XII NOTICE SUR LOUIS PETIT
de la médaille de cette époque brillante, elle abonde en traits où se mêlent la colère et la pitié :
La belle fiction qu'il y croît des lauriers 1 Quant aux tristes cyprès, ils y sont à milliers. . Notre âme cependant, de louange affamée, De cette fausse gloire avale la fumée... Daphnis, qu'ont mérité ces villes désolées, Ces vieillards égorgés, ces vierges violées?...
Le grand Corneille, qui avait Tâme fière, un peu hautaine, de ses héros castillans ou romains, et qui n'a jamais glorifié la guerre que quand elle arme les citoyens contre l'étranger envahisseur, a dû serrer plus d'une fois la main de Tami qui lui lisait ces nobles vers. On peut croire aussi que le réalisme amer, la raillerie à froid dont les satires de Petit portent souvent l'empreinte n'auraient pas déplu à un maître peu suspect de tendresse pour les poètes élégiaques et les rimeurs à nacelle, un autre enfant de Rouen, le plus grand après Corneille, le romancier GUwStave P'iaubert.
Olivier de Gourcuff.