‹ Les Scolies du manuscrit d'Aristophane à RavenneChapitre 19 sur 210 · XVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE

Parmi les confusions possibles , citons : celle de x x et de πτ produite par ce fait que le groupe xx est toujours écrit rt, celle de σ et de ι, l’ a très souvent une forme arrondie qui le rend très semblable au ç lunaire de l’oncial.

Un fait assez curieux, c’est la présence, dans le manuscrit de Ravenne, d’un certain nombre d’abréviations purement tachygraphiques ; je veux dire d’abréviations qu’on ne trouve employées qu’en tachygraphie et qui ne sont pas passées

dans la minuscule. J'ai trouvé deux fois l’abréviation de eus, δ

Plutus, 170, βασιλ — βασιλεύς ; Nuées, 1130, πες ΞΞΞ ληστευομένη. L’abréviation signalée par Hultsch (1), dans le Vaticanus 218 du douzième siècle, ὅπ, #r+, ὅπ: , pour ὅπερ, ἥπερ, ὕπερ, se rencontre aussi dans le Ravennas; j'ai trouvé ür+, Oiseaux, 1367, 1459; Paix, 123, de même Gort, Oiseaux, 1694 ; PaIT 3 E SD ::

Un exemple de l’abréviation tachygraphique de # se trouve : Paix, 314 pour le mot Δημήτηρ, Peut-être faut-il considérer l’abréviation de οὐ dans ττὴν Lysistrata, 840 comme une abréviation mal faite de - = αυ.

Tous ces passages se trouvent groupés à peu près au même endroit du manuscrit, à la fin des Oiseaux et au commencement de la Pair (2); ils appartiennent tous, sauf le passage douteux de Lysistrata, à un seul de nos copistes, à celui que nous nommons R!; ce copiste ἃ fait en ce moment une échappée sur le terrain tachygraphique, échappée assez courte, mais qui prouve au moins quil avait connaissance des secrets de cette écriture. Les manuscrits tachygraphiques connus jusqu'ici sont assez peu nombreux (3); ils appartiennent tous au dixième et au onzième siècles, la tachygraphie eut alors son moment de vogue, le copiste du Ravennas sacrifia lui aussi à la mode du jour (4),

(1) Ὁ. Lehmann, op. cit., p. 60.

(2) On ἃ vu que les scolies des Chevaliers sont de R? ; Rt à écrit les scolies de la Paix aussitôt après avoir écrit celles des Oiseaux.

(3) La liste la plus complète de ces manuscrits se trouve dans 16 Journal des savants, 1881, p. 312 et suiv., article de Charles Graux sur la Griechische Palæographie de M. Gardthausen.

(4) « En tout cas, le fait est qu’à le fin du neuvième siècle ét pendant tout

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