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admirable l't parluit avec beaucoup de sçavoir et avec une grande modestie. Il n'y avoit quune cliose à désirer qui estait vostre présence. Je vous souhaittois pour un moment dans cette assemblée où tout le monde vous auroit félicité. » Ce témoignage a d'autant plus de valeui' (pie celui (jui le rend ne flattait point, et dans sa sincérité liabituelle ne marchandait pas plus le blâme queTéloge.
Denys exerça pendant onze ans avec des intermittences d'activité et de relâchement. Le talent ne lui manijuait pas ; mais jai lieu de supposer que le plaisir le détournait parfois du travail, tout en lui créant des besoins dargent et des situations difficiles. J'explique par là les plaintes de clients qui l'accusaient de lenteur et en même temps d'àprelé, ainsi que son éloignement pour le mariage, Ce n'est pas qu'il affichât le désordre : s'il eut des faiblesses, il sut les voiler d'une ombre discrète.
Kn 1688 on lui procura la commission de Conseiller garde des livres de la Chambre des Comptes de Paris, qui parait lui avoir convenu davantage que la barre du grand Conseil. C'était un emploi sédentaire, rémunéré par un casuel prodnisantplus de o,000 livres, et qui s'assimilait aux travaux de son père et de son ayeul ; d'autant (pie l'on y adjoignait la mission de remettre en ordre les archives de la Chambre et de les classer méthodiquement dans un local nouveau construit exprés : emploi honorable, puisque le titulaire faisait partie du corps, jouissant des droits et préro-
gatives y attribués, au moins sur le pied d'un Auditeur, en môme rang et costume. Les lettres patentes qui l'en investissent sont du 26 juin. En 1704 un édit transforma cet emploi en office héréditaire dont la finance fut taxée à 24,000 livres. Ses frères Taidèrent à faire la somme, Jean lui prêta 6,000 livres et Achille 10,000. Il conserva ces fonctions jusqu'en 171 2. Touchant alors à la soixantaine, il traita avec un successeur, Pierre François de Montcrif, qui fut installé en sa place le 16 septembre.
Avec l'âge il était rentré dans les traditions studieuses de sa famille, et y avait apporté son contingent.
TRAVAUX. — En 1679, à la réquisition de Colbert, il dressa un mémoire des droits, rangs, et prérogatives des petits-fils de France, mémoire qui fut agrée, et un autre mémoire que l'on suivit pour régler le mariage de Mademoiselle avec le Roi dEspagne, Charles II. Chose étrange, on avait alors perdu Toriginal du contrat de mariage de Louis XIV.
Colbert, trés-attentif aux publications historiques, demandait aussi que la grande histoire du règne de Charles VIII, suspendue par la mission de son père à Lille (voyez pages 1 62 et 1 67) et restée inachevée au décès de celui-ci, fût enfin terminée. Il s'en occupa diligemment, et en 1682 lui présenta le manuscrit, enrichi de divers mémoires et pièces curieuses, dont plusieurs recueillies dans les archives de la Chambre des Comp-
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les de Lille. Son projet était de le lui dédier, mais le iniiiislie étant mort sur ces entrefaites, il voulut transférei' cet hommage à M. Le Peletier de Souzi, frère du nouveau Contrôleur général et naguère Intendant en Flandre, auquel la famille avait des obligations J^a modestie de M. Le Peletier s'y refusa itérativement. L'ouvrage parut en 1684-, dédié au Roi. (Paris, impririe royale, in f".)
Moreri lui attribue encore :
I" — Abrégé des trois Etats; du Clergé, de la Noblesse, et du Tiers-Etat : Paris, 1088. in-12.
2" — Une édition de la satyre Ménippée, avec notes de Du Puy et de Duchat : Ratisbonne (Rouen), 171 1 , 3 vol. in-8.
3" — Remarques sur l'addition à 1" histoire du roi Louis XI, par Gabriel Naudé : Paris. 1712.
4" — Une nouvelle édition des traités concernant l'histoire de France, recueillis par Du Puy, augmentée de pièces curieuses relatives aux Templiers —
Enfin il concourut activement aux publications historiques que son fièro Jean faisait imprimer à Bruxelles, et dont je parlerai à l'article de celui-ci.
Peu après la mort de Louis XIV, et lorsque l'Europe jouissait à peine du repos amené par la paix dUtrecht, déjà surgissaient à l'horizon politique de grosses questions touchant la succession future aux duchés de Parme, de Plaisance, de Guastalla,de Toscane, questions
qiiil était important de prévoir afin d'éviter de nouvelles occasions de guerre entre les ma,isons de Bourbon el d'Autriche. A la demande du Régent, Denys Godefroy dressa et remit à l'abbé Dubois négociateur delà triple alliance de 1717. plusieurs mémoires sur les rapports qui liaient ces duchés à l'Empire, et sur les droits éventuels de la reine d'Espagne femme de Philippe V, à l'héritage des Médicis.
La vaste collection formée par son père et son a'ieul, (aujourd'hui à la Bibliothèque de l'Institut) était demeurée entre ses mains. Il en prit un soin religieux, et l'accrut de nouveaux documents et de ses propres travaux. Le portefeuille n° 130 en contient plusieurs de sa main, relatifs aux finances de l'Etat. Le n° 136, un petit traité sur le domaine de la Couronne et le domaine personnel du Roi. Le n° lOi, des notes et commentaires en latin sur diverses parties du Droit. Le n" 27o,une corespondanceavec les savants Clerembault et Caille duFourny, ses collaborateurs dans la révision et réimpression de la grande histoire généalogique et chronologique de France, dite du Père Anselme, travail de haute érudition qui s'exécutait par les ordres et sous les yeux du Chancelier.
J'ai entre les mains la preuve qu il avait lu énormément et consigné le résultat de ses lectures. C'est un Alphabetica, sorte d'Encyclopédie en huit gros voluin-i", totalement de sa main, d'une écriture serrée et régulière.
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SA MORT" — 11 iiiourul :i Paris, ma du Cinielièrc Saint-Andrc-dcs-Ails, le G juillet 1719, un an après sa mère, à cùtô do laquelle il demanda d'être inhumé. H venait de la perdre lorsqu'il rédigea ses dernières volontés le 12 août 1718.
Après avoir fait profession de sa foi catholique, il laisse 200 livres aux pauvres de la paroisse, et 300 à ses domesti(iues.
Il institue légataire universel et exécuteur testamentaiie son frère Du Marchais, à charge des legs particuliers suivants :
8,2o0 livres à son frère d"Auinont en contrats de
rente ; 9,000 livres aux enfants de son frère de Villiers, et autant aux enfants de son frère d'Anctin, aussi en contrats de rente; deux contrats de 100 livres de rente chacun à sa sœur M'"^' de Bouju, et les arréa-. gcs dûs ; 600 livres de pension viagère à sa sœur Catherine- Charlotte et une valeur de 1 ,500 livres en argent ou meubles à son choix ;
Il termine par ce vœu adressé à son frère Du Marchais : « J'ay beaucoup, augmenté la bibliothèque de mon père pour la conserver à quelqu'un de notre nom. Sa mémoire et celle de nos ayeiil et bisayeul et grand oncle qui ont tant mérité du public, nous y engage. Si mon frère Du Marchais à les mêmes sentiments, il faut qu'il choisisse un sujet, et le mette en état d'en prohter. »
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Ce frère, qui aura son article plus loin, recueillil eu effet avec empressement la précieuse bibliothèque ; mais le vœu de sa conservation dans la famille ne put être satisfait. Soit que le fils unique de M. du Marchais ne partageât point les goûts traditionnels desGodefroy, soit qu'il y eût divergence de vues entre les cointéressés, elle fut mise en vente en 1746, acquise par M. Moriau, et léguée par lui à la ville de Paris, comme je lai rapporté, page 123.
Denys Godefroy et Geneviève Des Jardins eurent en 1Go4 un second fils, appelé encore Dentjs, s"" de Villicrs. 11 était né avec d'assez heureuses dispositions, avait de l'esprit et de rintelligence, et fit avec succès ses premières études. Mais un caractère léger, dissipé, inconstant, donna le démenti à ces bons commencements. A seize ans il ne travaillait plus, et ne tenant compte des graves antécédents de sa famille, parlait de se faire secrétaire d'une personne de qualité ou commis d'un financier; « ce qui, observe le prieur, « n'est ni digne de lui, ni sans péril pour la cons- « cience. » Knfin lise décida pour le service militaire, porta le mousquet durant seize mois dans la compagnie de Rombois au régiment de Navarre infanterie, devint lieutenant le 25 janvier 1673, et alla tenir garnison à Gravelines.il y montra du zèle et de l'entente, et lit honneur aux recommandations qu'il avait obtenues de M. le Peletier de Souzy, Intendant de Flandre. Le témoignage de ses chefs atteste qu'il était bon officier. Non content de remplir ses devoirs ordinaires, il coo-
p('ra aux lrav;iii\ (1(^ fortification de la place, et mérita (le ce chef une gratificatipn de deux cents livres allouée par T.ouYois.Le 30 janvier 167iS, il était breveté capitaine, par préférence à trente autres lieutenants. A dater de ce moment sa correspondance est pleine des embarras que lui créent le recrutement et le maintien do sa compagnie. Ce recrutement était l'affaire des capitaines. C^Haità qui atteindrait mieux le complet, à qui aurait les hommes les mieux tournés et les mieux équipés. On battait pour cela et la campagne et le pavé des villes. De ces recrues, parmi lesquelles des raccolés par surprise, des gens d'aventure, de jeunes débauchés, plusieurs désertaient, plusieurs faisaient de mauvais soldats; et le capitaine en était plus ou moins responsable. Il lui fallait entretenir des sergents raccoleurs, payer des primes, faire pour lasulisistance provisoire et l'habillement des avances que le Trésor remboursait lentement et mal. De Yilliers, peu en fonds, homme de plaisir, médiocrement rangé, avait là une intarissable source d'ennuis, de soucis et de doléances.
En garnison à Aire pendant trois ans, il y fut plusieurs fois malade, et en accusa l'air humide et malsain des entours de la ville. A la fin de 1G78, après la paix de Nimégue, beaucoup de réformes furent prononcées dans l'armée; elles l'atteignirent indirectement. On refondit trois compagnies en une de cent hommes. Incorporé avec son grade dans celle de M. de Lavnnrc-dAigne. commandant du batnillon. il fut
destiné à la garnison du Cliâteau-Trompclto. Réduit à vingt écus par mois, traversant la France par un temps aiïreux , allant occuper une résidence trés-chére, toujours manquant d'argent, il était déjà dégoûté du service qu'il trouvait devenu misérable, ruineux, et pour lui sans avenir. Le prieur était d'avis qu'il le quittât.
« C'est, écrivait-il au père, une profession et dan- « gereuse pour le salut, et misérable pour un établis- « sèment dans le monde. Comme le jeune homme est <i bien fait de sa personne, a de l'esprit et du génie « pour l'emploi auquel vous le destinez,, il réussira « selon toute apparence. »
Cet emploi, c'était In Direction de la Chambre des Comptes de Lille dont on aurait sollicité pour lui la survivance. Il s'y était exercé passagèrement durant quelques séjours à Lille. Car il en goûtait la pensée, qui toutefois ne se réalisa point; et j'estime que le bon prieur avait tort de l'appuyer : l'humeur changeante et dissipée de notre officier se serait difficilement accommodée de fonctions si sérieuses et si sédentaires.
La garnison du Château-Trompette le retint deux ans, pendant lesquels il put toutefois aller visiter son oncle le chanoine de Montpeznt. qui lui montra toujours beaucoup do bir-nveillance. et lo iT-mit quelquefois en fonds.
Esl-co aux contrariétés du métier, h l'ennui de sa bourse vide, qu'il faut attribuer riuimeur chagrine dictant ces lignes sur les Bordelais?
n Ce sont ici les plus pervers gens du monde, les plus mutins, séditieux et insolcns, qui ayent jamais esté. Le Roy n'a pas de plus grands ennemis qu'eux. Ils m'ont le lendemain de Pâques assassiné un de mes meilleurs soldats tué roide sur le carreau, sans qu'on en puisse avoir de justice. J'ai fait informer tout ce qu'on peut; point de nouvelles. Quelque serment qu'on fasse faire aux témoins de dire la vérité, l'un dit blanc, l'autre verd, l'autre gris : pas un ne s'accorde, qu'cà cacher le nom des assassins. Il nous faut tenir sur nos gardes plus que nous ne ferions aux portes de Mons en pays ennemi. » (10 avril IG79).
Au commencement de 1C81 il passa de la garnison du Château-Trompette à celle de Perpignan, et en 1 C83, ;i colle bien maussade de Villefranche en Confient. L'année suivante il fit la campagne de Catalogne sous le maréchal de Bellefonds. Pendant tout ce temps, il harcelait sa famille de ses projets inquiets, de doléances et de reproches, se plaignant de n'être point aidé, formulant des prétentions irréalisables surtout depuis la mort du père en 1G81. Il mit bientôt le comble à Tonnui qu'il donnait aux siens en contractant une alliance déplacée. La mère fut outrée, les frères et sreurs navrés.
11 écrivait en octobre ICSt « avoir trouvé une fille « aimable, de médiocre condition, riche de 10,00011-
« vres. » Cette fille aimable, fille d'un marchand de Yillefranche, ne savait pas signer son nom. Le mariage eut lieu à Villefranche, le 28 janvier IGSo.
Chargé de femme, et bientôt d'enfants, il n'en devint que plus besogneux, plus chagrin, plus occupé de plans chimériques, plus tourmentant pour sa famille. Son frère aîné lui répondait le 30 avril l68o :
« Vous nous fatiguez de propositions impossibles Où voulez-vous que l'on prenne 2,000 écus?Les appointements de la commission de Lille sont diminués de prés de 3,000 livres; il en est du seize mois. Le bien de la maison est si modique que l'on n'en doit point faire d'état. Ma mère consomme plus de 800 livres au delà par ses reprises, douaire, et conventions. Il faut qu'elle pourvoie à six autres enfansqui n'ont pas mérité d'être privés de son bien... »
Il demeura auservice. Je le vois en 1C90 en garnison à Fribourg, puis dans le fort des îles du Rhin à Strasbourg, séjour très-humide, puis en 1693 à Bitche. En 1697 il était revenu au fort de Strasbourg, et s'y trouvait encore en 1701, ayant vainement cherché un commissariat d'artillerie, un chétif poste dans l'étatmajor des places, un emploi de trésorier.
Aux environs de Yillefranche existait un lot de propriétés pouvant valoir 400 livres de revenu, confisquées vers 1673 au profit du Roi sur un nommé Pasqualpour crime de conspiration. La marquise de Montferretàqui le Roi les avait concédées étant morte sansenfant en 1693. de Villiers sollicita de lui être
substitué, et je crois qu'il l'obtint. Les idées du temps y répugnaient moins qu'aujourd'iiui. Je ne trouve plus trace de lui dans mes documents après ITOG : je sais seulement qu'en 1712 il fit un testament en faveur de sa femme, Catherine Flori, et qu'il mourut à Corneilla avant 171 G.
Elle lui survécut, lui ayant donné sept enfants qui vont être rappelés.
1. Dcnys, né en 168G. Son père le fit tonsurer à l'âge de sept ans, espérant obtenir en sa faveur la résignation du mince prieuré de Sainte-Croix de Séez. Mais il mourut avant ses classes terminées.
2. Léon-Michel, étudiait en 1701 chez les Jésuites de Strasbourg sous les yeux de son père, et manifestait d'heureuses dispositions. Il prit du service en Espagne à l'âge de vingt ans, fut officier dans les gardes Wallones, passa en Sicile, s'y maria et y mourut en 1719, ainsi que son enfant. Son décès ne put être constaté régulièrement.
3. Mnrc-Antoinp-Thèodoro-Jean, né à Villefranche le 9 octobre 1G9L fut lieutenant au régiment de Navarre, et le 18 avril 171 G épousa Marie-Thérèse Plet, fille d'un entrepreneur des fortifications de Villefranche, dotée de onze cents livres. Il était décédé avant l7oG. laissant un fils et trois filles.
Le fils, Etienne- Achille, né le 9 octobre 1719, volontaire au régiment de la marine en 17iO, y devint souslieutenant en 1744, lieutenant en 174."), capitaine en 17">'>, Il fit In guerre de sept ans. Vw certifient délivré
au corps constate son honorable carrière militaire, et déclare que les infirmités contractées sous les drapeaux l'obligèrent à prendre sa retraite en juin 17G3, quatre mois après avoir reçu la croix de saint Louis. Admis aux Invalides, il y fut nommé commandant de bataillon, puis alla habiter Yillefranche, demeurant avec son grade attaché à la suite de la place de Perpignan.
J'ai de lui un certain nombre de lettres, écrites du régiment en 1745, 1748, 1755, 1738,1759, adrressées à mon grand-père, chez lequel il reçut plus d'une fois riiospitalité. Elles ne brillent ni par le style, ni par l'orthographe, et apprennent peu de chose. Il y expose fréquemment son dénuement. Plusieurs membres de la famille venaient à son aide, notamment mon grandpère, qui par moments semble fatigué de ce besogneux cousin. Une série de quittances, de 17G7 à 1787, m'instruit que mon père et M"'° Des Garets ma tante, lui servaient une petite pension annuelle.
Il n'avait pas moins de 53 ans, quand le 9 septembre 1777, à Prades, il épousa Thérèse Calvet, âgée de 33 ans, fille de François Calvet, ancien aidemajor de la milice bourgeoise de Yillefranche. L'absence de fortune de part et d'autre fit qu'on ne dressa point de contrat de mariage.
De cette union naquit, 1^25 juillet 1778, une fille, Marie-Thérèse-Anne-Jacqueline-Josephe, qui n'avait en perspective qu'une bien mince condition. M. Denys Godefroy du Marchais; officier dans les cent-
suisses de la garde du Roi, qui habitait Paris, jouissait d'une l)elle aisance et n'avait point d'enfant, prit intérêt à cotte parente, et voulut l'élever pour la faire entrer à Saint-Cyr. Il mourut avant d'avoir pu remplir cette intention; mais sa veuve s'en acquitta religieusement, et écrivit on lloussillon pour réclamer l'enfant qui, expédiée par la messagerie de Toulouse à Paris on huit jours, lui fut remise le 11 juin 1785, ne parlant guoros que le Catalan. Flic dirigea heureusement l'éducation de la jeune pupille, la dota, et en germinal an II, lui fit épouser M. Helyotte, commissaire des guerres, dont la famille avait appartenu au parlement de Dijon. M""^' Helyotte est morte dans cette ville, âgée et fort considérée, le 21 décembre ISol.
Etiennc-Achillc-Godefroy de Villiers finit ses jours à Villefranche le 24- juillet 1780. Sa femme lui survécut; combien de temps ? Je l'ignore.
i. Achille-Etionnc naquit le 13 novembre 1G02. Sa mère le fit son héritier. H habitait Cornoilla, et eut sa maison brûlée avec les papiers de famille. Sa femme, Mnrianne Housse, lui donna deux fils et trois filles. Le second des fils, Louis, mourut sans enfant. Des trois filles, Marianne, Marie-Rose, Geneviève, je connais seulement les noms. Le fils aîné, Pierre-Josoph-Etienno, né le 3 août 1729, épousa, le 8 janvier 1757, à Prades, Josephe Escriba.
J'ai lieu do croire que leur fils fut ecclésiastique.