SYMPTOMES ET DIAGNOSTIC
L'anatomie pathologique nous a montré les différentes conditions nécessaires à la production d’une scoliose: soit contracture musculaire, soit [uxation, soit écrasement d’une demi-vertèbre. C'est la première forme clinique qui est la plus fréquente, c'est elle que nous décrirons tout d’abord. Le professeur Kirmisson, dans la Revue d’orthopédie, y a bien insisté, et en a fixé définitivement la symptomatologie du début.
La région le plus souvent atteinte est la région dorso-lombaire et la scoliose est formée par une courbe de grande amplitude. Cette déformation vertébrale est très précoce et alors que dans le Pott ordinaire, surtout chez l'enfant, elle n'apparaît que tardivement, longtemps après les phénomènes initiaux, quelquefois même après les abcès, dans cette forme, elle précède au contraire les autres symptômes,
Cette courbure entraîne des modifications du côté
du rachis d’une part, du bassin d'autre part.
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Dans certains cas, il n’y a pas de courbure de compensation et le tronc est déjeté en masse, il subit un mouvement de translation très marqué et les parents traduisent ce fait en disant que leur enfant « marche de côté ». |
Dans ces cas, on note une saillie de la hanche du côté de la convexité et ce fait est des plus manifeste sur la photographie du malade N. (obs. XI). La hanche gauche est plus accentuée, effacée au contraire de l'autre côté,
Dans d’autres cas, des courbures de compensation peuvent se produire et elles sont soit à une courbure, (scoliose en C), soit à deux courbures (scoliose en S).
Sur Ja photographie, on note une légère ébauche de courbure de compensation à la région cervicale, les deux courbures ne sont pas de même valeur : les deux ceintures pelvienne et thoracique ne se superposent plus et leurs deux centres sont désaxés.
De cette saillie de la hanche d'une part, de la courbure vertébrale d'autre part, il en résulte que le flanc droit se creuse et que le triangle de la taille s'aggrandit de ce côté, s'elface de l'autre, ce que l'on voit clairement en regardant l'enfant de face.
Quant à la rotation vertébrale, nous l'avons signalée au chapitre précédent et en avons discuté l'exis-
tence et le mécanisme, Nous n’y reviendrons plus.
NT
La déformation vertébrale entraine, avons-nous dit, des déformations du bassin; celui-ci pivote autour de son axe antéro-postérieur et la ligne des hanches est perpendiculaire à l'axe infléchi, d’où saillie d’un côté avec effacement de l'autre ; ces déplacements du bassin corrigent donc l'attitude vicieuse de la colonne lombaire.
On recherchera ensuite avec soin la présence des points douloureux soit au niveau des apophyses épineuses soit des apophyses transverses.
On arrive ainsi à découvrir une apophyse épineuse plus accusée et en exerçant une pression assez forte on réveillera une douleur profonde, indice de la lésion osseuse. La percussion pourra dans d'autres cas rendre les même services.
Ces auteurs ont attaché une grande valeur à fa douleur des apophyses transverses et de l'obsefvation Y du docteur Phocas, c’est cette douleur exquise qui aurait permis de soupçonner un mal de Poïtt.
On devra s’enquérir des souffrances du malade et étudier les caractères des douleurs, à type radiculaire comme le décrit le Professeur Delbet, mais il n’y a la rien de bien spécial.
On examine ensuite les mouvements de cette colonne vertébrale; la flexion en avant pourra mettre en
évidence une saillie épineuse, qui avait pu échap-
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