XXII PRÉFACE
— Îbid. Scolie nouvelle, ξυντυχοῦσα expliquant le mot ξυμμίξασα qui pouvait prêter à équivoque. Ces deux scolies se trouvaient déjà dans Suidas : Ξυμμίξασα ". Ξυντυχοῦσα.
᾿Αντὶ τοῦ ἱκανωτάτῃ, φρονιμοτάτη. --- 840. L’optatif présent θερμαιvounv convient mieux que l’aoriste θερμανοίμην à la leçon du texte ἀλεαίνοιμι, cf. Adn. — 618, τὴν ἄμορφον, scolie nouvelle expliquant les mots τὴν αἰσχράν. ---- Trois gloses nouvelles : 815, τὸ ἀργύριον λέγει au mot χαλχοῦς ; 817, τὸ νόμισμα au mot χόμμ᾽; 818, νομισμάτων au MOt χαλχῶν, --- 842, le texte connu jusqu'ici est : ᾿Αντὶ τοῦ (1) ὀπτᾶται. τὸ (τότε Ref: Adn.) γὰρ πῦρ of ἄνθροποι ἐρρίπιζον, ἵνα ὀπτήσωσιν. Dans le ms. de Ravenne ce passage forme deux scolies, la première Ὀπτᾶται " τότε γὰρ — ἐρρίπιζον explique le mot ῥιπίζεται; la deuxième , ἵνα ὀπτήσωμεν (et non ἵνα ὀπτήσωσιν) explique 843, λαγῷ᾽ ἀναπηγνύασι. Dans le manuscrit que lisait Suidas , il y avait, comme dans le Ravennas, deux scolies pour ce passage; en effet, on lit au mot ῥιπίζεται - ὀπτᾶται. Τὸ γὰρ πῦρ οἱ ἄνθρωποι ταῖς ῥιπίσιν ἐρρίπιζον. ᾿Αριστοφάνης * τὰ τεμάχη ῥιπίζεται. La seconde scolie manque parce qu’elle devait être distincte de ia première dans ce manuscrit. — 1007, on lisait κατέλαδες, Portus avait corrigé κατέδαλες, conjecture que les éditeurs avaient introduite dans le texte. C’est aussi la lecon du manuscrit de Ravenne. — 1086, le mot of n’est pas omis devant πορθμῆς. — 1124, ἐπιλεγομένας ἡμᾶς τὰς ...... τερα, la lecture peut être rectifiée et complétée par la contre-empreinte, il y a ἐπιλεγομένας ἡμᾶς τὰ εὐοδμότερα.
Ces passages, pris à un endroit du manuscrit dont la transcription offrait moins de difficultés peut-être que partout ailleurs, montrent quelle était l’utilité du travail que nous avons entrepris.
La distribution des scolies sur les marges n’est pas une chose indifférente; nous demandons ici à entrer dans quelques détails qui ne seront peut-être pas inutiles pour la critique de ces textes. Nous avons dit que les scolies avaient été écrites par deux mains distinctes, R! et R?; ces deux mains ne diffèrent pas seulement par l'écriture, mais encore par la disposition qu’elles ont adoptée pour les scolies. La
(1) Les mots ἀντὶ τοῦ manquent dans le Ravennas.
PRÉFACE. xl
partie écrite par R! révèle un copisie soigneux et clair ; 1] distribue ses textes sur les marges sans les confondre, 1] marque exactement les renvois, chaque scolie est écrite isolément, formant un groupe distinct, séparé des autres groupes semblables par une ponctuation particulière : — et par un intervalle blanc ; le lecteur voit tout de suite, en lisant le texte du poète, si tel passage est l'objet d’un commentaire, et il trouve facilement ce commentaire. Quant à la scolie, elle est souvent précédée d’un lemme écrit quelquefois en minuscule, et toujours séparé de la scolie par cette ponctuation particulière : —. Le second copiste n’a pas tous ces scrupules; s’il a beaucoup de textes à transcrire , il les aligne les uns à la suite des autres, souvent même sans les séparer par un simple point ; toutes les scolies d’un folio forment alors un unique groupe compacte et pressé où 11 n'y ἃ rien de saillant à l'œil; et comme le copiste dédaigne l’usage des renvois, le lecteur se tire comme 11 peut de ce fouillis. Remarquons que ce n'est pas pour se ménager plus de place et pouvoir transcrire un plus grand nombre de scolies que le copiste agit ainsi ; souvent les scolies ne sont écrites que sur une marge, où elles s’entassent sans ordre, pendant que les trois autres marges sont en blanc.
Ce n’est pas tout, 1l y ἃ entre R! et R? une autre différence plus importante : les scolies, dans la partie du manuscrit écrite par R1, sont presque toujours assez nombreuses ; sans doute les quatre marges ne sont pas toujours garnies, il y a même parfois des lacunes considérables ; mais en général, la page semble suffisamment pleine. Il n’en est pas ainsi de R?; deux pièces sur six sont relativement riches en scolies ; ces pièces sont les Acharniens el Lysistrata ; mais pour les Chevaliers, les marges sont en blanc à partir du v. 341, et les trois dernières pièces, les Guépes, les Thesmophoriazusæ et les Ecclesiazusæ n'ont que des scolies peu nombreuses et presque toujours très courtes. Une de ces pièces, les Guépes, ἃ cependant des scolies abondantes dans les autres manuscrits; si pour les deux autres pièces, qui n’ont des scolies que dans très peu de manuscrits, nous ne pouvons rien affirmer, pour les Guépes, au contraire, nous