V. 55. Et je suis à Paris, triste, pauvre et reclus
Ainsi qu'un corps sans âme, ou devenu perclus.
Ju vénal, Sat. 3, v. 48 :
...lanquam
Mancus, et extinctae corpus non utile dextne
Et que le Sort Ourlesque, en ce siècle de fer, V. 64. D'u?i Pédant, quand il veut, sçait faire un Duc et Pair. Ainsi de la Vertu la Fortune se joue.
depuis
C'est de l'alihé de La IVivière, Rvè(|ue de Langres, Duc et Pair de France, que l'autlieur parle icy. On a eu tort d'appliquer ce trait à un et Pair d'une très grande maison (juon accusoil un peu de Pédanlisme à Duc [dont M" des Préaux n'approuvoit pas fort les manières, mais dont cause de ses manières rudes et hautaines, mais qui, au fond, estait un homme de il respectoit extrêmement les vertus. J beaucoup de mérite et de probité ^^K
L'abbé de La Hivière avoit régenté la Kliétorique dans l'Université. et cesl ce que l'Autheur a voulu désigner ici, car il entend en cet endroit par le [Ce n'est pas ce qui lait le Pédant. C^ar il y a tel des Régents de ce paismot de Pédant un Homme de basse naissance qui a régenté dans un Collège et là qui est mille fois moins pédant que plusieurs Marquis de Molière qui cela est imité de « Si fortuna volet fies de lihelore Consul.» font les entendus. Ainsy le i^édantisme que l'autheur reproche icy à l'abbé de La Rivière est moins fondé sur son premier mestier que sur son caractère. VA cependant] M' le Duc d'Orléans se laissoit, pour ainsy
Pédant dire gourmander par ce [malheureux].
(1) IJoilcau confiriue le dire de Le Verrier ([ue le vers 64 n'élail pas ap|)li(]ué à l'origine à l'abbé de La Rivière, mais à un autre Duc el Pair auquel le poète n'avait [)as pensé.
t.oHm.1. I |ii\> Al Kti.K.M-IlK.s |)K DKSI'HKAl. \ I -;
S'ilirr I. Il y a encore icy une ciuilioii «le Juvénul, Sat. .'^, v. 'Mj : ( Miiiieis ex liiiinili iiiii^^tiii m\ fastlj^iu renim
l'iXlollil, «luolirs Noliiil l''i)iiiiii;i j(»c;iri,. . '•
7V'/ flUjoiinl ItHi Iriiitnjtlir un jihi.s liniil (h- su nntt'. Qu'on rcrroi/ tir loidi'urs hiztirn'uo'nl unir, Coridnirr Ir rarrossr <n'i Van Ir foil Inihir, Si dons 1rs tirnits du Hid sa funeste' srie/ire, Par dra.r au Irais ans n'rasl raraijr la Franrr. V. - I .Ir sçai qu'un juste eH'roi VrUnifnanl dr ces lieu.r, li suivants. L'a fait pour quelques mois dis/mroistre à nos ijeus : Mais en vain /tour an fr/n/is une taxe Vejrile : On le verra bien-tosl pornpeuj- en retir ville,
(l'esl «lu raiiKiix Moiinerol dont on parle icy. Il s'ahsenta trahuni à cause (les laxes de la ( liiainhre de Justice. Il se mil ensuite en priHon. Il y demeura trois ans et sortit dallaire à fort l»on compte '-'.
Mais en vain pour un temps une ta.re l'exile : On le verra hien-tost pompeux en cette ville, Marcher encor chargé des dépouilles d'autrui, V. ;;(). Kt Jouir du Ciel mesme irrité contre lui :
.luvénal, Sal. \", v. /|; :
\t hic damrialus inani
Judicio (»[uid enim salvis iidamia numinis:')
Exul al) octava Marius lihit, et iiuitur dis
Iralis...
(i estoit .Marius Priscus, proconsul d .Vllri«[ue, condamné pour ses concussions et banni d«' l'Italie.