lACQl'ES (lODBFHOY
JACOBI GOTHOFREDI
JC Y COS 1
Quinto supra LX totatis anno di-functi
exuvia:' Iiic jaccnt ;
VI na (lue jacent
qua<
patria^, EcclesiîB, orhi liiterato
proxiiiie destinaljat
compliiria ;
a vulgi erroribus
alj offuciis non nullorum
a pro-postcra dcmum quorumdam
ambitione
vimlicata.
Dolenda Jactura,
Scd non idco lugendus ipsc
qui
csclesti patrùe rcdditus,
cœlitum alljo adscriptiis,
Dei opt. Max. adspectu
propria nunc fclicitate fruitur ;
quani
tôt inter animi nifrrorcs, corporis
languores, studioi'nm labores,
negotloriim molom,
spci plcnus, fldci ccrtus, Cl)risti
cbaritatc circumamictus,
Animo scm|)er prœcejjit viviis,
Viviis et ipse sibi H, T. P.
1 L'> chiffre Romain V c justitiic une erreur duc prol)ablement à un copiste, car Jacques Godcfroy n'exerça que (|uatre fois le Syndicat. Dans l'éloge composé par le recteur*Mestrezdt, dont je parlerai tout à l'heure, on lit : coiisulatum qtiatcr gcssit,
JACQUES (i()l)KFlU)Y Ul
Ici sont ensevelis les restes mortels de
J;ic(|ues (^jûilelVoy
jurisconsulte, cinq fois Syndic,
décédé en l'àf^e <le soixante-cinq ans,
et cavec onx de nomloreux travaux
qu'il destinait |)rocliaineineat
à la patrie, à l'Ei^lise, au monde lettré,
en déi)it des erreurs du vulgaire,
des déguisements de ceux-ci,
de l'ambition déplacée de ceux-là.
Plaignez cette perte,
mais ne li' plaignez point, lui,
qui,
rendu à la patrie céleste
et inscrit au livre des habitants des cieux,
Jouit de la vue du Dieu très-bon et très-grand,
et ])0ssède maintenant la félicité
H laquelle
[)lein d'es[)éraacc, assuré dans la foi,
revêtu du manteau de la cliarité du Christ,
il a toujours as])iré durant sa vie,
parmi tant de chagrins, de maladies,
de labeurs studieux, de charges d'affaires.
Vivant, il s'est préparé cette inscription.
Il y a dans laprcmiùro partie do l'épitaphfi une allusion mélancolique dont je n'ai pas la clef, et qui semble indiquer que les travaux préparés parle défunt ne satisfaisaient pas tout le monde. Est-ce dans une simple pensée d'apaisement, on influencé par les adversaires indirectement désignés, que le Conseil a prononcé son refus? La chose reste une énigme; aucun motif n'est consigné au registre.
J.c 24 juin, à cinq heures, eurent lieu les obsèques,
précédées d'un éloge funèbre composé par le recteur de l'cacadémie, Philippe Mestrezat. Il y célèbre en termes pompeux les grandes qualités, les rares talents, la vaste instruction du citoyen, du magistrat, du diplomate, du savant, rappelle la noblesse et les illustres alliances de sa famille, exalte le mérite de son père Deiiys et de son fière Théodore.
Ce tril)ut élogieux n'était point un tribut de circonstance, mais bien l'écho de la voix publique : aussi le trouve-t-on confirmé non-seulement par les contemporains, mais plus tard par les éditeurs de ses œuvres, et par tous les historiens de Genève.
Le cloître Saint-Pierre n'existe plus : il fut détruit pendant la révolution, et remplacé par des constructions nouvelles.
Le lendemain des obsèques le conseil reçut des mains du notaire Jouvenon et homologua le testament olographe du défunt, rédigé le 2 mai IGol. Après quelques phrases témoignant de sa piété envers Dieu et de sa confiance aux mérites de Jésus-Christ, il institue héritiers, par tête et également, sa sœur Renée, son neveu Denys, fils de Théodore l'hisloriographe, et les cinq enfants de sa sœur Michée.
Voici les legs particuliers :
A sa nièce mademoiselle Hoser, fille de Michée, une maison et jardin au faubourg de Plain-palais.
A son filleul et petit-neveu, Jacques Hoser, une somme do mille florins.
A riuq'iitnl général, trois cents florins: antant au
JACQUES (lOUEFllOY WA
collège, autant à la Ijourso allemande, autant à la bourse Irannaise.
A ses amis Isaac Gallatin et Ksaïe Colladon, chacun trois livres de sa bibliothèque au choix ; ce dernier cahrgè de publier son oiiviage sur les Règles du Droif.
Le conseil ordonna la mise en réserve des manuscrits du testateur, ceux qui concernent le public devant être rapportés en la chambre des comptes, c'est-à-dire sans doute ceux relatifs à ses fonctions officielles.
Le testament n'apprend point en quoi consistait sa succession. 11 avait fait vendre, en 1632, son quart des quelques rentes possédées par ses père et mère : il possédait la maison où il mourut, maison jadis la propriété du secrétaire de Calvin, maintenant de la famille Tremblay. C'est le n" 109 de la rue des Chanoines; comme elle a été reconstruite, on n'en saurait apprécier la valeur en ce temps-là. Les papiers qui me sont passés sous les yeux ne mentionnent plus que la maison et le jardin de Plaiu-palais, pris bient<H pour les forlilications, son mobilier et sa bibliothèque vendus 4,;n;j llorins, dont le catalogue est en mes mains. Il indique 'l,8.')8 volumes imprimés, et des paquets de pièces historiques. La plupart des ouvrages sont en latin. Un tiers des articles est consacré à la jurisprudence ; le reste se partage entre les matières théologiques et de controverse, l'histoire, la littérature ancienne : rien pour la littérature moderne, ni pour les œuvres légères et fiivoles. (^'est la collection d'un esprit sérieux, d'un profond érudit. Il y avait en outre
d'assez nombreux manuscrits sur les mêmes matières, non désignés comme anciens : enfin. 1 de son père, et 44 de lui même.
Le prix de 4,373 florins me semble bien minime; car le florin genevois valait moins d'une demi-livre tournois, peut-être pas le quart. La vente en fut opérée précipitamment, sur poursuite de créanciers; elle laissa de vifs regrets à Denys Godefroy Ihistoriographe; son oncle l'avait flatté de l'espoir d'en être un jour le légataire. Les poursuites furent si âpres que M"*" Haller écrit en 16C7 : « On nous a arraché jusqu'au « bâton sur lequel notre oncle s'appuyait dans sa « dernière maladie. »
Il parait que Jacques Godefroy, absorbé par l'étude et par le soin de la chose publique, soignait peu ses propres affaires, et subsistait tant bien que mal de ses maigres émoluments et du produit de ses ouvrages. Un second mariage, dont je parlerai tout à l'heure, apporta le désordre dans son modeste ménage. Aussi laissa-t-il un héritage fort embarrassé. Ses neveux et nièces ne purent l'accepter que sous bénéfice d'inventaire et n'y recueillirent que des frais et des procès. L'un de ces procès, avec les héritiers de la seconde femme, fut terminé en l66o seulement, par une transaction : l'autre, avec les héritiers de la première, durait encore en 1676. De la correspondance volumineuse qui me reste à ce sujet, et dont j'ai dit un mot à l'article de M""' Haller de Haimhofl", je dois conclure qu'alors à Genève la justice était rendue avec lenteur
JxVCQUES CODEl'ROV 9o
et partialité contre les étrangers. Les correspondants sont l'auditeur et conseiller Grenus et son fils, l'avocat Gautier et son fils. Cet avocat est accusé d'y mettre très-peu de zèle et de bonne volonté, en dépit de ses protestations contraires; et le résultat donne toute vraisseniblance à l'accusation.
Ces litiges, déniesurènient prolongés, se rattachaient, comme on le voit, aux deux mariages contractés par Jac(iues Godefroy, qui ne lui procurèrent pas la joie de la paternité, mais en revanche plus d'un embarras, aucpiel le second ajouta d'amers chagrins.
SES DEUX MARIAGES. — Le 59 novembre 1018. il épousa Marie Graffard de Boreaii, dont le père siégeait au conseil des Deux cents. Elle avait deux sœurs : Marguerite, non mariée, qui demeura en bonne intelligence avec son beau-frère; Gabrielle, épouse d'isaac Caille; il dit quelque part n'avoir point à se louer de ses relations avec ceux-ci. Ce fut leur gendre, Ulric (bramer, (pii suscita, avec moins de bonne foi, ce me semble, (pie d'habileté, rinterminable procès qui durait encore en KhG.
A Marie (ji'aiïard de Boreau décédée en novembre 1638, succéda deux ans plus tard, Susannc de Croso, fille aussi d'un membre du conseil de Deux cents, et veuv(^ (lu sieur Jacques Rully dont elle avait un grand lils. Ce ne pouvait être qu'un mariage de raison : Godefroy avait alors cinquante-trois ans, et sa nouvelle moitié ne devait-ètre guère moins âgée, car
c«'sl ''11 l»>08 ({u't'lle avait épousé sou premier mari. Mes propres archives ne me renseignent point sur les motifs et conditions de ce choix; elles se taisent pareillement sur ses déplorables suites, mais les registres du petit Conseil sont moins discrets. Sils ne révèlent rien à rencontre de la cliasteté de cette Susanne (|uinquagénaire. ils jettent une fâcheuse huniiTc sur son liumeur acariâtre et violente. Dans la luihim !i> puliliiiie de Genève, resserrée en une si étroite enceinte, on viv;iit nécessairement sous les viiiN l'> uns des autres, i-t comme rn famille; la police lif 1 Etat descendait jusqu'au foyer domestique. Ceci explique comment lesdits registres nous initient aux misères de lintérieur matrimonial du respectable savant auquel sa femme, nouvelle Xantippe, procurait une ressemblance avec.Socrate. dont il se serait bien passé.
Le 18 décembre 1646, elle mettait en émoi toute la rue des Chanoines par le fracas des injures que. fenêtres ouvertes, elle faisait pleuvoir sur son mari. Le Conseil la manda, ladmonesta, lobligeade demander pardon à lolTensé, et lui intima de ue récidiver. Mais dès le mois suivant elle déguerpissait, et se logeait dans une maison à elle, tout en donnant carrière de plus belle à sa langue de vipère. Nouvelle admonestation, avec injonction de retourner près de son conjoint, « et de lui rendre lobéissance, le res- « pect et le devoir auxquels elle est obligée. »
Ni l'exhortation des m-'uistrats. ni la menace de 500
JACULtS (.UDtl'HOV 97
Hcus iraineiidu ne caliuaitnil celle- niégèie qui inème ne se faisait faute de déblatérer contre eux et contre les pasteurs. Mandée devant ceux-ci le ^0 janvier 1648, elle répond insolemment et avec jurons à leurs paternels ivertissemenls et à la menace de l'interdiction publi- (jue de la Sainte Cène. Elle avait i)0ur la quatrième lois quitté le domicile conjugal, et produisait deux libelles contre son époux (pii poussé à bout « par ses X diffames et désertions malicieuses et scandaleuses, « conclut à ce qu'elle lui déchue de ses conventions « matrimoniales, et condamnée à lui restituer les « bagues, joyiux, et toutes autres libéralités qu'elle « tenait de lui, etc. » Le Conseil y adhéra, (il lacérer les libelles, et signilia encore une fois à Xantippe de retourner chez Socrale. Celait, ce me semble, ne pas trop bien servir celui-ci. qui, excédé, dut demander le divorce.
Le 'J juin lOiH le Conseil la condamnait à la réparation, à la prison, à l'amende et aux dépens, et instituait une enquête à propos du divorce : mais quatre jours écoulés, il se relâchait sur la prison, et réduisait l'amende à oO écus.
\u Consistoire l'on ne fut point d avis du divoice « lequel doibt estre jugé par la parole de Dieu, et « non point par d'autres loix ou coustumes étrangéu res » mais il parut bon. « vu la giande aliénation « d'esjirits et extrême aigreur entre les mariés, do « tolérer la séparation de demeure pour éviter plus « grand scandale » en conservant l'espoir de mena-
MS JACQUES (;ODEFROY
g€r un lappiocliemeiil. ï.e Conseil lut encore moins facile que le Consistoire, et quoique séparation et (livoree fussent réclamés par les deuiv parties, il s'y refusa, tout en défendant à la femme « de continuer « eu ses médisances et injures, à peine de chastiment « et d'amende. »
Je doute que cela ait procuré une longue accalmir au malheureux époux. Voici encore au commencement de 1630, l'intraitable Susanne devant le Consistoire.Privée de la Cène à Genève, elle avait été la recevoii au village du petit Sacounex. Menacée d excommunicaticva, elle traite de haut en bas la vénérable assemblée. Citée au Conseil elle refuse itérativemenl de compantitre. Alors on la bannit de la ville avec iidiibition d'y l'entrer. « à peine de prison et d'amende <i arbitraire. » Larrèt lui est signifié ; elle ne s'en gène pas autrement, reste en ville, interjette appel, est déboutée, se montre publiquement au prêche en l'église principale.
Ce manège dura huit mois, avec le déchainemenl de langue accoutumé. Trop persévéramment bravé, le débonnaire Conseil finit par l'envoyer en prison, mais pour trois semaines seulement.
Les mêmes scènes se répètent en l(Jo1 : rentrées illicites en ville, réception publiipie de la Cène nonobstant l'interdiction fulminée, citations au Consistoire et au Conseil, réintégration momentanée dans la prison, torrents d'invectives contre le mari. Celui-ci s'adresse de rechef, le 8 décembre lOol « à nos sei-
JACQIES <;ODKFROY DU
« gaeurs, requéranl (juil leur plaise pour une der- « uière fois ralïraucliir de ceste laugueur et langue « elïrénée et serpentine. »
Sur ce elle est expulsée, et consignée aux portes toujours mal fermées pour elle ; carie lo juin lGo2, le Consistoire s'entretenait encore de ses équipées, de son audace à se représentera la Cène, etc. C'était une semaine avant If décès de rinfortuné mari, dont de telles tribulations abrégèrent certainement les jours, et qui, grâce à elles, lit uji purgatoire en ce monde, si le symbole calviniste in,' lui permettait pas lie croire à un purgatoire en l'autre.
Ces détails minutieux et quelque peu lastidieux m'ont paru l»ons à recueillir, parce qu'ils IVmrnissent un aperçu sur le régime intérieur do Cen(''ve à cette époque. Le gouvernement ne dédaignait pas de se mêler de la police des ménages; le clergé y citait les fidèles à sa barre, et pratiquait l'excommunication publi(iue pour faits privés, ni plus ni moins, et peutêtre un peu plus, que l'Eglise catholique tant incriminée là-dessus par ses adversaires.
TRAVAi'X. — H faut parler maintenant de ce qui a le plus contribué à recommander Jacques Godefroi à la postérité, de ses nombreux ouvrages. Ils sont rédigés presque tous en latin.
Les recenser est plus facile que les analyser. Cette analyse exigerait un travail étendu et profond. Humaniste et juriste comme son père, il était encore historien
100 JACQUES GODEFKUV
et théologien, correspondant sur des matières diverses avec une foule de savants contemporains. Les princil)au.K écrits qu'il a laissés sont consacrés à la jurisprudence. Digne continuateur de ce docte père, il élargit encore la voie que celui-ci avait ouverte. Denys s'était surtout occupé de la correction et de l'interprétation des textes, s'attachant à donner une direction pratique aux études sur le droit romain tel que l'avait coordonné Justinien. Jacques ne s'arrêta point là. mais voulut éclairer les textes par l'histoire et remonter aux sources antiques. Il explora les siècles ante-Justiniens, et en vint par un prodige de sagacité à restituer d'anciennes lois dont la rédaction était à peu prés perdue. Son travail sur les douze tables est un chef-d'œuvre ; à laide de quelques fragments épars et des plus ingénieuses conjectures, à force d'interroger les moindi'es débris disséminés dans les auteurs anciens, il réussit à rajuster et faire revivre dans son vieil idiome, aux yeux étonnés du monde savant, l'œuvre même des Décemvirs. Il appliqua des procédés analogues au code Théodo.jien, rcv^ueil foi me cent ans avant Justinien par Théodose le jeune, mais restreint aux lois de Constantin et de ses premiers successeurs, et qui demeura en vigueur dans TOccident. Il I accompagna de pièces et de commentaires où brille une Immense érudition. Tout le mécanisme du vaste empire lomain lui est familier; il en connaît et explique les usages, les formes, les mœurs, la topographie, la chronologie, à douze siècles de distance, connue un contemporain. Cette
JACQiiKs (;oi)i:n{OY KM
{Million (In rodo TlMîodosicn à l;i ijupIIc il li'<iv;iill;i plus de liviiUî ans. cl dont il <iv;iil (dileiiii le privilège dés 1 645, ne parul qu'après sa nwrl, [)ar les soins du docleur Marville, acquéreur de sa, hibliotliéque. sous ce litre : « Codex Theodosianus cuni peipetuis coinmeiilariis « Jacobi Gotiiofredi. Praïuiilluutur chronologia accu- -( ratiorcuni clironico-liistonco,etprolegomena: suh- <( jiciuntur notitia diguilalum. prosopographia. topo- « graplîia , elc. Opus posthumum . operà Anton ii « Marvillii. »
Kngduni, IfiOo, i lomesen 0 volumes in f' : réimprimé à I.eipzig, \l'.iC)-\l^'.\, (') vol. inf".
r/est une œuvre classique, son principal titre de gloire, et en même temps le guide le plus sûr pour la période des premiers Empereurs chrétiens. Gibbon s'en aide à chaque page de son célèbre ouvrage sur Thistoire de la Dêradenre rt fie la cliufc de V Empire Rnmnlii, ne se lassant point d admirer la richesse de la mine où il puise à pleines mains pour la composition de ses meilleuis chapitres.
Je me contente de citer :
Mnmidli' Jiiris. ,sv'/f parra Jiiris lui/slt-rin. (îeuévo, lOTC» : Lyon, IliSi : iii-12. [.ivre élémentaire, où se trouve une histoire sommaire et une bibliographie du droit romain, un choix d'axiomes etde décisions juridiques, des tables du Code et du Digeste. Réimprimé bon nombre de fois, notamment en 1800 à Paris, par les soins du professeur Kerthelot, in-8.
102 JA<:OTF.S (.ODEFROV
Fontes IVJiirls civilis. Genève : 1638 et ir3o3, in-4\ Ce volume renferme le travail sur les lois Papienne et Julienne déjà imprimé séparément en 1616 et 1617, in-4° ; sur les douze tables, sur l'Edit perpétuel, et sur les livres des Sabins.
Animadi'evsionum Juris ricilis liber. Genève, 1628, in-i". Ce sont des remarques critiques pour rétablir le texte et donner le vrai sens de quelques lois.
Novus in tituhim Pnn/lectarnm de diversis refjulisJitris antiqni commentarius. Genève, 1653, in-4".
Tractatus praetiens de salaria . Genève, 1656-1666, in-4°.
Dintriha de cœnûtaphio . Genève, 1634, in-4''.
Diafrihn de jure prfpredentiœ . Genève, 1627-1 66 i-, in- 4".
Je n ai pu vérifier si ce volume se réfère à un travail manuscrit de Jacques touchant la préséance des rois de France sur les rois d'Espagne, travail destiné à réfuter TEspagnol Valdés, et qui se trouve à la Bibliothèque de rinstitut, dans la collection Godefroy, volume coté 392.
Exercitatioues diiœ de Ecclesid et incarnat ione Chnsti. Genève, 1643, in-4'*. l649,in-8. — Ces dissertations à propos des versets 1o et 16 du chapitre 111 de l'Epitre de saint Paul à Timothée, ont été reproduites dans les Critici sacri ; tome VU de l'édition de Londres, et V de celle de Francfort.
Vêtus orbis descriptio Grœci scrlptoris. Grec-latin. Genève, 1618, in-4^ Il ne restait de cette Géographip
composée vers 3i-7, qu'une version en latin barbare. Au moyen de cette version, Jacques parvint à restituer le texte grec qu'il accompagna de notes utiles,
Pliilostorgii Cappadoris Ecclesiastica historia. Genève, IGiâ, in-S". Cette édition est la première de l'historien Philostorge dont le récit commence à Constantin et aux débuts de l'hérésie arienne. Elle donne le texte grec avec une version latine, des suppléments, des dissertations et deux appendices , l'un sur les mariages de cousins qui commente la loi Celebrandis (19. Codex, de luiptiis) et l'attribue à l'Empereur Arcadius ; lautre sur les testaments dressés en temps de peste (8. codex, de testamentis). Etienne Leclerc, de Genève, critiqua violemment ce travail de Jacques qui se vengea noblement, comme je l'ai dit plus haut (page 89). Henri de Valois s'est k son tour occupé de Philostorge, et en a donné une édition plus parfaite. Paris, 1673, in ^\
Jh statu pnfjanornm fiub imperatoribus christianis. Leipzig, 1610, in-i". Dissertation qui a trait au titre X du livre XVI du code ïhéodosien.
Conjectura de suburbieariis regionibus et Ecclesiis. Francfort, 1 617, in-'i'. Cet opuscule qui parut anonyme, traite du diocèse propre de l'évèque de Rome, et établit que les provinces dites suburbicaires, étaient renfermées dans l'étendue de cent mille pas autour de Rome, et les mêmes que celles placées sous la juridiction du préfet de cette ville. Critiqué par le jésuite Sirmond, il fut défendu par Saumaise.
lOi JACQUES GODEFROY
Libanii orationes V, grec-latin, Genève, 1631-1 634-. in-i". Ces discours de Libanius siu l'office des magistrats réglé par les constitutions impériales, sont éclaircis par des notes.
Orationes politicœ très. Genève. 163i-, in-l". Le premier de ces dicours académiques, intitulé Ulpinnm, traite de la majesté du Prince placé au-dessus des lois. Le second, intitulé JuJiawis^ traite des ruses employées par Julien pour procurer la chute du Christianisme. Le troisième, intitulé Achnïca, traite des causes qui amenèrent la ruine de la république Achéenne.
Opuscida varia juridka, politica, historica, critira. Genève. I64i, in-4°. Ce recueil réunit les deux articles précédents, le géographe grec, les deux livres de Tertullien ad natioiie>i, et divers opuscules.
Jncobi Gothofrcdi J C opuscida minora . Levde, 1733. in f", rassemblés par Trotzius. qui a mis en tète la vie de l'auteur. Ils abordent des* questions intéressantes, soit de jurisprudence, soit d'ancienne discipline ecclésiastique. Everard Otton en a aussi recueilli plusieurs dans son Thésaurus civilis Juris. l'trechl, 1733-1736.
Le Mercure Jésuite, ou Recueil de pièces concernant le progrès des Jésuites, leurs écrits et différends. Genève, 1626-1630-1631. 2 vol. in 8. — Calviniste comme son père, Jacques partageait son èloignement des Jésuites : aussi ce recueil est formé dans un but hostile.
Mémoires touchant l'Etat et ville de Genève jusqu'en 1627 ; 3 vol. in f restés manuscrits. C'est une collection de recherches sur Genève, dont Jacques Godefroy
JACQUKS (.ODHIROV lO;")
so proposait d'écrire riiistoiro. Jacques Spon les cilo avec éloge, et déclare s'en être beaucoup sorvi. Il sont conservés aux Archives publiques.
On peut consulter sur Jacqnes Godefroy :
I. P. lùrlirrl t/ienlnnii riroriDii dorlorum, page 221. ]\. Joch, programma de mn-ilis jnris ronsnlforiim . Erfnrt. 1702, in-i".