‹ Les savants modernes: leur vie it leurs travaux d'après les documents académiques choisis et abrégésChapitre 26 sur 139 · EULER (LÉONARD · texte numérisé non relu

EULER (LÉONARD

Bâle, 1707 ; Saint-Pétersbourg, 1783. — Mathématicien et physicien suisse. Passa 25 ans k Berlin auprès du grand Frédéri<% puis, sur les instances de Catherine II, il retourna en Russie. Membre des Académies de Berlin, de Saint-Pétersbourg et de Paris.

Élève des BernouUi, il appliqua l'analyse à la mécanique ; il classa et étudia les fonctions. — On loue sa simplicité, sa clarté et sa fécondité.

Du son. — Mécanique. — Mètliode pour trouver les lignes courbei. — Éléments d'algèbre (Irad. avec des notes de Lagrange). — Mouvement de la June. — Construction des vaisseaux. — Institutions de calcul différentiel. — Institutions de calcul intégral. — Lettres s\ une princesse d*Allemagne (Éléments de philosophie et de physique, vieillis aujour. d'hui). — Les livres et les mémoires d'EuIer sont écrits en latin; on n'a pas encore publié ses œuvres complètes.

Plusieurs des nombreux enfants d'Euler ont cultivé les mathématiques.

Successeur immédiat des Bernoulli, et continuant ainsi Técole des Leibniz, il s'attacha surtout à perfectionner la science du calcul, en écartant de plus en plus les considérations de pure géométrie, que les disciples de Newton appelaient le plus souvent à leur secours. Le premier, il offrit Texemple de ces longues déductions, où les conditions du problème étant d'abord exprimées à Taide des symboles algébriques, c'est le calcul seul qui développe et surmonte toute la difficulté ; mais pour en tirer ce parti, il faut le manier avec adresse, il faut en bien connaître les formes, en remarquer et en retenir toutes les circonstances, afin d'en pressentir tous les résultais. Euler a fait preuve, à cet égard, d'une éminente sagacité et d'un génie aussi profond qu'inventif. S'il était permis de mettre en parallèle

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