‹ Les savants modernes: leur vie et leur travaux, d'après les documentsChapitre 95 sur 144 · SAINTE-CLAIRE DEVILLE (HENRI · texte numérisé non relu

SAINTE-CLAIRE DEVILLE (HENRI

Ile Saint-Thomas (Antilles), 1818 ; Paris, 1881. — Chimiste. Docteur en médecine. Professeur et doyen à la faculté des sciences de Besançon. Professeur à TÉcole normale et k la Sorbonne.

Travaux sur le bore, Taluminium, le silicium, le magnésium. Métallurgie du platine et des métaux congénères. Reproductio» des rubis, des saphirs, du topaze, de Témeraude, etc. Découverte de la loi de dissociation.

Recherches sur Tacide nitrique. — Amélioration des procédés d'extraction de raluminium. — L'acier. — Métallurgie du platine {avec Debray). — Mémoires de Chimie sur les eaux potables, l'essence de térébenthine, la détermination des températures élevées, etc.

Charles Sainte-Claire Deville, frère du précédent ; géologue et minéralogiste ; a été aussi membre de l'Académie des sciences.

Henri Deville eut la bonne fortune d'extraire l'aluminium de ses combinaisons, de Tobtenir sous forme métallique et de reconnaître ses principales propriétés. Déjà le savant professeur de Gœttingue, Wbhler, avait isolé ce métal et constaté ses propriétés physiques. Mais le chimiste français Tignorait, et lorsqu'il en fut informé, au charme d'une intéressante nouveauté avait déjà succédé Tentraînement d'une étude pleine de promesses et riche en obstacles. Henri Deville s'y précipita comme un coursier généreux.

Certains métaux se présentent dans leurs mines à l'état de pureté, comme l'or; il n'y a qu'à les ramasser. D'autres, tels que le fer, l'étain, le cuivre, le plomb, s'y trouvent à Tétat de rouille ou bien unis au soufre; mais il suffit de chauffer fortement leurs minerais, soit au contact de l'air, soit au contact du charbon pour voir reparaître dans tout leur éclat les métaux qu'ils

Page 1