‹ Les sciences naturelles et les problèmes qu'elles font surgir;Chapitre 9 sur 44 · L..a.-,.j„,CA)Uylc · texte numérisé non relu

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chefs d'insUtution et les professeurs ont à leur disposition pendant les jours de semaine. Et ceci m'amène à demander : pourquoi limiter aux jours de semaine cette instruction scientifique?

Certaines personnes dont la tournure d'esprit est cléricale ont l'habitude d'employer les gros mots pour désigner ce qui ne leur plall pas, et je ne m'étorwierais pas que l'on stigmalis&t comme blasphématoire et abominable, la proposlLion que je vais faire. Comme cela m'est assez indifférent, je me hasarde à demander : Serait-il donc bien mal d'employer une partie du dimanche pour donner, à ceux qui n'ont de loisir que ce jour-là, une connaissance des phénomènes de la nature et des rapports de l'homme avec la nature?

Je voudrais voir dans chaque paroisse une école du dimanche, destinée à l'enseignement scientifique ; elle i^e serait pas instituée pour remplacer aucun des moyens actuels de faire connaître au peuple ce qui est pour son bien, mais agirait concurremment. Je ne puis m'empécber de croire, en présence de l'abime d'ignorance ouvert à nos pieds, qu'il y a de la besogne pour tous ceux qui sont disposés à travailler pour le combler.

Et si certains de ces partisans des fausses idées cléricales en question, objectent qu'il leur semble dérogatoire à l'honneur du Dieu qu'ils adorent d'éveiller l'esprit de la jeunesse aux merveilles In- Qnies et à la majesté des œuvres qu'ils proclament Sire les siennes, d'enseigner aux enfants des lois

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JOO DE L<eDUCA.TION SCIENTIFIQUE.

qui soDt ses lois, de leur tilie connaître, par conséquent, tout ce que l'homme a besoin de connaître, je n'ai plus qu'à conseiller à ces bonnes gens de se confier aux soins d'un aliéniste. Si leur logique leur permet de tirer cette conclusion de semblables prémisses, elle est, je pense, singulièrement détraquée.

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Cesl sur les rapports de la science physiologique avec les autres branches de connaissances, que je vais appeler votre attention.

Prenant ce mot de science physiologique, dans son sens le plus large et comme équivalent du terme biologie, ou science de la vie individuelle, nous avons à envisager successivement les questions suivantes :

1° Sa position et sa portée comme branche des connaissances.

â" Sa valeur comme moyen de discipline mentale.

3° Ce qu'elle peut apporter de renseignements directement utiles, et enOn :

4* L'époque à laquelle il est le plus avantageux d'en faire un des éléments de l'éducation.

Relativement à la première de ces questions, nos conclusions dépendront nécessairement de ce qui fera l'objet des études biologiques, et je pense que quelques considérations préliminaires vous feront bien comprendre la grande différence qui existe entre les corps vivants, dont s'occupe la science phy-

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