TOUR LE ROY
Quel Astre flamboyant sur nos Provinces erre ?
N'est-ce point Mars qui brille en sou char radieux
Et qui d'un fier aspect menaçant les bas lieux tles Pays-Bas)
Y reaveîlle le trouble, et rallume la guerre?
CORRECTIONS AUTOGRAPHES DE DESPREAUX y
un nombre infini ours au Hoi. Tous les autheurs en ce temps-là firent [tant] de vers et d'autres ouvrages pour parvenir aux pensions, [qu'il n'en auroit pas fallu davantage pour remplir le magasin d'un libraire.]
Pour chanter un Auguste, il faut estre un Virgile. v. ficj. Et j'approuve les soins du Monarque guerrier, Qui ne pouvoit souffrir qu'un Artisan grossier Entreprist de tracer d'une main criminelle, Un portrait réservé pour le pinceau d'Apelle.
cette pensée est prise d" Horace Alexandre : [Horace a mis cette défense] dans l'Kpist. iredu 2e liv. A Auguste, v. a 3g.
Edicto vetuit, ne quis se, praHer Apellem Pingeret; aut alius Lysippo duceret œra Fortis Alexandri vultum simulantia...
Moi donc qui connais peu Phébus et ses douceurs : v. 6^| . Qui suis nouveau sevré sur le mont des neuf Sœurs : Attendant que pour Toy Vàge ait mûri ma Muse, Sur de moindres sujets je V exerce et V amuse :
ne laissa courir ce discours qu'en 1664 mais il naroit que M. Des Préaux [n'avoit que ?A\ ans quand il finit ce discours. | vingt quatre ans quand il le fit et il y ajouta quelques vers qui regardaient Vannée oit il en donna des copies.
El tandis que Ton bras des peuples redouté, Va, la foudre à la main, rétablir l'équité, Et retient les Médians par la peur des supplices : v. 70. Moi, la plume à la main, je gourmande les vices. Et gardant pour moi-mesme une juste rigueur, Je confie au papier les secrets de mon cœur.
N'est-ce point Jupiter qui se monstre à la Terre, Kt pour bénin qu'il roule aux Campagnes des Cicux N'en conserve pas moins l'air de Maistre des Dieux, Et n'en marche pas moins armé de son tonnerre '.'
N'est-ce point le Soleil qui vient dans l'Univers
Dispenser sa lumière à ses Climats divers
Et servir d'àme aux Corps qui composent sa masse?
Non, l'Astre dont l'éclat tient nos yeux éblouis Est un Astre plus grand qui tous trois les embrasse C'est le lion, c'est le Fort, c'est le Sage Louis.
François Ogier a parodié ce sonnet : Quel Poète altitounant sur le Parnasse erre [\\oc. Conrart, T. II. 5i3a, p. 291, Ribl. de l'Arsenal).
If> COMMENTAIRE DE LE VERRIER AVEC
hiêcourt nu Roi. Cela a rapport à un endroit d'Horace
Celle pensée vient d'une pensée d'Horace] Liv. 2, Sat. ie, v. 3o : (h ... Me pedibus delectat claudere verba Lueili ritu, nostrûm melioris utroque.
1 1 le, velut fulis arcana sodalibus, olim Credebal lihris : neque si maie cesserai unquam, Decurrcns alio, neque si bene...
Le mal est, qu'en rimant, ma Muse un peu légère Somme t (tut par son nom, et ne sçauroit rien taire. v. H'.\. C'est là ce qui fait peur aux Esprits de ce temps.
Qui tout blancs au dehors, sont tout noirs au dedans.
Imitation de Juvénnl. Sat. 1, v. i(i.r>. <-'
Knse vr lut slricto, quoties Lucilius ardens Infremuil, rubet auditor : cui frigida mens est (Iriminibus, tneita sudant praecordia culpa.
Ils tremblent qu'un. Censeur, que sa verve encourage, Xe vienne en ses écrits démasquer leur visage, Ht fouillant dans leurs mœurs en toute liberté, v. K8. S'aille du fond du Puits tirer la vérité.
Ihhnovrite disait (/ne la efritt1 extoit dans un puits. |Ce mol est. de Démorrile] :
Voie/. Diog^iie Lnëree dans la vie de Pyrrhon (page 586 de l'édition d'AiiiNlerdam de i(în/4. ('/est l'édition de Ménage).
Ce sont eu.r que l'on voit, d'un discours insensé, v, <)U, Publier dans Paris, que tout est renversé,
Au moindre bruit qui court, qu'un Auteur les menace Ih* joiïer des liigots la trompeuse grimace.
Km iu(ty, 1111 John Tnrlulle. Quel bruit ne fit-il point, et quel tumulte n'exila I il pu* «'nuire l'illustre Molière. ,3)
m |f. Ycilli'l, hiiiIioIi< par l'auteur, inUrine ici formellement l'assertion de Souchay (éd. i\h ( y/)*ii (|ui< UiiIIihhi M\nil euu\eiiii lui-même que les vers 67 à 70 étaient une imitation do MuMlMlflM»' H imn <l lloniro o«ir Ilerrial-Siiint-Prix, T. I, p. .r>o, note a, éd. de 1837Ï.
1 h I »Mf litiMMlltiM il»' JimMuO uvs\ |ihn Nig;iialéc par les trois commentateurs de Boileau.
1 \) Mulli'itii 11 h pu* iiiniM'1 tw note de Le Verrier relative aux représentations de Tartuffe en iflfi4 iiiifiK titt l'Ilr i»imi lAiuli», «loi» que llnoHHettc donne 1669. Les 3 premiers actes furent iniir.M ili-ii* ImIm |iiimi li« Mm le» i» Mai et «ifi Septembre if>f>4, et les cinq actes devant Mgr le i'iHiiM li« «H #•••% •••••••••• 1I0 l« même année et le 8 Novembre i665. Cette pièce eut une représen-
luMmi imlilliliH' dm»* I" •«•''•«, «'»• l'nlaU lloynl le f» Août 16(17 et fut interdite le lendemain. Les iMifitt'HtlMlItili* n^tilli'ii'»» •»•' rommenrèient que le 5 Février 16*69.
CORRECTIONS AUTOGRAPHES DE DESPREAl X I I
mir* nu Uni. Quand je roi Ta sagesse, en ses justes projets,
D'une heureuse abondante enrichir Tes sujets ; v. 121. Fouler au.r pieds V orgueil et du Tage et du Tibre :
Dans cet hémistiche l'Auteur comprend tl eu .r reparutions nue le Roy se fit faire [L'aullictir parle icy de l'entreprise des Espagnols qui prétcndoient en 1662 et en 1663. L'une par les Espagnols nu sujet d'une insulte nue le Raron eslablir que la Couronne d'Espagne l'emportoit sur colle de France. de liât 1er Me acoit faicte au Ma rouis d'Estrades, ambassadeur de France à Londres^ L'Espagnol fut contraint d'avouer par escrit que la Couronne de France et l'autre par les Parens du Pape au sujet de l'affront faict au Duc de Créoui dan* l'emportoit sur celle d'Espagne, et de faire réparation de l'insulte qui Home. Ces histoires sont imprimées en plus d'un lirre. Le Marnais de La Fuente avoit esté faitle à Londres par Mr de Vateville, ambassadeur du Roy fut envoie en France et déclara au nom de son Maître (pie les ambassadeurs d'Fspayne d'Espagne, à Mr d'Estrades, ambassadeur du Hoy. Il en fut tout de même n'entreraient point en rmicurrence arec reu.r de France et il y eut une colonne de l'insulte que l'Espagne avoit fait faire à home à Mr le Duc de Créqui.] eslecée à Home pour réparation de l'attentat commis contre le Duc de Créoui/.
v. i m. Xous faire de la mer une campagne libre ,
M. Colbert rétablit le commerce. *
Et Tes braves Guerriers, secondant Ton grand cœur, v. i!*4. Rendre à /Wigle éperdu sa première vigueur :
C'est du combat de lïaab dont l'audieur parle icy. M. de Colli^nv y commandoit les troupes du hov. Il est certain quelles furent la principale
l'armée impériale cause delà victoire que |l'Empereur| remporta sur les Turcs (en celte occasion. I
(i) Brussette a vu dans ce v«ts une allusion a la victoire navale remportée sur Alger et Tunis en i665.
OU DUE DES S AT Ili ES <■>
Voici l'ordre de se* Satire* :
• tr* Dam on ce grand Auteur..,
2e Qui frappe l'air bon Dieu..
3* Muse changeons de stile...
4* Rare et fameux Esprit...
/ïe IX on vient cher Le Vayer..
6V La Noblesse dWnyeau...
7e Quel sujet inconnu...
#*' C'est à vous mon Esprit...
.9** De tous les animait j...
10* Enfin bornant le cours...
11e Oui V honneur, Valinctntr..
(i) Ce classement des Satires est écrit de la main de Roilcau au bas «le la première page mI Discours au Roi. Il indique l'ordre dans lequel elles doivent être placées, et, chose curieuse, cet ordre n'a jamais été suivi, pas plus dans les éditions des Satires publiées du vivant de l'auteur que dans celles qui ont \u le jour après sa mort :
La Satire 11 de l'édition de 1701 devrait cire la IV*
III d° VU*
IV d» V«
V d° VI»
VI d° u« Vil d° 111*
VIII du IX'
IX d° VIII' Seules, les trois Satires 1, X, XI de l'éd. de i-oi restent a leur rang.