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XII. — LE DROIT INTERNATIONAL PRIVÉ

Le droit international privé a pris, vers la fin du xîxe siècle et depuis, un essor au moins aussi grand que le droit international public. Lui aussi est à son âge d'or.

Et dans cette accumulation d'ententes internationales, d'Unions ou de traités bilatéraux, de conférences officielles, de Congrès organisés par des associations scientifiques, de codifications spéciales, d'ouvrages doctrinaux, de revues, la France a tenu et tient encore largement sa place.

Je laisserai de côté les ententes internationales, les Conférences, les Congrès, qui sont avant tout des oeuvres collectives auxquelles prennent part des délégués venus de tous les coins du monde et où les Renault, les Lainé, les Clunet, les de Lapradelle, les Politis ont joué leur rôle. Mais je dois signaler à nouveau cette codification des principes du droit international privé, destinée au Protectorat du Maroc et dont l'auteur, M. A. Geouffre de Lapradelle, a pu être qualifié par un bon juge en la matière qui avait à l'apprécier, M. Louis Renault, de « spécialiste consommé ».

Quant aux traités ou monographies, la France a trouvé de dignes continuateurs de l'œuvre des Dumoulin, des Froland, des Boullenois, des Bouhier.

du xixe siècle. Mais l'ancien régime avait un droit industriel, celui des corporations, il avait son Code noir qui constituait sa législation coloniale, et nous avons vu que les conflits des coutumes et le régime des statuts sont les origines immédiates du droit international privé.

L'ouvrage le plus complet et le plus répandu sur le droit international privé est, sans conteste, celui de M. A. Weiss. Et les traités de M. Pillet aux vues si originales, de M. Despagnet, de MM. Surville et Arthuys, le manuel si pratique de M. Valéry, les Études si pénétrantes de M. Bartin, les deux Revues françaises, le Journal du droit international -privé, fondé et dirigé par M. E. Clunet, la Revue de droit international privé et de droit pénal international fondée par M. Darras, et dont la publication est activement dirigée par M. A. Geouffre de Lapradelle, attestent, avec les nombreuses thèses de doctorat consacrées à ces matières, l'intensité du mouvement doctrinal dont le droit international privé est l'objet à l'heure actuelle en France. Quant aux deux volumes à' Introduction au droit international privé, ils font vivement regretter que leur auteur, notre excellent et regretté collègue, M. A. Lainé, n'ait pas pu terminer ces études historiques sur la théorie des statuts dans ses rapports avec le Code civil.

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