ACTE II 8l
je le suis. D'abord plus de sorties, plus de promenades, plus de visites, plus de séances aux boutiques, plus de messes et plus de vêpres. Ensuite, jeVais, de ce pas, mander le serrurier qui posera aux portes de bons verrous d'un pied de long- et de bons petits judas grillés, en même temps qu'on garnira les fenêtres de bons volets pleins avec de bons gros cadenas. Et enfin, je ferai venir de chez l'armurier une paire de pistolets, quatre mousquets et une rondache. Après quoi monsieur le Suborneur pourra se présenter chez moi, il y sera reçu de belle manière, non point à la pointe de l'épée — ce qui expose aux mauvaises ripostes — mais par de bonnes balles de plomb qui font leur ouvrage à distance. Sans compter que je vais avertir le Guet de surveiller les abords de la maison. Le Serg-ent est de mes amis.
Il se gralte la te te. A part.
Ouais, et même il parle assez souvent avec Dorine. Je n'aime pas cela, (//a?/^) Que ditesvous, mon frère, de mes projets? Ne vous paraissent-ils point sages ?
ANSELME, réservé.
Certes.
GÉRONTE
Judicieux ?
ANSELME
Oui, oui... cependant...
GÉRONTE
Mais...
Euhl
GÉRONTE
Voyons, il y a quelque chose. Dites.
ANSELME
Eh bien I mon frère, pour être franc sur ce que vous vous proposez, j'y vois un inconvénient .
GÉRONTE
Lequel?
ANSELME
C'est que toutes ces belles réformes ne seront peut-être pas au goût d'Angélique. Elle