‹ Les sciences naturelles et la philosophie de l'inconscientChapitre 17 sur 62 · PRÉFACE XXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXIX

pité ou d'un homme endormi , dit encore Wundt, ne présentent pas le signe caractéristique de finalité et d'adaptation qu'on observe d'ordinaire dans les mouvements conscients.

L'excitation ne provoque qu'une contraction plus ou moins limitée de la partie excitée. En outre, rien n'atteste l'existence de sensations antérieures associées, capables de provoquer des mouvements spontanés. Ainsi, le mouvement de défense accompli , par lequel un homme ou une grenouille décapitée a répondu à certaines stimulations, l'animal retombe dans un profond repos, d'où il ne sort qu'après une nouvelle excitation. Il semble que la trace des sensations ne persiste pas au delà d'un temps très-court. Or des sensations successives et isolées ne sauraient constituer une conscience, laquelle, par définition, est un ensemble de sensations transformées^ ou d'idées, solidairement associées et coexistantes dans un même moment. Dans les centres nerveux immédiatement supérieurs, les fonctions psychiques sont déjà bien plus nettes que dans les réflexes de la moelle, ainsi qu'on le constate chez les animaux auxquels on a enlevé les lobes du cerveau, tout en respectant les tubercules quadrijumeaux, les couches optiques et les corps striés. Les excitations transmises à ces parties de l'encéphale ne s'évanouissent plus sans laisser de traces. Toutefois on n'observe plus, comme lorsque l'écorce cérébrale était présente, de manifestations spontanées de l'organisme : l'animal ne réagit qu'à la suite

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