CHAPELLE DE JEAN BOUGLER
etude artistique. tradition des artistes italiens, ce qu'était devenu l'atelier de michel colombe.
Nous avons admiré le programme du théologien; nous allons maintenant étudier l'œuvre de l'artiste, et nous chercherons dans l'examen consciencieux du style et des ornements, à découvrir un nom que le ciseau n'a pas gravé sur la pierre et que ne nous a pas conservé l'histoire.
Notre tâche, nous l'avouons, est difficile. Ce monument appartient encore plus que celui de Michel Colombe, à une époque de transition, où les influences les plus variées se confondent et légitiment les attributions les plus diverses. La France, l'Italie, la Flandre ont leurs partisans. Nous comprenons les raisons que chacun apporte, mais nous sommes en présence d'une œuvre qui a son unité, qui est sortie par conséquent de la pensée d'un seul, et qui est trop considérable pour n'avoir pas été exécutée par un atelier, par une école sous la direction d'un maître. C'est le maître de l'œuvre qu'il s'agit de nommer.
Le monument, dans son ensemble, témoigne d'un grand talent, mais il est d'une époque de décadence où les grandes règles de l'art commencent à disparaître.
L'architecture, cet art des lignes et des proportions, n'y exerce plus sa royale autorité. La sculpture est maîtresse;