THON
Il a dit que la Marine n'était pas sous les ordres de la Guerre et qu'elle n'avait pas de communications à lui faire. {Tous les fonctionndiires poussent des cris d'indignaition.)
LEBRAY
Voilà qui est trop fort !
LABOURDE
Dilapider ainsi notre argent !
PIÉTREQUIN
Ah ! les militaires 1
LEFISGAL
Ah ! les marins !
BÉRIGNY
Monsieur le gouverneur général, revenons à notre emprunt. De la bonne ou de la mauvaise répartition de nos fonds dépend peut-être l'avenir de ce pays. Or, parmi les dépenses projetées, aucune, jusqu'à présent, n'a été faite en faveur des Tmères et...
LEBRAY
Comment? mais dépenser pour nous, c'est
dépenser pour eux, puisque nous sommes leurs protecteurs.
BÉRIGNY
Ils ne l'entendront pas de cette oreille...
BLANCHET
Les indigènes ne sont qu'une 'ace infé'ieu'e. Allons-nous sac'ifier nos inté'êts aux leu's, nous qui 'ep'ésentons ici la 'ace supé'ieu'e?
BÉRIGNY
Mais au-dessus du peuple, il y a l'empereur qui restera hostile à nos projets.
TOUS
Ah ! l'empereur!
Quand je prends des mesures d'intérêt général, verrai-je l'empereur se dresser devant moi?
LEBRAY
Depuis longtemps je prédis que nous serons amenés à le déposer quelque jour et à le remplacer par une créature de nos mains, le petit prince Li-Tha, par exemple.
TROU
En attendant de renverser le trône et d'annexer le pays. Alors plus de comptes à rendre.
RÉGIAL
La mesure serait heureuse en effet, mais elle a peu de partisans à Paris.
BÉRIGNY
Pour l'instant, monsieur le gouverneur général, si vous ne donnez rien aux Tmères en échange des nouveaux impôts, je vous affirme que vous provoquerez un mouvement populaire.
LAMBOURDE
Allons donc !
BÉRIGNY
Son Excellence NamTrieu, un véritable ami pour nous, celui-là, NamTrieu m'a averti que ses rapports secrets signalaient une agitation insolite dans le peuple.
Ah ! qu'ils ne s'avisent pas de bouger.
BÉRIGNY
Mais enfin, monsieur le gouverneur général, ne sentez-vous pas qu'il serait scandaleux de ne pas attribuer aux indigènes une part sur les fonds d'un emprunt dont seuls ils supportent les charges?
PIÉTREQUIN
Permettez, monsieur le résident supérieur.
quand VOUS nous avez interrompus, j'allais précisément parler pour les indigènes. Et les crédits que je demande seront exclusivement employés à leur profit.
BÉHIGNY
Ah!
RÉGIAL
Voyons donc, monsieur le procureur général, ce que vous proposez pour eux.
PIÉTREQUIN
D'abord, il faut leur bâtir des prisons. Celles où nous enfermons ces malheureux sont sales et obscures. Je réclame aussi la construction de maisons de détention pour les femmes indigènes et de maisons de correction pour les jeunes détenus, car souvent je suis contraint de faire remettre en liberté, faute de places, les plus jeunes délinquants. Enfin, j'insiste pour qu'on nous construise un tribunal digne du grand nom de la France et de la majesté de la Justice. Le total de ces diverses constructions, y compris des commissariats de police, un bagne, deux pénitenciers et huit gendarmeries, s'élèvera environ à douze millions huit cent soixante quinze mille francs.
BÉRIGNY
Et il ne resterait plus rien de l'emprunt ! Mais
84 LES SÂ.UTERELLES
les travaux d'irrigation que nous avions promis aux indigènes pour fertiliser les rizières ? L'hôpital à bâtir pour leurs malades? Les écoles pour leurs enfants? Et l'eau potable à amener à Shong-Hoï où nous n'avons que des eaux malsaines?
LEBRAY
Ce serait trop entreprendre à la fois.
LEFISGAL
Ces travaux sont réservés pour un futur emprunt.
TRON
Nous aurions tant à faire encore comme travaux publics ; tenez, dans les Hautes-Provinces, par exemple.
RÉGiAL, à Laforêt qui, assis, immobile, ri a pas dit un m.ot depuis le com,m,encement de la scène.
Au fait, monsieur le résident supérieur des
Hautes-Provinces, vous n'avez rien demandé.
LEBRAY
C'est vrai, Laforêt, vous n'avez pas desserré les dents.
LAFORÊT. Cest un bomme fatigué, vieilli avant Vâge. Il parle d'un ton las.
Monsieur le gouverneur général, je ne de-
mande rien pour ma province, je ne veux rien, je vous supplie de ne me rien donner. Quand j'étais lieutenant-gouverneur en Afrique, j'ai fait pour mon malheur un emprunt. J'ose dire que j'avais calculé mes dépenses avec économie. Pour le matériel des chemins de fer, je m'étais adressé à de petits constructeurs qui se contentaient d'un bénéfice modeste ; mais les grands établissements métallurgiques soutenus par... certains parlementaires entreprirent une campagne contre moi. Puis, comme je subventionnai les industries indigènes, tous les colons crièrent que je les sacrifiais aux noirs ; alors, je favorisai les industries de tissage fondées par les colons, mais ce furent les chambres de commerce de Lyon et de Lille qui déclarèrent que la France ne s'était pas donné des colonies pour qu'elles fissent concurrence aux industries de la métropole; pour des raffineries que je créai ce furent les raffineurs marseillais qui prétendirent que je les ruinais, et pour des champs de café que j'avais fait planter, ce furent nos vieilles colonies qui, par leurs députés, m'attaquèrent auprès du ministre. Je succombai sous tant d'attaques. On m'a envoyé en exil dans les Hautes-Provinces. Là, grâce à Dieu il y a peu d'indigènes, pas de colons, nul commerce, aucune industrie. Je désire ne rien changer à cet état de choses.
Vous me permettrez donc de ne pas réclamer un centime sur un emprunt qui, je vous en avertis, monsieur le gouverneur général, vous réserve bien des surprises, bien des ennuis.
Monsieur le résident supérieur, ce que je crois être mon. devoir, je l'accomplis sans hésitation, sans faiblesse jusqu'au bout, quoi qu'il doive arriver. Mais, messieurs, reprenons en détail...
(A ce moment on entend des grands éclats de voix en coulisse. Les boys se précipitent vers la porte qui s'ouvre violemment.)
Le GÉNÉRAL de TOURMALIN se précipite en scène, suivi par un OFFICIER d'ORDONNANCE. Il bouscule les boys qu'il trouve devant lui.
LE GENERAL
Monsieur le gouverneur général... Monsieur le gouverneur général,.. Ah! monsieur le gouverneur...
RÉGIAL
Qu'y a-t-il donc, général?
LE GÉNÉRAL
Ce qu'il y a? Ah! les chameaux!
RÉGIAL
Qui?
LE GÉNÉRAL
Eh! ce sacré pirate!
Quel pirate?
LE GÉNÉRAL
Ah ! les empoigner et les fusiller tous !
RÉGIAL
Mais, expliquez-vous, général, que se passet-il?
LE GÉNÉRAL
Ce qui se passe ? On a empoisonné mes hommes.
TOUS
Empoisonné! Tonnerre!
LE GÉNÉRAL
Oui... à la caserne Courbet... Les fournisseurs indigènes ont foutu du datura dans la viande... pas en assez grande quantité heureusement... Mais toute une escouade a une de ces coliques... nom d'un chien !
LEBRAY
Les brigands !
BÉRIGNY
Qu'est-ce que je vous disais?
RÉGIAL
Général, vous nous apprenez là des choses... Reprenez haleine et contez-les posément.
A boire, je crève de soif et de rage. (Pendant que des boys s'empressent pour aller chercher un verre, une carafe, le général s'assied. Tous les fonctionnalises s'agitent.)
TRON
Couquin de Diou ! Nous sommes dans de beaux draps !
PIÉTREQUIN
Une pareille aventure en ce moment 1
LEFISGAL
A la veille de l'emprunt.
LEBRAY
Quand M. Souriciau ne cesse de nous répéter : pas d'histoire! Et quand nous envoyons chaque semaine à Paris des dépêches pour annoncer que jamais le pays n'a été plus calme !
PIÉTREQUIN
Et les Tmères plus heureux !
LAMBOURDE, déSOU.
Pourquoi ce complot, pourquoi ?
RÉGiAL, après que le générsil a bu.
Eh bien?
LE GÉNÉRAL
Après la soupe, des hommes se sont trouvés indisposés. Le major, mandé en hâte, a diagnostiqué un empoisonnement. Aussitôt on m'a averti. Je n'ai fait qu'un saut jusqu'à la caserne où j'ai ouvert une enquête. Parbleu, le pot aux roses a été vite découvert. Tous les bouchers indigènes nos fournisseurs avaient fichu le camp ! Heureusement, on en a pincé un...
RÉGIAL
Il a parlé ?
LE GÉNÉRAL
Muet d'abord. Je l'ai menacé du peloton d'exécution. Mais ces gens-là, vous les connaissez. Des brutes !... Ils n'ont pas peur de la mort. Alors, j'ai planté une baïonnette en terre, la pointe en l'air, et je l'ai averti qu'on allait l'asseoir dessus s'il ne parlait pas.
RÉGIAL
Hein!
LE GÉNÉRAL
Ça lui a délié la langue... Ses amis et lui avaient fait serment, a-t-il dit, de détruire aujourd'hui même les sauterelles qui dévorent l'Empire.
LAMBOURDE
Quelles sauterelles ?
LE GÉNÉRAL
Vous, parbleu ! Les fonctionnaires, les hommes d'affaires, les banquiers...
LEFisGAL, à mi-voix.
Les militaires aussi alors.
Et savez-vous qui était l'instigateur du complot?... Muong-Bâ.
TOUS
Muong-Bâ!...
LE GÉNÉRAL
Les régiments empoisonnés, profitant de la confusion générale, Muong-Bâ et ses partisans se seraient faufilés ce soir dans la ville et ils nous massacraient.
RÉGIAL
Ah ! ce Muong-Bâ !
PIÉTREQUIN
Misérable pirate !
TROU
C'est un taon attaché à nos flancs depuis des années.
BÉRIGNY
Il vivait paisiblement dans la concession que lui avait donnée M. Carvin, il fallait l'y laisser en repos.
LEBRAY
Je voulais purger le pays de sa présence. Mais il a eu vent de mon projet et il a pris le large.
LAMBOURDE, qui 3, pvès de lui deux boys qui réventent.
Comment sait-on dans le pays tout ce que nous disons entre nous ?
RÉGIAL
Messieurs, trêve de plaintes inutiles..-. Qu'allons-nous faire?
LE GÉNÉRAL
Ce que nous allons faire? Des recherches jusqu'à ce que nous ayons saisi les coupables, tous les coupables, auteurs principaux et complices.
BLANCHET
Oui, vengeons nos t'oupiers.
TRON
Finissons-en avec les fauteurs de désordre.
LERRAY
Oh! doucement s'il vous plaît, doucement...
LEFISCAL
Non, pas de délai.
PIÉTREQUIN
Répondons à ce forfait audacieux par des arrestations en masse et des exécutions immédiates.
LEBRAY
Mais non, messieurs, fichtre donc, pas de bêtises !
TOUS
Comment?
LEBRAY
Et notre emprunt? Oubliez-vous qu'aujourd'hui, actes et projets, tout doit être subordonné ' à cet emprunt et à sa réussite ?
RÉGIAL
Je ne vois pas quel rapport?...
LEBRAY
Mais procéder à des arrestations, instruire un procès retentissant, parler d'empoisonnement.
de complot, de pirates, c'est faire échouer notre emprunt. [Pause.)
RÉGIAL
Ah! diable!
TRON
Outre, oui!
LAMBOURDE
Pourquoi?
LEBRAY
Croyez-vous que l'on prêtera deux cent vingtcinq millions à un pays menacé de soulèvement?
PIÉTREQUIN
On s'en gardera bien.
LEBRAY
Il n'y a pas un rentier qui m'estimât qu'un placement dans la Nouvelle-France est trop périlleux pour ses économies. On ne nous confiera pas un million.
TRON
Pas un sou.
BLANGHET
Mais c'est v'ai... Je ne pensais pas à cela.
RÉGIAL
Et alors?... car enfin il faut prendre un parti.
PIÉTREQUIN
Tout de suite.
LEBRAY, à Régial.
Alors ?
Oui.
REGIAL
LEBRAY
Vous voulez mon avis franc et net? Le voici. Ne vous récriez pas. Croyez qu'il est dicté par un juste sentiment des nécessités présentes. Il faut étouffer l'affaire, n'en soufflons jamais mot, ignorons-la.
Hein ?... Mais je m'en fiche de votre emprunt !
RÉGIAL
Non pas nousl
LE GÉNÉRAL
Comment! des misérables auront empoisonné mes soldats...
TRON
D'abord est-elle prouvée cette tentative d'empoisonnement? Il y avait peut-être du vert-degris au fond des gamelles.
LE GÉNÉRAL
Du vert-de-gris! Nom d'un tonnerre!... Et les aveux du boucher?
[(1) LEPISGAL
Aveux suspects.
LEBRAY
Obtenus par la terreur. . .
BLANGHET
Asseoi les gens sur une baïonnette !
PIÉTREQUIN
Voilà bien des procédés de militaire !
Ah! monsieur le procureur général, je ne permettrai pas...
LEBRAY
Monsieur le gouverneur, même si vous croyez à la réalité du crime, n'oubliez pas que vous avez ici d'autres devoirs que ceux de justicier. Votre mission est plus haute : assurer la prospérité de l'Empire. C'est à vous que sont confiés les intérêts supérieurs de la Nouvelle- France; et à l'heure actuelle, son intérêt est qu'on ignore tout de sa situation.
PIÉTREQUIN
Surtout si situation est mauvaise.]
(1) Les phrases entre crochets [] sont supprimées à la représentation.
BÉRIGNY
Monsieur le gouverneur général, pour ma part, je ne suis pas d'avis qu'on étouffe l'ajBaire. J'estime qu'en aucun cas des fonctionnaires n'ont le droit de maquiller la vérité.
TRON
Ben! s'il fallait toujours dire la vérité sur ce qui se passe aux colonies !
LEBRAY
Qu'arriverait-il? Mais il y a tels événements ou tels actes qu'un devoir patriotique nous oblige à tenir soigneusement cachés.
Non, non et non. Rien ne doit être secret. C'est un jeu trop dangereux de faire la part entre ce qu'il faut taire et ce qu'il convient de révéler. Et c'est grâce à des silences coupables, à des complicités muettes, que les fautes se perpétuent, que les injustices s'entassent, et que les catastrophes se préparent...
BLANGHET
Pa'ler, en ce moment, se'ait l'œuv'e d'un mauvais F'ançais.
LEFisGAL, à Bérigny qui varépliquer.
Ah ! n'effrayez pas les capitaux !
BÉRIGNY
Mais fermer les yeux sur des périls évidents, c'est une politique d'autruche. Enfin, messieurs, songez à notre responsabilité si quelque jour une rébellion...
RÉGIAL
Rien à craindre de tel. Je suis là !
LE GÉNÉRAL
Nom d'une pipe ! tout ça c'est des ôchaises !... J'ai des hommes malades! Ces empoisonnements, demain, ce sera le secret de Polichinelle.
BÉRIGNY
Vos précautions mêmes se retourneront contre vous. Moins vous en aurez dit, plus on imaginera...
En effet. Aussi, pour rassurer le public et nos futurs prêteurs, convient-ils de leur donner une preuve manifeste de la tranquillité du pays.
BLANGHET
Sans doute.
LEFISGAL
C'est là ce qu'il faudrait.
RÉGIAL
Mais quelle preuve?
LEBRAY
Une seule est capable de frapper leur imagination, une seule ruinera dans leur esprit l'hypothèse d'un attentat et les fera délier les cordons de leur bourse : le retour en France d'une partie du corps d'occupation.
LE GÉNÉRAL, d-VeC Ull SUTSaut.
Quoi?
TRON
Ah! la preuve serait péremptoire!
LEBRAY
Vous savez d'ailleurs que le départ des troupes a toujours été désiré par M. Souriciau, la mesure devant assurer le succès de l'emprunt.
BÉRIGNY
Mais vous n'y pensez pas! C'est un raisonnenement paradoxal que de tirer d'un complot des motifs de renvoyer des soldats.
LEFISGAL
C'est un raisonnement administratif.
LE GÉNÉRAL
Me séparer d'une partie de mes troupes quand Muong-Bâ tient la campagne? Jamais! Jamais!
RÉGIAL
Oh! pour Muong-Bâ, c'est une autre affaire
et vous avez raison. Il faut en finir avec lui, promptement. Général, vous avez deux mois pour me déîjarrasser de lui. Prenez les troupes nécessaires, dirigez les opérations à votre guise. Mais capturez Muong-Bâ, Lui disparu, vous ne verrez aucun inconvénient, je pense, au rapatriement d'une partie de vos troupes. Ce sera le signe évident que sous votre commandement elles ont été victorieuses et qu'elles n'ont plus rien à faire à Shong-Hoï.
BLANGHET
T'es bien !
LEFiscAL, à Bérigny, Ce raisonnement-là me paraît sans réplique.
LEBRAY
D'ailleurs, avec Muong-Bâ mourra toute idée de révolte et de personne nous n'aurons rien à redouter.
Je vous en supplie, monsieur le gouverneur, pour assurer le succès d'un emprunt, ne renvoyez pas en France des soldats qui... un jour... peut-être...
TOUS LES FONCTIONNAIRES, couvrâTit la VOIX de Bérigny.
Non... non... assez!... La discussion est close.
BLANGHET
Monsieur le gouv'neu' a pa'lé.
LEBRAY
Et puis, quoi? Il restera à toute éventualité la milice indigène.
TRON
Parbleu !
LE GÉNÉRAL, à RégîdX.
Eh bien, j'ai réfléchi... comme ça... oui... peut-être... vous avez raison... Allons-y!... Muong-Bâ a trois cents hommes à lui, j'en prendrai trois mille avec moi. Je le harcèlerai. Je le traquerai dans ses repaires. Je lui ferai la guerre même qu'il nous fait : à pirate, pirate et demi. J'empoisonnerai l'eau des puits. Je détruirai les récoltes et les bestiaux. Je brûlerai les villages qui donneraient asile à Muong-Bâ. Et quand je reviendrai, je vous apporterai sa tête, et, parole d'honneur, la province où j'aurai passé sera pacifiée.
TRON
Bougre, oui.
PIÉTREQUIN
Vos soldats rentreront en France sous des lauriers.
LEFISGAL
Alors, l'emprunt sera couvert.
LAMBOURDE
Dix fois pour une.
TRON
Avec enthousiasme. "^
LEBRAY, serrant la, main au général.
Ahl mon cher général!
LE GÉNÉRAL
Je cours donner des ordres pour entrer en campagne dans huit jours.
RÉGIAL
Oui, oui, allez! général, allez! (Le général sort.) Ouf!... L'alerte a été chaude. Mais nous pouvons nous féliciter : je crois que nous n'aurons pas perdu notre journée!... (Se rasseyant.) Et maintenant, messieurs, que nous sommes assurés du succès de l'emprunt, reprenons notre chapitre des dépenses. {Tousse 77iettent à parler à la fois.)
RIDEAU