DEVILLE
Ces souvenirs seront Thonneur éternel de l'École
normale.
J.-B. Dumas.
... de ce laboratoire où on travaille tant, on va voir sortir en quelques années raluminium...; puis le bore, le silicium en cristaux semblables à ceux du charbon ; le magnésium en rubans et en fils, donnant une lumière aussi éclatante que Tare électrique. C'est là que Deville va enseigner Tart de purifier et de fondre en grandes masses le platine, réputé infusible au feu de forge le plus violent, Tiridium, encore plus réfractaire. Devant les délégués du gouvernement russe qui lui avaient fourni le minerai en quantité suffisante, devant ses collègues, devant les élèves de TEcole, plusieurs kilogrammes de ce précieux métal deviendront aussi fluides que de Teau. Grâce à ces méthodes, il prépare le métal qui sera employé à fournir au monde entier des étalons du mètre et du kilogramme, identiques à 1/1000 de millimètre et à 1/100 de milligramme près. Dans ce laboratoire encore, Deville imagine de nonvelles méthodes d'analyse minérale et, associant de nombreux élèves à ses travaux, les enflamme de son ardeur, reproduit des espèces minérales, mesure les densités de vapeur à des températures qu'on ne croyait pouvoir employer avant lui.. C'est là enfin qu'il imagine et réalise les expériences et les mesures d'où sortira une loi nouvelle, celle de la dissociation, montrant une fois de plus l'admirable continuité qui unit les phénomènes physiques et chimiques.
J. Gay. [Henri Sainte-- Claire Deville ^ sa ine et ses travaux, )
31 () LES PIIVSICIKNS ET LKS CIIIMISTES