V. 109. Un Poëte à hi Cour fut jadis à la mode
Mais des Fous aujourd'hui c'est le plus incommode : Et l'Esprit le plus beau, l'Auteur le plus poli, N'y parviendra jamais au sort de l'Angeli.
Langely estoit un [misérable] fou assez agréable que M. le Prince
avoit amené de Flandres, et dont il avoit fait présent au Roy. [C'osloit
un fou, mais un fort mauvais plaisant.] Il avoit [pourtant] amassé quelque
bien.
On faict un assez
Il faut retoucher [Je ne sçay qu'un] bon conte de luy. [Il portoit sur son habit une
toute cette re- espèce de robe en l)roderie. Les Provinciaux s'y méprenoient, et le
marque que Von . . ^ tt i-»- - i i. 1 11^
co7ite tout autre- ^^^^^^^^^ Lordon-lileu. un Uepute du Parlement de Pau estant venu au
ment. coucher du Roy, Langely fit signe à M' le Comte de Gramont qu'il alloit
ataquer le Député. Kn effet il luy parle. Le Réarnois le prit pour ce
qu'il n'estoit pas. Insensiblement Langely l'engagea à se promener
comme s'ils avoient esté dans la Galerie. Le Fou et le Réarnois furent
bientost dans la dernière familiarité. Langely luy fit civilité pour se
couvrir. Ils mirent tous deux leur chapeau. Langely marcha à grands
pas, el haussa son ton de voix. Le Député fut la risée et du Roy et de
sa Cour.] <'>