‹ Les Satires de Boileau, commentées par lui-même et publiées avec des notesChapitre 22 sur 43 · V. 71. Vitalis metuo, et majorum ne quis amicus · texte numérisé non relu

V. 71. Vitalis metuo, et majorum ne quis amicus

Frigore te feriat, quid cum est Lucilius ausus Primus in hune operis componere carmina morem ? Detrahcre et pellem, nitidus qua quisque per ora Cederet, introrsum turpis? Num Lœlius, aut qui Duxit ab oppressa meritum Carthagine nomen, Ingenio offensi, aut lœso doluere Metello, Famosisque Lupo cooperto versibus ? At qui Primores populi arripuit, populumque tributim, Scilieet uni œquus virtuti atqueejus amicis.

v. 83. On ne voit point mes vers, à Venvi de Montreùil, Grossir impunément les feuillets d'un recueil.

Je n'av point [Montreùil disoit de luy qu'il estoit un des meilleurs savetiers (1> de

oui dire cela de vers qu'il y eust au monde. Il passoit une partie de son temps à raccom-

Montreuil et je ne moc|er les vers des autres poètes. Cela n'empêchoit pas qu'il n'en fit

aiïil aut raccom- beaucoup deluy-mêmeet tous les Recueils en estoient pleins.]

modes. Tout ce que [Il ne se fâcha point de ce que l'autheur diticydeluy.il empêcha

je sçay c'est que les même que son ami Le Pais ne se fachast du coup que la même main luy

recuei s es oien rta et ces jeux autheurs, fort médiocres l'un et l'autre, ne laissèrent pas pleins de ses vers <*)• l ri* • •

Je nesachepoint d'escrire chacun une lettre fort jolie pour prier l'autheur de les laisser en

que Montreùil ait repos dans le fond d'une Province (le Dauphiné) où les Belles, prévenues

connu Le Pays et il

ne m'a jamais es-

crit de lettre. Ainsi (l) Le Vcrrier avait dabord écrit « 'habilleurs ».

'j f t ' (2) Pour les pièces de Montreùil insérées dans les recueils de poésies publiés au xvn- siècle,

U faut raccommo- voir notfe Bibliographie de ces recueils collectifs, T. II, page 391. La première édition des

der tout cela. Poésies de Montreùil réunies en un volume, n'est pas de 1671, comme le dit Brossette, mais de iGGj.

CORRECTIONS AUTOGRAPHES DE DESPREAUX 6j

Satire VIL qu'ils ont de l'esprit, les préféroient souvent, tout vieux qu'ils estoient, à beaucoup déjeunes gens.]

*-l peine quelquefois je me force à les lire. Pour plaire à quelque Ami que charme la satire ' Qui me flatte peut-est re, et d'un air imposteur, v. 88. Rit tout haut de V ouvrage, et tout bas de V Auteur

L'auteur veut ici désigner Furelière en qui il avoit remarqué cette maligne [C'est de Furetière dont on parle icy. Quand Pautheur leut cette pièce manière de l'entendre réciter ses ouvrages et Furetière en effect vid bien que Furetière se reconnut à ce portrait et il en fut mortifia]. cestoit de lui quil avoit voulu parler, mais cela ne fit que le resjouir. (i>

(i) Ifcùlcau nous apprend que Furelicre s'était reconnu dans ivs vers, mais» il ajoute, ce dont no parle pas Brossotto, a 4110 cola ne lit «pic le resjouir *.

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