L'ECOLE PANTHÉISTE
Système de Spinoza fondé sur le principe de l'unité de substance. — Conséquences de ce système au point de vue de la morale et de la société. — Le système de Spinoza se rattache-t-il à celui de Descartes ? — Panthéisme mystique de Malebranche. — Ce philosophe était un ardent partisan de Descartes. — Les systèmes allemands. — Schelling. — Hegel. — Principe du devenir et de Videniité des contradictoires. — Périls des méthodes fondées sur des abstractions. — Mission de la 'philosophie à notre époque.
L'influence du mouvement philosophique communiqué par Descartes fut immense, mais les conséquences n'en ont pas été également heureuses. Avec Leibnitz, Bossuct, Pénelon, sa métaphysique se perfectionne et devient l'crxpression la plus élevée des doctrines spiritualistes, tandis que, dans une direction opposée et à différents degrés d'erreur, on rencontre les systèmes pan-
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théistes inaugurés par Spinoza et continués plus près de nous par Schelling et Hegel. Nous allons dire quelques mots de ces derniers systèmes, afin do montrer combien ils diffèrent de celui de Descartes, et en même temps pour faire ressortir les inconvénients et les périls d'une méthode qui, détournée de son usage légitime, peut conduire aux plus funestes résultats.
Spinoza fait reposer son système sur le principe d'une substance universelle, qu'il appelle Dieu, dont les modes et les attributs se développent suivant des lois nécessaires et engendrent ainsi tous les êtres. Les deux attributs essentiels de cette su)}stance sont la pensée pt l'étendue; l'entendement humain est un mode de la pensée universelle, c'est encore la collection d'un certain nombre d'idées ; mais il n'a, par lui-même, aucune réalité distincte, pas plus que la volonté et la conscience ; ce sont là des préjugés et des ternies yides de l'ancienne goolastique dont il faut commencer par s'affranchir.
De là UHQ fatalité aveugle et une destruction complète de l'ordre moral. Ces conséquence^ n'avaient point échappé à Spinoza; mais, loin dQ les éluder, il y revient à chaque instant avec une persistance incroyable. Que devient dans un tel système la notion du bien? Elle est rabaissée ju^^r
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qu*à Vutile; le bieii; c'est ce qui produit la jbie et châsse iâ tristesse. Mais alors, la vie la plus teùrêusê 6t la plus parfaite sera donc celle qui procuré àrindividii la plils grande somme de jbuissaiifces?' Spinoza Tentend ainsi; toutefois, à rexetnplê d'Épicure, il conclut en faveur de la vét^tu, par cette ëëule raison que la vertu donné plus de satisfaction, de sorte qu'il est d'une bonne politique d'en suivre les maximes, pourvu cepën* dant que cela ne trouble pas notre tranquillité et notice bieii-être. A ce point de vue, le repentir ésl ufie faute et l'humilité une faiblesse ; la pensée de la mort est une idée importuné que le sage doit écarter avec soin. Le droit n'a pas une base pliis solide. En principe^ les hommes sont naturellement enhénaîs, cai* chacun d'eu;c est un obstacle' à ëbh vbisin, et notre plus grand ennemi est céîui dont nous avons lé plus à craindre et â lîôus garder. Mais « les hommes ont cotnpris que pour hdenér Uiié vie heureuse et pleine de sécurité, il fallait s'entendre mutuellement et faire en sorte de posséder en commun ce droit sur toutes choses que chacun avait reçu de la nature ; ils Ont dû renoncer à suivre la violence de leurs appétits individuels et se conformer de préférence à la volonté et au pouvoir de tous les hommeâ réunis. i> Telle est l'origine do la société et dd
l'état, de la propriété et du droit. Mais que le nnnce.ne s'imagine pas posséder l'autorité par môme ; sa majesté est toute de convention et L pouvoir ne subsiste qu'autant qu'il est en sure de le faire craindre et de l'exercer eflîca- □ent. C'est tout simplement le système de la ce brutale proposé aux plus habiles et aux plus lacieux.
ii quelque chose pouvait accroître encore la lUlsion de tout esprit sensé pour de semblables ïtrines, ce serait l'étrange abus que Spinoza ; du langage reçu pour fausser et avilir les plus )lea sentiments. 11 ne faudrait pas lui reprocher ne pas oimer Dieu ; les termes dont il en parle aient capables de faire illusion. Mais n'est-il I absurde do propos'îr à notre amour une subsce aveugle', sans entendement ni volonté? II souffrirait pas davantage qu'on lui imputât de pas aimer ses semblables, car, dit-il, c'est i loi de nos affections qu'elles s'accroissent md elles sont partagées. L'efficacité de cette xime paraîtra sans doute bien précaire, surt après avoir énoncé que les hommes sont lemis par nature.
jpinoza, il convient de le reconnaître, n'était nt aussi mauvais que ses doctrines. Ses bioiphes nous le représentent comme un homme
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de mœurs simples, ami du repos et doué d'un caractère bienveillant. Ils nous le montrent encore travaillant de ses mains à tailler des verres d'optique pour gagner sa nourriture ; un potage et du gruau composaient habituellement tout son repas. En définitive, chez lui le coeur valait mieux que la lôte, et c'est du moins une consolation de penser qu'au milieu des plus tristes aberrations, il reste toujours dans la nature humaine un fonds de raison et de bons sens qui l'empêche, par une heureuse inconséquence, d'aller jusqu'au bout de ses erreurs.
En présence d'un athéisme aussi absolu dans ses principes et aussi effrayant par ses conséquences morales, on s'est demandé s'il était permis de rattacher, par une filiation quelconque, Spinoza à Descartes. La question a été souvent agitée et résolue dans des sens différents. Pour sauvegarder l'honneur de la philosophie cartésienne, M. Cousin a voulu faire.de Spinoza un diciple d'Averrhoës et surtout de Maïmonide. Ce dernier était un célèbre auteur juif qui vivait à Gordoue dans le cours du xii" siècle, et dont les doctrines offrent, en effet, plus d'un point de contact avec celles du philosophe hollandais. Spinoza lui-même était juif ; il avait longtemps étudié l'auteur du Guide des égarés, et il le cite souvent
dans ses écrits. Mais, d'un autre côté, tout en admettant qu'il ait fait des emprunts à Maïmonide, on nû peut s'ffmpécher de reconnaître une parenté iolime enLre sa méthode et celle de Descartes. On y trouve les mêmes procédés de logique, la même forme de spéculation géométrique et abstraite. Descartea place à l'origine des choses un Dieu personnel, vivant et infiniment parfait; Spinoza y place, au contraire, une substance impersonnelle, aveugle et fatale; tous les deux étaient d'ailleurs Également persuadés de la bonté et de l'évidence de leur donnée première. Le point de départ est Bssentiellejnent distinct, mais, les principes une l'ois posés, la méthode est la même ; Descaries 'applique dans un sons, Spinoza la retourne et 'applique à rebours ; ce sont deux voyageurs qui cheminent dos à dos sur la même route.
Tondis que Spinoza réduit le monde entière me seule substance, son contemporain Male- )raDche absorde tout en Dieu et jette les bases l'une sorte de panthéisme mystique, entouré l'une auréole de religion et de piété, et, par le, )lus capable de séduire les ftmos naturellement Iroiles. Assurémeiit, les idées de Malebranche lur Dieu, sur la morale et les devoirs sont îrré- )rochables, ainsi qu'il convenait à un chrétien et 1 un prêtre, et, sous ce rapport, il faut bien se
garder de le confondre avec Spinoza, mais son système n'en est pas moins dangereux. L'Eglise ne s'y est point trompée, et, en condamnant invariablement, depuis les gnostiques jusqu'à nos jours, les doctrines du faux mysticisme, elle montre suffisamment combien elle les juge perfides et dangereuses.
C'est, du reste, un fait bien connu que Malebranche fut un fervent partisan de la nouvelle philosophie, et même qu'un traité de Descartes sur l'homme lui révéla sa véritable vocation. Ayant un jour rencontré ce livre par hasard chez son libraire, il se mit à le lire avec avidité et l'impression produite fut si profonde qu'il se vit plusieurs fois obligé d'en interrompre la lecture à cause des battements de cœur violents que l'émotion lui causait. Jamais peut-être la froide métaphysique . n'avait inspiré à un grand esprit une si vive passion; mais l'événement fit bien voir qu'elle s'accommode difficilement de ces violents transports, et Ton doit s'étonner de ce qu'un homme d'un si beau génie, et d'ailleurs d'une morale si pure, ait persisté avec tant d'opiniâtreté dans ses erreurs, après s'être vu condamné à Rome et renié par des hommes tels que Bossuetet Arnauld.On raconte que Bossuet, après avoir lu le Traité de la nature et de la grâce, se con-
înta d'écrire sur la couverture du livre ce juge-
lent sommaire : pulckra, nova, faha.
La philosophie Cartésienne devait subir bien 'autres vicissitudes. Le fait primitif de la pensée vail sufQ & Descartea pour construire tout son ystème, et, en particulier, pour arriver à sa ipeuve célèbre de l'existence de Dieu, Mais cette lernière démarche était-elle nécessaire? Est-il éellement indispensable de remonter plus haut [ue l'homme, et Dieu ne serait-il pas dans !e Donde un élément superflu, un rouage inutile? Telle est, en effet, sous des formes variées, la )ropo5iLion absurde qui sert de base à plusieurs ies systèmes modernes de la philosophie allenande. Suivant Schelling, par exemple, il n'y a [u'un principe unique d'où découlent égalementla natière et l'esprit. Ce principe est, en lui-même, ibstrait et indéterminé, mais il se précise peu à leu dans une série d'évolutions consécutives. La natière apparaît d'abord sous la forme confuse et grossière du chaos ; bientôt elle revêt ses divers ittributs : la chaleur, la lumière, l'attraction ; à ua 3egré plus élevé, la vie s'éveille; elle anime, en premier lieu, les plantes et produit la végétation ; plus tard elle se perfectionne dans les animaux; encore un effort et la matière commence à avoir conscience d'elle-même; elle agit, elle pense, elle
raisonne et parvient enfin, dans l'âme humaine, à la plénitude de son développement. L'homme :
voilà 'donc le terme suprême de toutes choses et le Dieu nouveau de Tunivers. ■
Ce n'était point encore assez et il restait un dernier pas à franchir pour atteindre aux extrêmes limites de l'absurde. On y arrive avec Hegel. Dans le système de Schelling, on trouvait du moins un principe quelconque, un je ne sais quoi, sur lequel on pouvait, à la rigueur, baser quelques raisonnements ; Hegel est plus radical. Pour lujj, il n'y a que des idées pures qui sont dans uii état de perpétuel devenir. Les individus n'ont aucune existence propre ; ce sont, en quelque sorte, des phénomènes qui apparaissent un jour, on ne sait comment, et disparaissent le lendemain, on ne sait pourquoi; semblables à ces ondes mobiles et fugitives qui surgissent tout à coup du sein de l'Océan, glissent un instant à sa surface et rentrent aussitôt dans les profondeurs de l'abîme, sans laisser aucune trace de leur passage. L'être est une idée, le néant en est une autre, et c'est de leur combinaison mystérieuse que naissent toutes les réalités. De là une logique extravagante fondée sur le monstrueux principe de Videntité des contradictoires. Jusqu'alors on était habitué à croire que l'être et le néant, l'inflni et le fini, le bien et
le mal, le oui et le non, étaient, de leur nature, essentiellement distincts et s'excluaient mutuellement ; mais tout cela devra être changé et il ne faut voir là que des identités; ce sont deux types d'idées dont Tune représente la thèse, l'autre Vantithèse, et que la réalité concilie et réunit dans la synthèse. C'est, en résumé, le renversement le plus complet des lois de la raison et du bon sens, et la forme la plus audacieuse sous laquelle l'athéisme se soit encore produit. Pour Hegel d'ailleurs, comme pour Schelling, l'homme est le dernier terme des êtres, l'efTort suprême de la nature, le véritable créateur enfin, puisque c'est seulement dans son esprit que les vérités atteignent leur état de devenir.
Les Allemands, il est vrai, ont souvent prétendu qu'on n'avait pas saisi leur pensée; Hegel lui-même se plaint de n'avoir pas été compris de ses propres disciples; un seul, à ce qu'il paraît, aurait entrevu le fond de sa doctrine, et encore n'en aurait-il pas obtenu la complète intelligence. Mais quel cas peut-on faire d'un système où l'absurde domine à un tel point que les plus habiles ne peuvent pas même savoir au juste ce que leur maître a voulu dire? Et que penser d'une foule d'auteurs qui raisonnent ainsi sur le devenir et sur l'identité des contradictoires, sans être seulement
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en mesure d'expliquer nettement ce qu'ils entendent par là?
On ne saurait, sans une souveraine injustice, rendre Descartes responsable de telles extrava-' gances; cependant sa méthode n'en est point coînplètement innocente, et l'on doit en tirer cet enseignement important : qu'une méthode, quelle que soit sa valeur propre, ne suffit pas pour constituer une bonne philosophie. En définitive, la meilleure méthode ne peut tirer d'un principe que ce qu'on y a mis; si le principe est faux, on n'en conclura jamais que des absurdités ; et môme ces absurdités seront d'autant plus absolues et palpables que la méthode sera plus parfaite, et l'esprit qui l'applique plus logique et plus rigoureux. Tout système rationnel a besoin d'un contrôle Dans les sciences naturelles, ce contrôle -se fait au moyen de Texpérience; dtas le domaine de la philosophie, il s'exerce au moyen des faits intimes de la conscience et des lois élémentaires de la morale. Toute théorie qui ne résiste pas à cette épreuve est condamnée d'avance et s'évanouira comme un fantôme devant le premier rayon de vérité. On pourra bien l'étudier à titre de fantaisie curieuse; on pourra même admirer la puissance de raisonnement et le génie de l'auteur, mais tout esprit soucieux de sa dignité n'y ajou-
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tera jamais plus do créance qu'à un traité de géométrie ou d'algèbre qui reposerait sur de faux axiomes. Pour peu qu'on se soit occupé de mathématiques, on sait que la moindre erreur, 'la plus petite inadvertance, suffisent pour introduire dans toute théorie une confusion inextricable, et, chose 'digne de remarque! la conséquence immédiate de cette confusion est précisément cette identité des contradictoires qui s'étale avec tant de complaisance dans les systèmes allemands.
Une simple faute de signe dans un calcul algébrique se traduit aussitôt par ce résultat absurde que zéro et un nombre quelconque sont la môme chose ; de même une erreur en philosophie conduit fatalement le panthéiste à l'identité de l'être et du néant. La vérité est ainsi faite que, si l'on s'en écarte sur un point quelconque, on entre par là môme dans le domaine de l'absurde ; un bloc de pierre ne tombe pas plus nécessairement et plus brutalement au fond d'un précipice.
Ajoutons une dernière réflexion. La méthode a priori avait déjà été appliquée, avant Descartes, par des philosophes éminents, mais, en général, ils n'attribuaient point un caractère absolu de certitude aux preuves qu'on en déduit. En ce qui concerne, par exemple, la démonstration de l'existence Je Dieu, saint Thomas d'Aquiti, quoique
venu après saint Anselme, ne considère pas la preuve métaphysique comme suffisante; aussi, laissant de côté les raisonnements d'abstraction, il se borne à établir la notion de Dieu par des preuves a posterioin; telles sont celles qui se tirent de la nécessité d'un premier moteur ou de la considération des merveilles de Tunivers, Dans son Traité de V existence de Dieu, Fénelon donne une place à la preuve métaphysique, mais il ne lui attribue pas une prépondérance exclusive ; elle y figure au même titre que les autres preuves. Enfin, dans son livre de la Connaissance de Dieu et de soi- 7nême, Bossuet commence par déclarer que c'est par la connaissance approfondie de Thomme qu'il faut s'élever à celle de Dieu. En conséquence, il étudie en premier lieu, non seulement Tâme humaine, sa nature et ses actes, mais aussi le corps • avec ses organes et ses fonctions. Cette dernière étude avait, à ses yeux, une importance toute particulière, et Ton sait que, pour s'initier plus complètement aux mystères de l'organisme humain, il suivit, pendant un certain temps, les leçons de Tanatomiste Duverney. On voit assez combien sa méthode difi'érait de celle de Descartes.* La philosophie cartésienne n'a donc pas eu simplement pour résultat de changer la méthode des anciennes écoles, mais, ce qui est bien autrement
grave, elle a entrepris de déplacer le centre de gravité du monde intellectuel et de réaliser, en métaphysique, une révolution inverse de celle que Copernic avait effectuée en astronomie. Les phi* losophes anciens plaçaient Dieu comme un principe immuable et nécessaire au centre du monde des intelligences et faisaient tout graviter autour de lui ; les modernes ont transporté" ce centre dans l'homme et dans la pensée. A la vérité, Descartes ne se sert du fait intime de la pensée que pour remonter aussitôt au premier principe de toutes choses ; mais néanmoins les preuves de Texistence de Dieu ne sont pour lui qu'une simple restauration dont le : Cogito, ergo sum, est la base. Son système n'est pas sans analogie avec celui de Tycho-Brahé qui consentait à faire tour* ner le ciel autour du Soleil, mais à la condition que celui-ci tournerait lui-même autour de la Terre. Ses successeurs iront plus loin dans leur logique ; ils n'hésiteront pas à donner la première place à l'homme et à la pensée, en reléguant leur Dieu abstrait dans les horizons lointains d'une circonférence infinie. Avec les systèmes allemands, l'homme devient à la fois le centre et la circonférence ; avec Hegel enfin, on aie spectacle inouï d'un monde imaginaire tourbillonnant dans le vide autour du néant.
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La mission de la saine philosophie, à notre époque, consiste surtout à remonter ce courant d'erreur et à remettre chaque chose à sa place. La science de Thomme a sans doute une organisation et des lois qui lui sont propres ; mais, semblable à ces mondes planétaires qui peuplent les régions célestes, elle reconnaît un soleil où elle puise sa force, sa vie et sa raison d'être. Restituer à Dieu sa place et ses droits dans le domaine des intelligences, tel doit être l'objet essentiel des penseurs contemporains. Et pour cela, il ne suffirait pas de considérer Dieu comme un principe abstrait au moyen duquel on puisse établir, sous forme de propositions géométriques, des théories bien 'coordonnées; il faut encore lui rendre l'hommage de soumission et de respect qui lui sont dus, et relever son trône, là où il tient surtout à régner : c'est-à-dire dans les âmes et les cœurs.