‹ Les satires francaises du XVIe [i.e. Seizième]Chapitre 25 sur 35 · FRANÇOIS DAIX · texte numérisé non relu

FRANÇOIS DAIX

François Daix, qu'il ne faut pas confondre avec son homonyme François d'Aix, avocat au parlement et jurisconsulte de Marseille, lequel vivait vers le milieu du xvii» siècle, François Daix naquit, lui aussi, dans la même ville, vers 1580. Il ût hommage de ses vers français et latins à Guillaume du Vair, alors Président du Parlement de Provence. Tantôt le poète chante sa ville natale.la fleur des Citez en grâces et en plaisirs, tantôt sa maîtresse, qui mérita finalement ses invectives pour avoir engagé sa foi à un autre. La seconde partie de Polydbre, ou le Printemps des Amours, contient quelques Satyres. Nous en offrons im exemple aux lecteurs. Bien qu'elle ne rentre pas, â vxai dire, dans notre cadre, sa légèreté reposera l'esprit de pièces plus graves et plus longues, dont l'ensemble est peut-être monotone. Cette pièce est dans le goût de celles des Recueils Satyriques du xvi® et du xvu" siècle. Comme à partir de 1605 on ne trouve plus trace de François Daix, nous n'avons pas hésité à le situer dans le siècle de Ronsard et de Desportes. Le recueil français se termine par im Regret sur la vanité des amours et par un Adieu au monde qui dut être sincère, puisque Daix cessa d'écrire pour son repos, et peut-être celui de ses amis. Parmi eiax se trouvait le poète Deimitr, de qui l'on se souvient encore. Les vers latins de François Daix, qui remplissent dix Elégies intitulées CastcB cupidinis flamma, et quelques autres pièces, sont supérieurs à ses vers français.

Bibliographie. — Prémices (vers français et latins), Lyon, 1605; — Polydore, ou le Printems des amours, Lyon, 1605.

A OCNSULTER. — GoujBt, Btbl. Ff., t. XIV, 45 ; — Biogr. Univers.,

MiCHAUD.

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