbé Barrère, Histoire religieuse et monumentale du diocèse d'Agen, t. T, p. 142.—Boudon de Saint-Amans, Essai sur les antiquités du département de Lot-et-Garome, p. 157 et pl. V, fig. 2. — Tholin, Etudes sur l'architecture religieuse dans l'Agenaïs, p. 283. — (Ma planche XXXIIT, fig. 2.)
Couvercle de tombeau conservé dans l’église Saint-Caprais d'Agen. D'après la tradition, le sarcophage qu'il fermait aurait reçu le corps d’un général de Gontran, le duc Regnovald *. Gette attribution reporterait à la fin du vi‘ siècle notre marbre, dont le style est en effet de basse époque. Quelque barbare qu’en soit le travail, les représentations n'en sont pas moins conformes aux types de l'antiquité. Les deux personnages tenant des flambeaux renversés procèdent des modèles païens". L'homme en prière”, debout dans la barque d'où est précipité Jonas, se retrouve sur une fresque des Catacombes’, sur des sarcophages de Rome? et sur la coupe de Podgoritza‘; c’est la première fois que je le vois en Gaule. Le Jonas sous la cucurbila et le sujet central se rattachent de même au canon de la vieille imagerie chrétienne.
! Monasticon Benedictinum, t. XI, fol. 166 v° (Bibl. ® Cf. Jonas, 1, v. 5 et 1h, nat., Résidus S. Germ., fonds latin, n° 1 2669). ® De Rossi, Roma sotterranea, &, IL, tav. XVI.
? Voir sur les dessins originaux le Recueildes travaux ? Bottari, tav. Let LXXXVI:; Garrucci, Storia dell de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, t. Il, arte cristiana, tav. GOGLXXXIV, 4, et COCXCVII, 12; p. 243. un fragment de couvercle de sarcophage au palais
* Greg. Turon., Hist. Franc, VI, x; Fredeg., 87. Corsetti de Rome.
* Cf. Introduction, $ n. ® Études sur les sarcophages d'Arles, pl. XXXV.
Boudon de Saint-Amans, Essai sur les antiquités de Lot-et-Garonne, p. 192 et pl. XIH. Tholin, Études sur l'architecture religieuse dans l'Agenais, p. 282.
Fragments disparus d’un tombeau de marbre qui servait d’autel à la chapelle Sainte-Anne, dans l’éplise Saint-Caprais. Il a été brisé vers le commencement du siècle, lorsqu'on répara cette chapelle, et les restes en ont élé recueillis par un marbrier. Le plus grand morceau représente les jeunes Hébreux dans la fournaise, que deux bourreaux attisent. À droite est Nabuchodonosor assis, et devant lui son
buste élevé sur une colonne !. On reconnaît, sur les deux autres débris, la multiplication des pains et la figure du Bon Pasteur.
, : 4, # Voir pour cette image Études sur les sarcophages d'Arles, p. 4ë.
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y] 1125113 » Boudon de Saint-Amans, op. cit., p. 192 et pl. XIV. — Recueil des travaux de la Société d'agriculture sciences et arts d'Agen, t. Il, p. 258. — Tholin, op. cit. , p. 289. Autres débris perdus.
Le premier vient d'un tombeau de marbre longtemps employé dans le dallage ; du chœur de Saint-Caprais. Le bas-relief avait représenté le Christ dans une niche à à draperies, au milieu de ses apôtres groupés deux par deux dans d’autres compar- | +!
A LA Î À nu | | ‘à ( } | | timents !; nous ne retrouvons ici que | placés à gauche du Seigneur.
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Le second fragment a fait partie d’un sarcophage de basse époque; son tvpe est © Voir mes planches : XIX, fig. 1; XXXVIL, fig. 1; XLI, fig. 4 ; XLIIL, fig. 1 ete, etc.
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9" AQUITAINE. .95 toutefois de ceux que les premiers fidèles empruntèrent à l’art païen; il représente des génies faisant la vendange !.
Un certain nombre de sarcophages décorés de simples ornements sont cités, par MM. de Saint-Amans et Tholin, à Agen et dans les environs. Plusieurs de ces monuments ont été vus par Scaliger, qui en parle ainsi : «11 y a à Agen des sépulchres de pierre de taille avec les À et les W de Constantinus Magnus, qui sont vieux de mil trois cents ans°. »
* Introduction, $ n. — * Scaligerana, éd. de Cologne, 1695, p. 8.
NOVEMPOPULANIE.
SAINT-GENY.
Lavergne, Excursions faites par la Société française d'archéologie dans le département du Gers en 1881, p. 77. (Ma planche XXV, fig. 4.)
Au bas de la hauteur où est bâtie Lectoure se trouve un lieu appelé Saint-Geny, qui formait l'extrémité de la ville romaine. Là s'élevait autrefois, d’après le Gallia christiana, la cathédrale”, et les tombes de marbre sans ornements y sont nombreuses. M. Camoreyt, conservateur du musée de Lectoure, a bien voulu dessiner pour moi quelques fragments sculptés qu'on y remarque. Je signalerai entre autres un débris du monogramme X inscrit dans une couronne, et surtout le reste d'un tombeau de marbre gris blanc de Saint-Béat, où l'on voit une figure fréquemment empruntée aux types païens par nos sculpteurs du Sud-Ouest, le génie funèbre tenant un flambeau renversé?. Il est ici debout entre un arbre et un cartouche qui portait le monogramme du Christ.