‹ Les savants GodefroyChapitre 8 sur 36 · DENYSE ET CATHERINE GODEFROÏ · texte numérisé non relu

DENYSE ET CATHERINE GODEFROÏ

sait son père de la reprendre auprès de lui, elle fit profession le 29 septembre 1637, sous le nom de Catherine de l'Assomption. D'une complexion délicate^ elle devint infirme avant quarante ans, ce qui ne l'empêchait point de vaquer avec ardeur à tous ses exercices. Pendant les sept années qui précédèrent sa mort, elle eut pleurésies sur pleurésies. Ce fut ce mal, compliqué d'une fièvre continue, qui l'amena au terme fatal. Elle tint le lit sept jours seulement, manifestant la foi et la piété la plus vive , et s'endormit littéralement dans le Seigneur, le samedi i janvier 1670.

Son humilité lui suggéra de demander que la circulaire annonçant son décès fut bornée strictement à réclamer des prières. La vénérable supérieure considérant « que le Saint-Esprit nouï? dit de louer après la M mort ceux qui se sont rendus recommandables par « le saint usage quils ont fait de ses dons » ne crut pas devoir se conformer à cette demande. Elle nous montre en elle une religieuse fervente, douce, toute à tous, active, acceptant avec une égale bonne volonté les emplois les plus divers ; d'ailleurs heureusement douée, pleine d'intelligence, connaissant le latin, la poésie, l'arithmétique, la pharmacie, habile à différents ouvrages. Sa mémoire était des plus remarquables. Elle l'appliquait surtout à l'étude des saints livres. L'éducation des enfants était l'objet de son zèle, t't elle s'occupait des moins développées avec une sollicitude particulière. Elle avait un grand attrait pour

Page 1