‹ Les satires de Boileau, commentées par luimême et publiées avec des notesChapitre 49 sur 96 · V. 25 1 Sans avoir la raison il marche sur sa route · texte numérisé non relu

V. 25 1 Sans avoir la raison il marche sur sa route

et suiv. L'homme seul qu'elle éclaire, en plein jour ne voit goûte.

(1) Ce jugcinenlde Boilcau sur Colin est équitable, il contraste avec les attaques auxquelles le poète s'est livré dans ses satires contre ce malheureux abbé ; Brossette ne s'est pas fait à ce vers l'écho de celte tardive réparation.

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, CORRECTIONS AUT00RAPHE8 DE DESPRÉAUX 8i

Sahn- Mil. . Itéf/ié par SCS avt's, fait loiil à contre-tamps,

/'Jt dans tout ce f/nil fait, n'a ni raison ni sens. T(ml lui phiisi vl (Icplaist, tout le rhoi/m; et l'ohli/je. Sans raison il est yaij, sans raison il s'affUye. Son esprit an Itazard aime, évite, poursuit, Défait, refait , am/nienle, oste, élève, détruit.

Horace a dil : Ep. i, v. <)- :

Mca cum pugiiat scnlcntia secum i*

Quod pctiit, spernil : ropelit (juod nuper omisit : /Ksluat, et vllji' discouvc^nit ordin*^ toto: Diruit, œdilicat, niulal (juadrata rolimdis.

Et voit-on connne hiy, les Ours ni les l'anlhères, S' effnujer sottement de leurs propres Chimères, V. 2G1 . Plus de douze attroupés craindre le nombre impair, 262 . Ou ciboire quun corbeau les menace dans l'air ?

Il y avoit dans les premières éditions :

De phantosmes en l'air combalrc leurs désirs, Ou de vains argumens chicaner leurs plaisirs. de pii'lé Des personnes [éclairées] ayant témoigné à l'aulheur que ces deux quoy (jue 1res beaux pouvaient tendre à quelque libertinage vers [pouvoient estre mal pris du costéde la r\eligion contre son dessein], il les changea*^).

Combien de gens craignent de se trouver treize à table, combien sont saisis de fraieur dez qu'une salière vient à se renverser, à quelles foinlesses, à quelles extravagances, à quelles folies l'homme n'est-il pas sujet.

V. 2^0. Trembler aux pieds dun Singe assis sur leurs autels; Et sur les bords du Nil, les peuples tmbérilles, L'encensoir à la nuii/i chercher les Crarodiles.

Juvénal commence ainsy sa 15* satire :

Q)uis nescit, Volusi Bilhynice, qualia démens /Ëgyptus portenta colat; Grocodilon adorât Pars hœc; Illa pavet saturam Serpentibus Ibira Effîgies Sacri nitet aurea Cercopitheci . .

(i) Le cliangeinent de ces doux vers est bien indiqué par Brossette, mais Boilcau en explique la raison.

Satire VIIl. Quoi ? me prouverez-vous par ce discours profane,

V. 2'yG. Que l'Homme, qu'un Docteur est au dessous d'un asne?

Cela est dit malignement pour le D'^ Morel à cause de la mâchoire dont nous [C'est du Docteur Morel dont on parle. La raison en a esté touchée

avons parlé, (i)

au commencement de cette satire.]

Et que peut-il penser, lorsque dans une rue, Au milieu de Paris il protnène sa veuë : V. 289. Qu'il voit de toutes parts les Ho?nmes bigarrez,

A Paris chacun s'habille de la couleur qui luy plaist.

Que dit-il quand il voit, avec la mort en trousse, V, 292 . Courir chez un Malade un Assassin en housse :

des mulles Les médecins n'alloient autrefois que sur [une mulle] couvertes de Cela ne s'entend [d'une] housse. Aujourd'huy ils vont à cheval ou en carrosse. [Mais sans pd'^nt. avoir égard à la monture ny à la voiture, l'autheur leur a toujours donné

le même nom. Quand il est malade, il ne demande point de médecin. Il ne veut qu'un guérisseur.) (-)

V. 29.3. Qu'il trouve de Pédans un escadron fouré. Suivi par un Recteur de Bedeaux entouré :

On appelle assez ordinairement du nom de Pédans tous les régens de l'Université, [Il y en a pourtant qui n'ont aucune marque de pédantisme. Quand l'autheur les nomme icy Pédans, c'est pour l'accommoder au

s'' est servi du mot escadron fouré que

langage commun.] Il [les appelle escadron fouré], à cause [de] leurs

sont fourées d'hermine (^) robes de Docteur [dont l'estoffe est noire et la foureure d'hermine.]

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