‹ Les savants illustres du XVIe et du XVIIe siècleChapitre 13 sur 40 · LE6 SAVANTE ILLUSTRES · texte numérisé non relu

LE6 SAVANTE ILLUSTRES

solide, ail môme t'ont complètement défaut. Il

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!Wtoa ae montra très sensible à ces tracasse- (( Je fus si persécuté d'objections, écrivait- Leibnitz, à cause de la publication de mes il sur la lumière, que je résolus de ne pas exposer davantage ; m'accusanl moi-même 3ir, pour une vaine ombre, perdu ainsi mon s, un bien si solide et si substantiel. » En équence, il suspendit toutes ses publications I contenta de répandre ses découvertes par oyen de sa correspondance épiatolaire avec tivers savants contemporains, est là qu'on peut suivre, en particulier, le [rès de ses recherches sur les mouvements 3tes. Dès l'année 1666, il avait déjà pressenti, me on l'a vu, le principe de l'attraction unielle, mais son système était simplement iché ; on voit même par ses lettres que, dans jurs de l'année 1672, il ne possédait pas des a exactes sur certains points qui servent de ), non-seulement à l'astronomie, mais à la anique elle-même. Une circonstance inattenvint ramener tout & coup son attention sur

Tobjet de ses premières méditations. Après avoir entrevu un moment la vérité, il avait été aussitôt découragé et rebuté par un désaccord bien constaté entre sa théorie et l'observation, aU sujet du mouvement de la lune. La différence tenait à ce qu'on ne possédait pas alors une mesure suffisamment précise de la Terre ; mais, dans une séance de la Société royale (juin 1682), on vint à parler d'un nouvelle mesure effectuée en France par l'astronome Picard, dans de meilleures conditions. Newton reprit sur-le-champ son ancienne vérification, et quelle ne fut pas sa joie en voyant que les nouveaux nombres le rapprochaient de plus en plus du résultat désiré ! Saisi d'une vive émotiouj il ne peut achever le calcul commencé, et un de ses amis fut obligé de le terminer à sa place. Cette fois enfin l'accord était complet.

A partir de cet instant, la lumière était faite dans l'esprit de Newton. Secouant résolument les incertitudes qui l'avaient tenu si longtemps en suspens, il reprit son idée première avec une confiance désormais absolue, et en poursuivit les conséquences avec une persévérance infatigable* Pendant deux années, ce fut l'objet exclusif de ses pensées et de ses méditations. Indifférent à tout le reste, oublieux des nécessités matérielles ellesmêmes, il demeurait absorbé dans l'étude et la

contemplation des vérités sublimes dont le tableau magnifique se dévoilait au regard de son intelligence. Souvent, au moment de son réveil, il lui arrivait de se dresser à moitié sur son lit, et de rester immobile durant des heures entières, uniquement occupé à suivre les conséquences d'une idée qui" venait de saisir fortement son esprit.

Fidèle à ses habitudes de mystère, Newton ne voulut d'abord rien publier, et il fallut encore une circonstance accidentelle pour le décider à livrer son précieux trésor. L'astronome Halley, savant qui jouissait lui-même d'une grande réputation, poursuivait, ^e son côté, l'étude des mouvements célestes et en recherchait activement les lois. Hooke, auquel il s'était adressé, lui avait fait de belles promesses à cet égard ; mais Halley ne put jamais en tirer une seule démonstration précise, et devait Hooke n'en possédait pas et n'en put donner aucune, même après la publication définitive des travaux de Kevf ton. Sur ces entrefaites, Halley, ayant appris que Newton s'occupait des mêmes questions, fit exprès le voyage de Cambridge (1684), pour se mettre en rapport avec lui, dans l'espoir d'obtenir enfin ce qu'il avait jusqu'alors inutilement cherché. En présence d'un amour si vif de la vérité, Newton cessa ses ré-

sistances, et non-seulement il communiqua à son savant visiteur les solutions demandées, mais il lui livra en même temps tout un traité dans lequel se trouvait exposée la suite de ses découvertes. Deux ans se passèrent encore avant que Newton les publiât. Il employa ce temps à les compléter et à les perfectionner, et enfin, dans le courant de Tannée 1687, parut l'admirable livre des Principes de la philosophie naturelle^ le plus parfait qui soit jamais sorti de la main d'un savant. L'ouvrage était dédié à la Société royale de Londres, et il est juste de rappeler, en outre, qu'il fut imprimé par les soins et aux frais de l'astronome Halley.

Le livre des Principes ne fut pas d'abord accueilli comme il le méritait, et Newton rencontra de nombreux adversaires parmi lesquels se trouva encore Hooke, le même qui lui avait déjà contesté ses découvertes sur la lumière. Ce dernier, habitué à toucher à toutes les questions sans les approfondir, s'était aussi occupé de l'étude des mouvements planétaires, et était même parvenu à des résultats importants ; ainsi, par exemple,' il avait déjà énoncé la loi fondamentale d'après laquelle les corps célestes s'attirent en raison inverse du carré de la distance ; mais, satisfait d'avoir entrevu la vérité et de l'entourer de quel-

ques aperçus ingénieux, il ne s'était point inquiété de donner à ses recherches la forme rigoureuse et définitive d'une démonstration mathématique. Si, du reste, il suffisait d'énoncer, avec plus ou moins de probabilité, une vérité scientifique pour revendiquer l'honneur exclusif de la découverte, cet honneur serait acquis à d'autres savants, tels que Bouillaud et Borelli qui, longtemps auparavant, étaient arrivés aux mêmes résultats en les appuyant de fortes inductions. Mais jusqu'à Newton toute cette théorie demeurait en suspens dans la région indécise des hypothèses, et c'est à lui seul que revient la gloire d'en avoir fait un système vraiment scientifique.

Hooke ne s'en livra pas moins à de violentes récriminations, prétendant être le premier auteur de la découverte, tandis que son adversaire n'aurait fait que perfectionner certains points de détail. De son côté, Newton, affermi désormais dans sa réputation, répondit avec beaucoup d'aigreur et de dédain. « J'ai appris, écrit-il, que M. Hooke fait grand bruit, affirmant que je tiens tout de lui et demandant que la société lui fasse rendre justice. Cette conduite envers moi est aussi étrange que non méritée ; de sorte qu'elle m'oblige, pour établir le point de droit, à vous dire de plus qu'il a publié en son nom l'hypothèse

môme de Borelli ; et cet acte de se Tôtre appropriée, et de ravoir complétée comme sienne, est l'unique fondement de ses réclamations. Borelli a fait quelque chose et a écrit modestement ; lui n'a rien fait, et cependant il s'est exprimé comme s'il savait tout et qu'il eût tout approfondi, excepté l'ennuyeux tracas des observations et des calculs, s'excusant de ce travail sur d'autres occupations importantes. Le tour n'est-il pas admirable? De pauvres mathématiciens qui découvrent les vérités, qui les développent et les établissent, devront se contenter d'être considérés comme des calculateurs arides et devrais manœuvres ; tandis qu'un autre qui ne fait rien que former des prétentions sur toutes choses, et s'accrocher à tout ce qui se fait, s'attribuera exclusivement tout ce qui est invention, tant dans ceux qui le suivent que dans ceux qui l'ont précédé. Les lettres qu'il m'écrivait étaient de ce ton-là. Il me disait que l'action de la gravité sur les corps qui tombent était réciproque au carré de leur distance au centre de la Terre ; que c'est ainsi qu'il fallait considérer les mouvements célestes, et qu'il l'avait fait de cette manière, précisément comme s'il eût tout découvert et calculé minutieusement ; et sur cette belle instruction qu'il me donnait, il me faudrait aujourd'hui confesser par l'im-

pression, que je tiens tout de lui, et que je n'ai fait que m'exercer à calculer, démontrer et écrire sur les inventions de ce grand homme. Cependant, après tout, des trois choses qu'il m'a dites, la première est fausse, la seconde Test aussi, et la troisième est plus qu'il ne savait ou ne pouvait affirmer, etc. »

Newton fut sans doute beaucoup plus sensible aux critiques de deux autres savants bien autrement considérables : Huyghens et Leibnitz. Huyghens était profondément versé dans l'étude de la mécanique ; ses recherches sur la mesure des forces et les propriétés des mouvements avaient même ouvert la voie à New^ton ; aussi était-il le savant de l'époque le mieux préparé pour en saisir la haute portée. C'est lui cependant qui, après avoir lu le livre des Principes^ ne craint pas de le condamner durement, traitant l'attraction d'hypothèse absurde, et s'étonnant de ce que l'auteur se soit donné la peine de faire tant de recherches et de calculs sur une base aussi peu solide. Deux ans après rapparition.du même ouvrage, Leibnitz, habituellement si curieux de tout ce qui concernait le progrès des sciences, ne s'en était pas encore procuré un exemplaire, ce qui ne l'empêchait pas de critiquer injustement l'œuvre nouvelle, avant même d'en avoir pris

connaissance. La plupart des autres savants du continent ne furent pas plus équitables dans leurs jugements; Bernoulli, disciple dévoué de Leibnitz, et Fontenelle, aveugle partisan des tourbillons de Descartes, se refusèrent toujours à admettre la loi de l'attraction universelle.' Enfin, au bout de cinquante ans, le livre des Principes n'avait encore produit aucune de ses conséquences ; il était même à peine compris d'un petit nombre d'esprits d'élite. Et cependant il s'agissait d'une œuvre monumentale, fondement de tout ce qui s'est fait dans lo domaine de l'astronomie, depuis bientôt deux siècles.

A peine parvenu au milieu de sa carrière. Newton a déjà terminé ses grandes découvertes; à partir de ce moment, il s'occupera de les compléter par une série de travaux importants, mais désormais il ne produira plus d'idées vraiment neuves ; souvent même il se bornera à publier les résultats encore inédits d'anciennes recherches. • A l'origine de cette seconde période, se trouve un triste événement qu'on a quelquefois essayé de révoquer en doute ou de passer sous silence, mais qui est trop grave et trop bien établi pour qu'il soit permis de l'omettre : il s'agit de la démence temporaire dont Newton

fut atteint vers rage de cinquante ans K Quelle fut la cause d'une défaillance aussi extraordinaire chez ce puissant génie? Il faut avant tout la chercher dans Texcès de travail auquel Newton se livra pendant plusieurs années et dans l'effort démesuré auquel il soumit sa pensée. Quelle que soit la force intellectuelle d'un homme, elle n'est pas indéfinie, et il arrive un moment où, semblable à un ressort trop tendu, l'esprit finit par fléchir et par se rompre sous une charge exagérée. On a vu Pascal, à la suite d'une contention excessive de la pensée, tomber dans d'étranges hallucinations, et Descartes, après des méditations trop prolongées, devenir capable de recevoir, en état de veille, des songes ou des visions. Newton devait aussi payer son tribut à l'infirmité de la nature humaine. Toutefois sa maladie paraît se rattacher, comme cause déterminante, à un accident souvent raconté par ses biographes.

Newton avait l'habitude, au sortir de l'étude, d'aller prier dans une chapelle voisine de son cabinet de travail. Une fois, il enferma par mégarde un petit chien appelé Diamant, auquel il

1. Voir divers articles de M. Biot publiés dan-s le Journal des Savants et reproduits dans ses Mélanges littéraires.

était très attaché; celui-ci, en l'absence de son maître, renversa le flambeau allumé sur la table, et mit le feu à des papiers précieux. En rentrant, le savant ne trouva plus qu'un monceau de débris enflammés. « Diamant! s'écriat-il en présence de ce désastre, tu ne sais pas le mal que tu m'as fait I » Quelques instants avaient suffi pour réduire en cendres les résultats de près de vingt années de travaux et d'expériences sur l'optique et sur diverses branches des sciences naturelles. Si l'on ajoute au sentiment de vive douleur que dut éprouver Newton, cette circonstance que, depuis plusieurs semaines, l'ex-, ces de travail l'avait à peu près complètement privé de sommeil, on comprendra sans peine le degré de surexcitation nerveuse dans lequel il tomba, et l'influence funeste d'une telle secousse sur sa santé.

Parmi les preuves nombreuses de la démence de Newton, bornons-nous à citer une lettre étrange, écrite par lui, pendant sa maladie, au philosophe Locke, avec lequel il était intimement lié, et qui fut, comme on peut le comprendre, singulièrement affligé de recevoir une semblable missive. « Monsieur, étant d'opinion que vous entrepreniez de m'embrouiller avec des femmes, et par d'autres moyens, j'en fus telle-

ment affecté que, lorsqu'on me dit que vous étiez malade, et que vous n'en reviendriez pas, j'ai dit que ce serait tant mieux si vous étiez mort. Je vous prie de me pardonner ce manque de charité, car j'ai maintenant la conviction que ce que vous avez fait est juste; je vous demande aussi pardon d'avoir eu de mauvaises pensées sur votre compte, et d'avoir prétendu que vous détruisiez la racine de la morale par un principe que vous aviez posé dans votre livre des IdéeSy et que vous aviez le projet d'étendre dans un autre ouvrage; et encore de vous avoir pris pour un Hobbiste, Je vous demande également pardon d'avoir dit ou pensé qu'il y avait un projet formé de me vendre un emploi, ou de me susciter des tracasseries. « Je suis votre humble et infortuné serviteur.

« Newton.

« Londres, sept. 16, 1693. 5>

Des documents semblables ne peuvent guère laisser de doute sur la maladie de ce nouveau Prométhée, que les anciens auraient regardé comme puni des dieux pour avoir osé ravir les secrets des cieux. La discussion des dates en fait remonter l'origine au mois de décembre 1692; elle dura dix-huit mois, et, pendant cet intervalle, Téclipse de la raison de Newton fut si complète qu'il ne comprenait même plus ses

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propres travaux. Cependant ses amis ayant entrepris de le soumettre à un traitement convenable, la raison lui fut rendue avec la santé, et peu à peu il redevint capable, non-seulement de comprendre ses anciens écrits, mais encore d'en composer de nouveaux, quoique d'un ordre inférieur.

Jusqu'alors Newton avait vécu dans la retraite, uniquement occupé de ses travaux scientifiques, et peu soucieux d'accroître sa réputation et ses biens ; maintenant les honneurs et la fortune viendront à l'envi au-devant de lui, et ses compatriotes rivaliseront de zèle pour accroître une illustration dont l'éclat rejaillissait sur le pays entier. En 1699, l'Académie des sciences de Paris l'admit au très petit nombre de ses associés étrangers; en 1703, il fut élu président de la Société Royale de Londres, position qu'il a conservée jusqu'à la fin de sa vie. En mêjne temps la reine Anne lui conférait les insignes de l'ordre de la chevalerie; enfin, sa réputation et son autorité scientifique grandissaient de plus en plus; il était désormais si haut placé que tous ses rivaux disparaissaient, ou se trouvaient réduits au silence et à l'impuissance.

D'un autre côté, sa fortune prenait une extension considérable. Jusque-là il avait été, sous ce

rapport, assez médiocrement partagé; pour en juger, il suffira de rappeler que, dans le courant de Tannée 1674, la Société royale avait été obligée de Texempter de la contribution annuelle à laquelle le règlement assujettit tous les membres. Dès l'année 1694, lord Halifax lui fit obtenir la charge de contrôleur de la Monnaie de Londres. Newton était très versé dans l'étude de la chimie, aussi ses connaissances spéciales le mirent en état de rendre d'importants services, et, peu d'années après, il fut investi des fonctions élevées et lucratives de directeur général. Loin de se laisser éblouir par sa nouvelle fortune, il fit, au contraire, le plus noble usage de ses biens, les employant au service de la science et au soutien de ses plus proches parents. Il avait recueilli auprès de lui une de ses nièces. M"* Conduitt, et son mari, qui l'entouraient de soins attentifs et lui tenaient lieu de famille. Il était très généreux dans ses dons ; c'était une de ses maximes que : « donner par testament, ce n'est pas donner. »

Les fonctions de Newton à la Monnaie de Londres ne lui firent pas abandonner la suite de ses travaux scientifiques; toutefois on a remarqué que, depuis sa maladie, il ne retrouva plus son ancienne vigueur de pensée; souvent même il éprouvait une lassitude ma,nifeste à s'occuper des

sujets qui lui offraient jadis un si puissant attrait. Uuand on venait le consulter sur certains passages de ses écrits, il avait coutume de répondre : « Adressez-vous à M. Moivre, il sait cela mieux que naoi » Quelquefois cependant un éclair de génie venait tout à coup rappeler au monde savant la prééminence du grand homme; on en vit un exemple à l'occasion du problème de la Brachistochrone, Bernoulli, Tun des disciples de Leibnitz, Tavait adressé, en guise de défi, aux géomè-* très anglais, et le choix avait été fait de manière à mettre en évidence la supériorité des méthodes du philosophe allemand. Newton le résolut immédiatement, et publia sa solution dans les Transactions philosophiques en gardant l'anonyme ; mais BernouUi ne s'y trompa point, et reconnut aussitôt l'auteur, comme il le disait, « tanquam ex ungue leonem ». Il en fut de même à l'occasion du problème des Trajectoires, que Leibnitz avait choisi pour « tâter le pouls aux analystes anglais ». Newton le résolut le jour même où l'énoncé lui parvint; mais il faut convenir que sa solution ne répondit pas complètement au programme proposé et que Leibnitz put. lui reprocher, avec raison, d'avoir laissé subsister la principale difficulté du sujet.

Vers la fin de sa carrière, Newton s'occupa

surtout de compléter et de publier, en les perfectionnant, ses anciens ouvrages. Son livre sur l'Optique parut en 1704; il était accompagné de deux traités ; l'un sur la Quadrature des courbes, l'autre sur la Classification des courbes du troisième ordre. En 1707, Wallis publia, presque à son insu, l'Arithmétique universelle. En 1711, parurent la Méthode différentielle et le traité do l'Analyse des séries. Enfin, pendantquatre années, de 1709 àl7l3, il s'occupa do préparer, avec le concours d'un jeune géomètre. Cotes, une nouvelle édition des Principes. Plusieurs de ces publications furent l'occasion, entre Leibnitz et lui, d'une lutte extrêmement vive et passionnée, à laquelle se mêlèrent la plupart des géomètres de l'époque. Il en sera parlé plus, loin; nous nous contenterons de dire ici que, si ces débats nous révèlent un côté fâcheux du caractère de Newton, du moins ils n'enlèvent rien à sa gloire scientifique.

Ainsi environné de respect et d'bonneur, Newton vécut jusqu'à un âge très avancé. Malgré la faiblesse de ses premières années, il avait généralement joui d'une santé favorable, el, parvenue quatre-vingts ans, il ne ressentait encore aucune des infirmités de la vieillesse. Une maladie delà vessie se déclara alors et fit prévoir la perte im* naense que la science devait bientôt éprouver.

Newton vécut encore cinq ans et, après diverses ■alternatives de santé et de souffrances, il finit par s'éteindre lentement, le 20 mars 1727, à Tâge de quatre-vingt-cinq ans. On lui fit des funérailles magnifiques et ses restes mortels furent déposés avec pompe à Tabbaye de Westminster, près des sépultures royales.

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