‹ Les savants GodefroyChapitre 4 sur 36 · lAc.giEs (,(Hji:i lio · texte numérisé non relu

lAc.giEs (,(Hji:i lio

Jacquci (judt'lïûv , alors Syndic, y lui envoyé avec le Conseiller Pictet pour cette négociation, dontila rédigé un récit détaillé. Elle demandait beaucoup de ménagements et de prudence, si bien qu'on jugea à propos d'en voiler l'objet sous le prétexte d'un diiïérend de quelque importance à régler enti'e deux notables Bernois et la ville de Genève. En effet, nos deux députés, rendus à Baden, y rencontrèrent des obstacles auxquels les antécédents et les renseignements recueillis ne les avaient point préparés. Les représentants des cantons protestants leur firent un accueil sympathi- (|ue, mais se montrérentpeuenclins à une entente avec ceux des cantons catboliques, étant en méliance de ceux-ci, et furent les premiers à conseiller un atermoiement. On savait lambassadeur de France, M. de Caumartin. mal disp(jsé. Il ne le prouva que Uo[) en parlant aux députés avec dureté et violence : il les accusa de dissimulation à son égard et de pratiques tortueuses, lenrsignilia(iu ils l auraient pour adversaire à Baden et à Paris, et se déclara hostile à l'admission de Constance, les catholiques en Suisse acceptant, disait-il, l'influence de l'Espagne préférablement à celle de la France. Son langage amer jusqu'à la menace, fut peu digne d'un ambassadeur, et semble avoir été iliclé |>ar une mesipiine susceptibilité personnelle. Il se blessait de ce que lallaire n'eût pas été conhée à son patronage exclusif, et de ce que les députés ne fussent pas venus l'en entretenir, avant tout autre, à sa résidence de Soleure. Ils eurent beau l'assuier qu'ils

.lACyiKS (iODEI'llOV 79

îivaiont passé pur Soleure et ne l'y avaient plus trouvé, protester de la droiture de leui's intentions et du prix (|ue Genève attachait à la protection française, invoquer le souvenii' de l'airection ([uc leur témoignait son père, ambassadeur avant lui. S'il prit un ton plus radouci dans une seconde visite qu'ils eurent le courage de lui faire, il leur laissa juger (ju'ils trouveraient en lui un obstacle à i)eu près insurmontable. Aussi prirent-ils le sage parti de revenir auprès de leur commettants, et l'affaire en demeura là.

Cette même année surgit une autre affaire qui pouvait mettre Genève encore en conflit avec la France, et sur laquelle je m'étendrai, non que l'objet immédiat fût considérable, mais parce (|u elle était susceptible de graves conséquences.

Le 10 juillet UiVI , un sieur Diqiiau, se disant piieiii' de Saint-Jean hors Genève . et , en cette qualité, srifpicar Iciiiporch'l spiriliicl du hoitr;/ de S(il)tl-(î('rr(iis (lu l)fiill(i(j(' cl haroiiic de (lex, soucertùnclè du lioij. imagina d'assigner TEtat de Genève au parlement de de Dijon pour revendi(pier la seigneurie et juridiction dmlit Ijourg. Or. Sainl-Gervais est un faubourg de Genève, compris dans l'enceinte de ses nuirs

La [xn'sonne de Dupiaii ne jouissait pas de grande considération, et le premier mouvement fut <le mépri- M'r la procèdui'e connue absurde. On se coiileiila d'en aviser l'andjassadeur de France, M. de Caumaitin: malgré les dispositions [)en amicales qu'il avait manifestées récemment à Baden. il écrivit au [)remier pré-

80 JACI.UKS (.(H)E1 l'.OY

sidenl pour le dissuader de prêter 1 oreillL' à celle agressiou.

Mais au mois de mai suivant l'on apprit (pie Dupiau continuait ses poursuites, prenait hautement la ipialité de seigneur du Ijourg Saint-Gervais. publiait un libelle injurieux, et que le Parlement inclinait à se laisser saisir. Jacques Godefroy fut dépêché à Dijon, et obtint du premier président un sursis jusqu'à ce que la volonté du roi fût connue. En même temps des lettres étaient expédiées aux cantons alliés, au cardinal d«' Richelieu et au loi, qui le 17 juin déclara évoquer l'affaire à sonGonseil. assurant dailleui s les Genevois de sa bienveillance.

Kn janvier lOiU, Dupiau reparut avec une assignation [>ar devant le C-onseil du roi. l.a chose devenait sérieuse, l.a souveraineté de l'État de Genève était mise en jeu. ]misf[u on lattrayait deveis un tribunal étranger, en supposant sujette à la suzeraineté loyale une portion même de la ville. Gelait annuler l'indépendance de l'État dont Saint-Gervais lui pai-tie intégrante dès le commencement, et ouvrir la [»()rle à des ieimixtions du puissant voisin, qui aisément dégénéreraient en absorption.

Cette (piestion d'e\isl<'iice fut remise aux soins de Jacques (iodelVoy seid. Ou lit dans le legislre à la date du IG janvier :

« A esté député pai- la i)lus grande voix à loreille « du seciétaire. noble Jacipies Godehoy pour se [)ré- « senter au Rny sur le snbject de lairaiie DM[>iau. et

.lACIJlKS (iODF.FliOY 81

'( ordonné qu'il parte pour lo plus lard dans hui « jours; ((u'oii lui tienne ses instructions et dépesclics « prêtes. »

Il s'am-la l(i :{ lévrier à Lyon, et y vil l'Intendant, M. de ("-hunipigny, (pii l'entretint trés-longteuips, le reconduisit jns(pr;i sa porte, et le renvoya dans son carosse.

Le 12 lévrier il arrivait à Paris en un moment assez peu opportun, Louis XIII étant déjà aux prises avec la maladie dont il mourut onze semaines plus tard. Aussi ne put-il parvenir jus((u"à lui.

Il conduisit sa négociation avec succès , mais à travers bien des diflicultés et des lenteurs, sans cesse clievaucliant sur la route de Paris à Saint-Germain où était la Cour, à la poursuite des dinërents ministres, le cardinal Mazarin, le chancelier Seguier, MM. de Chavigny, des Noyers, de Brienne, puis des sous-ordres. On le remettait, on le renvoyait de l'un à l'autre. 11 ne manquait point d'appuis; les maréchaux de Chatillon et de la Force le secondaient de leur mieux, M. Meliand, ancien ambassadem* en Suisse et procureur général, l'assurait de tous ses bons oOices ; mais en présence d'un prochain changement de règne, tout était à la préoccupation et à rincertitude. Il lut témoin des dispositions piises pour la régence, les- (|uelles ne déléguaient à Anne d'Autriche qu'une autorité restreinte et bridée, de lahn de Louis XIII, de l'annulation du testament royal, des premiers moments de la régence, des intrigues et des mutations dans le

82 JACQUES GODEFUOY

personnel gouvernant. Maintes fois, après avoir fourni de longues explications et obtenu une promesse, il ne savait si celui qui la faisait serait encore là le lendemain pour la tenir.

Le dossier de cette négociation existe aux archives de Genève ; il contient vingt-sept dépêches toutes de sa main, du 23 février au commencement de juillet. Un compte-rendu détaillé est consigné au registre du Conseil, sous la date du 31 juillet.

Il n'eut pas grande peine à avoir raison de Dupiau que les ministres eux-mêmes traitaient de fou. Mais le cabinet, tout en ne songeant point à mettre alors la main sur Saint-Gervais, caressait Tarrière pensée de se ménager un moyen d'intervention dans les affaires intérieures de la petite République. On parlait volontiers de sujets de plainte fournis au roi : on réclamait un mémoire ; on exprimait bien l'intention d'enjoindre à Dupiau de laisser Là son procès ; le roi interdirait même indéfiniment toute procédure, mais en réservant la question à sa connaissance personnelle. Une porte restait ainsi entrouverte. Godefroy démêlait le piège. 11 niait la réalité des sujets de plainte ; il disait n'avoir point à présenter de mémoire ; discuter devant le conseil royal les prétentions de Dupiau serait reconnaître une juiidiction que celui-ci invoquait à tort; que Genève était un Etat souverain reconnu tel depuis un siècle par les traités ; à quoi avait grandement contribué l intervention de la France. La stricte justice, le droit des gens, voulaient donc que

JACyiiKS (iODLFUOY 83

le roi, sans arrière pensée, imposât simplement et pour toujours silence à Dupiau, comme à tout autre son sujet sur pareille matière.

Le bureau des affaires étrangères n'agréait point ce système. Après divers pourparlers et remises, des lettres furent expédiées le 30 mai. Godefroy en demanda communication préalable. On refusa, on alla jusqu'à dire, fort peu courtoisement, u qu'on doit prendre « de la main du roi tout ce qu'il donne, surtout à « une petite République. » 11 répondit avec dignité qu'il ne sollicitait point une libéralité, mais la justice due à un Etat souverain et allié fidèle ; que revêtu du caractère d'agent diplomatique de cet Etat, il se devait de maintenir ce caractère et de suivre ses instructions sans s'exposer à un désaveu de ses commettants qui ne l'avaient point chargé d'un compromis, mais de faire appel au droit des gens. Il sut garder ce terrain solide. Les lettres furent communiquées, deux fois reprises à correction, et enfin, vers Là mi-juin, rédigées dans le sens sur lequel il insistait. L'intervention d'un ami intime, bon catholique, (pfil ne nomme point, parait lui avoir été fort utile ^ Il ne négligea point non plus les encouragements à (juelques commis.

Cet heureux résultat, laborieusement obtenu, fut d'ailleurs accompagné de circonstances agréables et

• Etait-ce son Crrrc Tlii'o(]or(> , tris-cniplovô aux affaires étningiTos, (lue la prudcncx' l'cmitOclie pcul-ètiv de désigner |)lus claii'ciiicnt?

84 JACQUES (.()l)t:i-llO\

llalteuses. Le prince de Condé, le duc d'Orléans, le duc de Longueville . lui témoignèrent beaucoup de considération : le premier exigea qu'il se couvrit en sa présence. Les nouveaux ministres, MM.de Brienne. d'Avaux, de Bailleul, l'évêque de BeauvaiS; se montèrent pleins de courtoisie. L'évêque, dans le salon duquel se pressaient plus de cinquante personnes, le fit asseoir prés de lui et le recondusit jusqu'à la porte de sa maison. M. d'Avaux. le célèbre négociateur de la paix de Munster, voulut l'avoir à diner, Tentretint deux heures durant, et lui promit de protéger au congrès les intérêts de Genève.

Le 30 mai, la régente et le nouveau roi, Louis XIV, Tavaienl reçu en audience solennelle. Il y prononça une longue harangue d'un style assez ampoulé qui était le style en vogue alors. J'en détache réchanlillon suivant ^ :

« Sire, comme de tout temps la Kèpublique de Gc- « néve a fait instantes prières et humbles requêtes « au Roy des Roys. en la main duquel sont les cœurs « des Uoys de la terre, pour la conservation de la « sacrée personne des Roys prédécesseurs de Vostre « Majesté et prospérité de leur couronne, et aussi les « continuera-t-elle de tout son cœur, comme elle fait « maintenant par ma bouche pour celle du Vostre « Majesté; à ce qu'il lui plaise camper l'armée de ses

1 On la trouve en entier dans lliistoire dv Genève par Picot, tome II, page 438.

JACQURS GODEFROY 80

« Saints Anges autour de sa sacrée personne, le garder « comme la prunelle de son œil, le faire croître en « âge comme aussi en toutes vertus chrétiennes, hô- « roïques, et vraiment royales. Sire, Vostre Majesté « succède en l'auguste nom de Louis à treize de ses « prédécesseurs qui l'ont porté , dont quatre ont « porté les glorieux surnoms de Débonnaire, de Saint, « de Père du peuple et de Juste : vertus, sire, que « vostre maintien royal et cette majestueuse douceur « nous assurent qu'Elle possédera tout entières; « vertus, sire, qui feront en vostre main le bouquet « vraiment royal; vertus qui lui acquerront quelque « jour comme je l'ose pronostiquer, le véritable nom « d'Auguste; vertus, sire, qui comme quatre roues '( élèveront vostre gloire par toute la terre comme « sur un char triomphal que la République de « Genève accompagnera de ses acclamations et « réjouissances... »

Le petit roi qui devait être plus tard si solennel, si olympien, et humer bien d'autres encens, ne pouvait encore, à ciuff ans, se délecter de tant de rhétorique. Aussi raconte-t-on qu'il badinait des pieds. Sa mère le rappela à un maintien plus royal , elle imposa silence en même temps à quelques causeurs indiscrets, et répondit bénignement en assurant la République d'une sincère bienveillance.

On comprendra que l'orateur se conformait au goût du jour en se lançant dans cette emphase espagnole, si l'on veut prendre la peine de relire telles

8 G JACQUES GOOEFROY

harangues parlementaires, ou bien encore la pompeuse ôpître dédicatoire placée en 1G39 par le grand Corneille, au devant de sa tragédie de Cinna, et adressée au financier de Montauron. Celui-ci y est comparé ni plus ni moins qu'à l'empereur Auguste.

Le 4 juillet il avait eu une nouvelle audience pour prendre congé, et témoignait de son impatient désir de rentrer à Genève. A vingt jours de là, le Conseil entendait de sa bouche le récit de son ambassade, et lui en exprimait une entière satisfaction. On attachait effectivement une grande importance à ce succès, même du dehors, comme le montrèrent deux lettres adressées aux Syndics le mois suivant. Elles venaient de Leyde et de la Haye, et étaient signées des célèbres docteurs Spanheim et Rivet ; ce dernier, secrétaire du prince dOrange. Aussi transcrirai-je , d'après le registre, le paragraphe suivant, daté du 24- juillet :

« Noble Jacques Godefroy seigneur Conseiller, « ci-devant député vers le Roy pour les affaires « concernant Dupiau, étant de retour de son voyage, « et fait rapport de sa négociation ; et en premier lieu' « a représenté que nonobstant son indisposition il a « désiré se porter au Conseil pour avoir le bien de « voir la face de Messieurs, louant Dieu de ce qu'il les « trouve tous en bonne santé, et puisque sa députa-

« tion a pour un affaire fort important à l'Estat

« dont il a rapporté par la grâce de Dieu une expè- « dition très-favorable, il a estimé estre à propos « de présenter à Messeigneurs les lettres du Roy, de

JACQUES KODKFHOV 87

« la Hoyno , do Monsieur, frùro du Roy et autres (i seigneurs et niinislros de la Cour à eux adressées ; « afin que s'il eschct de faire quelques responces, ou « des rcmorci nions à ceux lesquels se sont employés « pour le l)ion do cet Kstat, cela puisse estro fait dans « le tems convenable. Lesquelles lettres voues, a esté « arresté (ju'on oscrive dos lettres de remercîment « au seigneur ambassadeur de Gaumartin, à Messieurs « des quatre cantons Evangéliques de Suisse en « général, à Messieurs de Berne et de Zurich en « particulier, et qu'on leur envoyé les copies des « lettres du Roy et de la Royne, comme aussi à « Messieurs les Estais généraux des provinces unies « des Pays-Bas, au seigneur leur ambassadeur à Paris, « au seigneur Rivet secrétaire du prince d'Orange, au « dit prince d'Orange, et au seigneur Spanhoim. »

Il y avait plus d'honneur que de profit à représenter Genève cà l'étranger; témoin cet autre extrait du registre :

« %') Janvier 1G43. Noble Jacques Godofroy, député u vers le Roy, à Paris, s'est présenté devant nos « soigneurs, requérant, attendu que la dospence qu'il « eschorra supporter on son voyage est incertaine, « et que combien que ci-devant on aye ordonné aux « précédents députez quatre escus par jour, il ne croit « pas que lesdits quatre escus soyent suflisans pour « toute sa dospence, attendu la cherté des vivres et la « grande desponce dos chevaux : par ce requiert que « sa despence luy soit allouée telle qu'il l'articulera

88 JACOIES GODEFROY

« et affermera par serment. Sur quoy arresté que le « dict noble Godefroy se debvra contenter des quatre (i escus accordez aux précédens députez, et s'il achepte « des chevaux, qu'on l'indemnisera à son retour du « prix de son achapt. «

Le reste de sa carrière s'accomplit ;i Genève : jusqu'à la fin il consacra ses soins à la chose publique. Lorsqu il mourut le 23 juin 1652 dans l'exercice des fonctions de Gonseiller, il avait parmi ses attributions la direction des écoles et de l'artillerie, la surveillance de la médecine, chirurgie et pharmacie, l'inspection des taxes et la visite des biens immeubles : elles furent réparties entre trois de ses collègues.

s.v MORT. — Une fluxion de poitrine survenue à la suite d'une fièvre lente l'enleva en l'âge de soixantecinq ans. Sa santé était dès longtemps chancelante; il s'en plaignait fréquemment. Il fit une maladie en 1628; en 1633 on l'envoyait aux eaux de Vic-le-Comte en Auvergne ; ce qui ferait supposer une disposition au mal de la pierre. Je ne doute point que le travail excessif et sans doute aussi les chagrins domestiques n'aient altéré son tempérament. Si faible de constitution, il dut être doué de bien d'énergie pour tant écrire, tant enseigner, tant agir.

Sa mort causa une sensation douloureuse et laissa un vide à Genève. On regrettait le citoyen dévoué, le magistrat intègre et appliqué, le serviteur infatigable de la patrie. On regrettait aussi l'homme de bien.

JACQUES CODEFimY 89

généralement eslinié et aimé. Obligeant, fie relations douces et sûres, il était exempt d'acreté dans la polémique (mérite rare en ce temps), et comptait, quoique protestant zélé, des amis parmi les catholiques tels que Cliiniet, Peiresc, de Thou, Seguier. On cite qu'Ktieune Lcclerc ayant amèrement critiqué son édition de Pliilostorge, 11 s'en vengea en lui procurant une chaire de belles-lettres. Une tendre alTection l'unissait à son frère Théodore, nonobstant la diflérence de croyance : il en a consigné l'expression touchante dans la dédicace adressée à ce frère en tète du volume intitulé : J/icnhi (inthofrcdi dissorUitiones (luinqiœ novilcr cdild' in-'i'\ IG'i-5. Lorsque celui-ci devint prématurément veuf avec six enfants en bas âge, Jacques demanda avec empressement qu'on lui en envoyât un.

Il mourut en chrétien, entouré d'amis et de collègues désolés <|u"il s'efforçait de consoler, et c'est dans l'humble attitude dune fervente prière, à genoux, les mains et les yeux levés vers le ciel, cju'il exhala son dernier soupir.

Le conseil délibéra qu'il serait inhumé au cloître de rKglise jirincipale, dite de Saint-Pierre, lieu destiné à la sépulture des personnes de distinction: mais refusa d y placer Tépitafthe latine (pie le déliint s'était composèi'. et dont voici le texte et la traduction :

Page 1