‹ Les sciences naturelles et la philosophie de l'inconscientChapitre 18 sur 62 · XXX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXX PRÉFACE

d'excitations extérieures . La reproduction d'impressions antérieures n'a donc plus lieu; il n'y a donc plus de conscience. Ainsi récorce cérébrale demeure Tunique centre où ait lieu le réveil spontané d'idées antérieures et d'où partent les ordres de la volonté consciente.

Ferrier s* est rangé à ce sentiment dans son beau livre sur les Fonctions du cerveau. Mais il est bien remarquable que, tout en professant que des réflexes parfaitement adaptés « peuvent être produits sans conscience par la moelle épinière », un physiologiste de ce savoir avoue qu' « il n'y a pas, dans la physiologie des centres nerveux, un phénomène plus difficile que celui qui consiste à distinguer les phénomènes purement réflexes des phénomènes de conscience, à.' intelligence y de sensation *. » Et Wundt lui-même, Hartmann l'a bien aperçu, ne laisse pas de fournir des armes pour le combattre. Oui, chez l'homme, et vraisemblablement chez tous les vertébrés, l'organe de la conscience est bien l'écorce cérébrale, où sont représentés non-seulement toutes les sensations transformées d'origine périphérique ou viscérale, mais encore tous les états psychiques des ganglions du cerveau. Mais cet organe est-il unique? Les fonctions de cet organe ne supposent-elles pas celles des divers centres encéphaliques qui lui sont subordonnés, tels que les tubercules quadrijumeaux et les couches optiques, par exemple, qui jouent

1. Les Fonctions du cerveau, par D. Ferrier, trad. de Tanglais par M. de Varigny, p. 29.

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