‹ Les sciences naturelles et les problèmes qu'elles font surgir;Chapitre 26 sur 44 · SUR UN MORCEAU UE GHAIG · texte numérisé non relu

SUR UN MORCEAU UE GHAIG

rait admettre de semblables billevesées, et le couimentateur le plus ingénieux ne saurait, malgré toute la mauvaise Toi dont il peut être capable, attribuer celte signification auK paroles si simples dont se sert l'écrivain de la Genèse pour raconter l'œuvre des cinquième et sixième jours de la création.

D'autre part, je ne vois pas sur quoi on peut s'appuyer pour douter de l'alternative nécessaire, que toutes ces espèces différentes proviennent d'une lorme saurienne préexistante, évolution déterminée par l'action de causes qui font aussi absolument partie de l'ordre habituel de la nature, que celles qui ont déterminé les changements du monde inorganique.

Peu d'hommes osent afllrmer aujourd'hui que le raisonnementapplicable aux crocodiles est sans valeur quand il s'agit d'autres animaux ou des plantes. Si une série d'espèces s'est produite par l'actiou de causes naturelles, il semble absurde de nier que toutes les autres aient pu se produire de même.

Un petit début nous a menés à de grandes conclusions. Si je mettais ce bout de craie que je vous montrais en commençant, dans une flamme d'hydrogène, si brûlante malgré son obscurité, il resplendirait bientôt comme le soleil. Ce changement physique représente assez bien, je pense, le résultat de ce que nous avons fait en soumettant celte craie £i l'ardeur d'une pensée dépourvue d'éclat cependanL. La craie est devenue lumineuse, et sa clarté traversant

l'abîme d'un lointain reculé nous a fait voir des passages successifs de l'évolution de la terre. De plus, en examinant les changements lents mais incessants de la terre et de la mer, comme l'infinie variation des formes que revêtent les êtres vivants, nom n'avons trouvé que le produit naturel des forces originelles propres à la substance de l'univers.

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DE U «NIHPOU>ÏITj SËOLMIQUE, ET DES TVFtS FERStSTANTS DE U VII.

De temps en temps le négociant doit faire son inventaire, besogne utile, mais laborieuse, et qui n'est pas toujours bien satisfaisante. Après les entraînements de la spéculation, les plaisirs du gain et les chagrins des pertes, il se décide à envisager les faits, et à se rendre compte de la quantité et de la qualité précise de son avoir réel.

L'homme de science a lieu, parfois, d'en faire autant, et négligeant alors la valeur de ses petits acquêts, il doit examiner à nouveau tout ce qu'il y a sur le marché, de façon à s'assurer que le stock de numéraire en cave, sur la foi duquel on fait circuler tant de papier, se. compose bien réellement de l'or solide de la vérité.

La réunion anniversaire de la Société géologique me semble une occasion des plus opportunes pour une entreprise de ce genre, c'est-à-dire, pour chercher à nous rendre compte de la nature et de la valeur des résultats actuels des recherches paléontologiques, d'autant plus que tous ceux qui ont suivi de

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