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E. Haeckel, Anthropogénie, p

PRÉFACE XXXIIl

équivalences morphologiques des éléments du cerveau et de la moelle impliquent cfes équivalences physiologiques ? Cette hypothèse légitime, M. Jules Luys l'a maintes fois présentée dans ses ouvrages. Voici comme ce maître la formule dans son beau livre sur les Actions réflexes du cerveau : a J'ai été amené à considérer, d'une façon générale, le fonctionnement dynamique du cerveau comme n'étant qu'une amplijScation plus ou moins considérable du mode de fonctionnement des différentes régions de l'axe spinal, et les divers processus qui évoluent à travers sa trame comme étant conçus d'après les mêmes types généraux que les différents processus similaires, dont les éléments de Taxe spinal sont le siège. »

Le cerveau nous apparaît donc de plus en plus comme un simple organe de concentration; voilà tout. Mais le mécanisme des actions réflexes n'est pas d'une nature différente dans la moelle et dans l'encéphale. Et la sensibihté, avec ses réactions motrices ou volontaires, l'intelligence, la conscience plus ou moins claire ou obscure, sont si peu le propre du tissu nerveux cérébral, qu'elles se manifestent dans tout le monde organique, là même où il n'y a point trace, je ne dis pas d'éléments nerveux, mais de tissus différenciés ni d'organes. Les monères de Haeckel, tout ce règne des protistes dont les êtres sont si fort inférieurs aux plantes et aux animaux les plus rudimentaires , les monères, simples grumeaux de substance albuminoïde, sans forme ni structure définies, ne

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