‹ Les Scolies du manuscrit d'Aristophane à RavenneChapitre 13 sur 210 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

Suit un index des onze comédies avec renvoi aux pages du manuscrit.

À la fin, il y ἃ une couverture de deux feuillets : le premier en parchemin, le deuxième en papier; le premier porte un index qui est de la même main que les chiffres, indications de personnages et autres signes qui sont à côté du texte de Lysistrata et des Thesmophoriazusæ. Cet index doit donc être attribué à cet Euphrosynus (1) qui prépara pour Junti l’édition de 1516.

Le texte d’Aristophane occupe le milieu de la page, l’écriture est la minuscule; les scolies sont sur les marges, l’écriture, sauf de très rares exceptions , est l’onciale. Pour le texte, l'écriture est au-dessous de la ligne à la pointe sèche; les esprits sont souvent anguleux, mais les formes arrondies sont aussi très fréquentes; les lettres onciales se trouvent aussi assez fréquemment, particulierement le Τ᾿, l’H, le K, le A, le N. Tous ces caractères indiquent que le manuscrit est du onzième siècle et non, comme l'avait jugé Martini, du dixième. L'original, sur lequel le Ravennas ἃ été copié, devait être un manuscrit assez ancien; on peut le conclure de formes telles que ποεῖν pour ποιεῖν, de la fréquence de l'erreur o pour ὦ et de certaines particularités paléographiques, dont la plus curieuse est le signe de l’apostrophe mis après le mot où’. L'usage de l’apostrophe, comme signe de ponctuation, est signalé dans les manuscrits les plus anciens , et particulièrement dans les manuscrits bibliques (2). On se servait d’abord de l’apostrophe pour indiquer le commencement ou la fin d’un mot un peu rare, tel qu’un nom propre étranger; plus tard on trouve indistinctement ce signe à côté d’un mot ordinaire. Dans le manuscrit de Ravenne, cet usage ne s’est conservé que pour le mot 0x; les autres exemples sont très rares; on peut citer Grenouilles, T : μόνον". Le copiste devait trouver, sur le manuscrit qu’il copiait, cette particularité qui n’était plus en usage au onzième siècle, et il là transcrivait probablement sans la comprendre.

(1) Cf. Velsen, op. cit., p. 1.

(2) CF. Gardthausen, Griechische Palæographie. Leipzig, 1879, p. 272.

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