‹ Les satires de Boileau, commentées par luimême et publiées avec des notesChapitre 32 sur 96 · V. 68. Guenaud sur son cheval en passant m'éclabousse · texte numérisé non relu

V. 68. Guenaud sur son cheval en passant m'éclabousse

Le cheval de Guenaud cstoit connu de tout le monde. Car ce médecin estoit tellement à la mode qu'on vouloit l'avoir à quelque prix que ce

Ainsi lust. [Aussy] son cheval n'avoit pas peu de chemin à faire [Pour sçavoir combien Guenaud en estoit content, il n'y a qu'à voir ce que Molière en dit dans le Malade imaginaire.]

Pour traverser la rue, au milieu de l'orage, V. ^6. Un ais sur deux pavez forme un étroit passage :

Quand il a beaucoup pieu à Paris, et que les ruisseaux sont grossis,

d'ordinaire un vieil ais les Crocheteurs et les Porteurs de chaises mettent [un vieux pavé d'un sur deux pavés. C'est sur ce pont là que tout le monde passe moiennant le costé du ruisseau et une autre pierre de l'autre costé. Sur ces deux tribut de quelque double qui se paye aux fahricaleurs du Pont <-*. apuis, toujours inégaux et très mal assurez, ces misérables jettent

(i) Celle imilalioii de Juvénal n'est ni dans Brosseltc, ni dans Saint-Marc, ni dans Berriat- Sainl-Prix.

(2) Les explications données ici ne sont pas dans le commentaire de Brossetle.

CORRECTIONS AUTOGRAPHES DE DESPRÉAUX 5q

Sniirr V!. quolquo méchante planche. C'est d'ordinaire le reste d'un vieux bateau. Ainsy la planche est toujours ou pourrie ou recourbée en dedans ou pliante, etc. Souvent on la trouve percée de plusieurs trous par où l'eau surnage dessus. Souvent on y trouve toutes ces bonnes qualitez. C'est sur ce pont redoutable aux yeux de l'autheur que tous les gens de pied passent toute la j(juriiée en dôiinaut (juebjur ar<^('nt à ces misérables . crocheteurs.]

v. 83. Car si-tost que du soir les ombres pacifiques

D'un double cadenas font, fermer les boutiques^

Juvénal. Sal. 3, v. 3o3, L. i.

clausis domibus postquam omnis ubique Fixa catenatjiî siluit compago tabernaî.

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