V. 243. La Satii^e, dit-on, est un métier funeste
Qui plaist à quelques gens, et choque tout le reste.
Perrault disoit alors que le genre le plus bas de la poésie, c'estoit la Satyre, et dans le même temps Perrault mettoit sa principale application à composer de sens froid beaucoup d'Elégies amoureuses *'^>.
Quittez ces vains plaisirs, dont V appas vous abuse : A de plus doux emplois occupez vostre Muse : V. 249' Et laissez à Feuillet ré fofV72er l'Univers.
A la mort de Madame Stuart, on appella Feuillet. Il dit à Monsieur qu'il s'engageoit à prouver qu'un Prince commettoit deux millions de péchez dont il ne s'estoit jamais confessé <*).
Faudra-t-il de sens froid, et sans estre amoureux, V. 2G2 . Pour quelque Iris en l'air, faire le langoureux; Lui prodiguer les noms de Soleil et d'Aurore, Et toujours bien mangeant mourir par métaphore ?
Dans le temps que Perrault tâchoit de rabaisser la satire,, il avoit fait une Elégie à Iris. Elle commence par ces deux vers :
(i) La citation de Perse est lolevéo par lîrossetlc, mais la note explicative est tout autre.
i-^) Le Verrier nous apprend que les plus anciens et célèbres avocats se réunissaient chez le libraire Bilaine.
(.'i) Celte allusion à l'opinion de Cli. Perrault n'est pas relevée dans le commentaire de llrossette.
(4) lirosselle ne parle pas de ce mol de Feuillcl.
Salin- l.\.
r.ORREnTIONS AUTOGRAPHES I)K DKSPRKAUX
Je viens, < rucllf Iris, les yeux baigriez de larmes Me jetter k vos pieds, et vous rendre les armes "*.
C'est (liiisi que l^nrlle appuyé de Lélie, Fit Justice en son temps des Cotins (C Italie,
io3
Perse. Sat. i, v. i i/j.
Secuit Lucilius Urbem,
TeLupe, te Muti, et g-enuinum fregit in iilis Umne vafer vitium ridenti Fiaccus amico Tangit, et admissus circum pnecordia ludit, (lallidus excusso populum suspendere naso.
Colin à ses Sermons traînant toute la terre, Fend les flots d' Auditeurs pour aller à sa chaire.
Un jour on disputoit dans une compagnie pour S(;avoir si en elFet l'abbé Cotin avoit presché quelquefois ou s'il n'avoit jamais presché. Une personne qui esloit de la conversation assura que cet abbé preschoit souvent, et (ju'il y alloit beaucoup de monde, à telle enseigne qu'à son dernier sermon il y avoit trois grands cbiens qui se baltoient au pied de sa chaire '-'.
v. 3o5. Qui méprise Cotin, n'estime point son Roi, Et 7i'a, selon Cotin, ni Dieu, ni foi, ni loi.
Cotin avoit l'ail contre l'autheur quelques ouvrages où il l'accusolt de lèze majesté divine et humaine.
Mais quoi ? répondrez-vous : Cotin nous peut-il nuire ? Et par ses cris enfin que sçauroit-il produire? Interdire à mes vers, dont peut-estre il fait cas, v . 1^ I o . L'entrée aux pensions, oit Je ne prétens pas ?
Il n'v a guère d'autheur qui ait parlé sur ce ton. Je ne sçay même s'il
y en a jamais eu.
V. Wx'i. Xon, pour louer un Roi, que tout l'Univers loue, ',\i',\. Ma langue n attend point que V argent la dénoue:
On ne peut lire deux vers ny plus beaux ny plus dateurs que ceux-ry.
( I ) Celle clcgie a paru pour la première fois dans les Délices de la poésie galante, !!• parti**, iGG.'i, et dans le Nouveau recueil de pièces choisies, Gabriel Quinel, 1661J. BrosscHe ne dit pas que Hoilcau la visait particuli«'*renieul.
(2) Celle auccdolo raconlce ccrlaincuient par Boilcau à Le Verrier prouve avec quelle ténacilé le poèic ne cessait sons toiilos les foriues de inanifcsler ses rancunes.