PRÉFACE XXV
tion per saltnm, laquelle est une sorte de métambrphose des germes.
La téléologle , les causes finales, répandent sur toute , cette rapsodie mystique le lourd ennui qu'exhalent les vieilles machines poétiques, — invocation aux Mnses, description des Enfers et des Champs-Elysées, etc, qui, des épopées classiques, ont passé dans le Télémaque, la Henriade et les Matryrs. La Philosophie de Vinco7iscient est Fépéede chevet des cause-fînaliers, tous gens que n'effrayent pas les gros livres. Il faut s'y résigner. « La téléologie et le vitalisme, a dit du Bois-Reymond, aussi vieux que l'humanité sous une forme ou sous une autre, vivront aussi longtemps qu'elle. Que chacun suive 'sa voie, mais que les partisans des causes finales ne s'imaginent pas, comme ils ont coutume de le faire, qu'ils apportent une solution meilleure, ou même une solution quelconque du problème, en recourant à des interventions surnaturelles, de quelque nature que ce seit \ »
La où les physiciens et les naturalistes ne découvrent plus qu'un problème de mécanique, très-compliqué sans doute, peut-être insoluble, en raison même de cette complexité, — mais rien que le jeu des forces aveugles de la nature, Hartmann adore le mystère des causes finales. Il semble qu'on voie d'ici sourire de pitié ce docteur Faust, qui eût dû vivre au seizième siècle , avant la théorie des ver-
1. Darwin versus Gaîiani. Rede (Berlin, Hirschwald, 4876), p. 24.