DEUX MEDAILLONS SUR BOIS. FRISE DE^PORTE
(Cathédrale. — Portai! des Libraire-^.)
ment frustre, mais celle qui est près d'elle, et que nous reproduisons, est mieux conservée. Voici comment Tabbé Cochet la décrit : « A coté est une femme également nue, avec une ceinture d'écaillé — ou une sorte de gaine écaillée, car la pierre est wh^-fi^ustre — ses cheveux sont jetés sur son dos, elle porte une main à ses cheveux, et Tautre à sa gorge. Les seins gonflés vomissent des torrents d'eau; on est tenté de reconnaître ici un triton et une sirène. La Renaissance des lettres qui s'opérait alors aura inspiré, aux artistes de ce temps, ces conceptions m3^thologiques, et ils auront cru, en reproduisant ces monstres de la mer, plaire aux marins qui composaient cette paroisse. »
Une église des environs de Rouen, complètement réédifîée aujourd'hui, élevée au xvf siècle sur les ruines d'une église romane, offrait aussi de curieuses gargouilles et de fort singuliers détails. Nous reproduisons deux fragments , malheureusement très - frustres , empruntés à cette ancienne église de Caudebeclès-Elbeuf. L'un (XXVI), est un fragment de gargouille, l'autre motif (XXV) décorait un
pinacle. Du côté opposé à cette figure une simple feuille d'ornementation remplit le triangle semblable, réservé sur Tautre face du pinacle et il est évident que le sculpteur en décorant cet angle d'une petite figure aussi singulièrement présentée avait parfaitement atteint son but s'il avait désiré distraire ou faire sourire ceux dont le regard devait rencontrer cette petite sculpture grotesque.
Au nombre des postures singulières il ne faut pas oublier non plus ce curieux basrelief (XXVII) de Hérodiade, dansant sur les mains, empruntée à Tun des portails de la Cathédrale, et cette figure dans une pose presqye identique qui appartient à un chapiteau de Tabbayc de Saint-Georges de Boscherville, conservé aujourd'hui au Musée d'Antiquités.
On peut classer aussi parmi ces singularités, un corbeau provenant de cette abbaye de l'époque romane, qui offrait un grand nombre de chapiteaux et de moulures décorées de monstres, d'animaux, de têtes et de figures humaines. Parmi ces motifs on trouvait même quelques obscena^ dit M. A.
ROUEN