JJ
.\ défaut do ces tables, on j)Out ramener le lait à 15'', en })longeant l'Gj'rouvotte <pii le contieid. dans de l'eau de ])uits fiatide ou dans l'eau tiède, suivant ([ue le thermomètre est au-dessus ou au-dessous de 15''. On ])eut également faire uiu' correction suflisamment exacte, en se laq'pelant (]ue le lait augmente ou diminue, environ de 1” au lacto-densimétre, par cbaque variation de 5<' de température, (tette correction est indiquée ]>ar la formule .r = d + (n O.:20). dans laquelle
Fi". IRl. — Cl■c'mnm^t^o (lo Qiiovpnnc.
Fig. 163. — Galactoniètre île Cadet de Vaux.
Fig.l0“2. — LactodensimMre Qnevenne .
Fig. 105. — Lactosocope de Ileusnev.
LAIT
d exprime le degré fourni par l’instrument, ?i le nomlu*e de degrés du tliermomètre au-dessus ou au-dessous de lô».
Malheureusement, ce ne sont point là les instruments que les agents de l’autorité emploient, d’ordinaire, pour constater ([u’iin lait a été additionné d’eau. Le plus souvent, c’est le f/(flaclomè(re, de Cadet de Vaux.
( tALACTOMÈTRE. — Cet instrument (/îf/. I(i3) est en maillechort; sur une des faces de la tige on trouve les chiffres 0. 1, 2. 8, i, puis les mots :
Lait pur. 1/4 d’eau. 1/3 d’eau. 1/2 d’eau.
Une instruction accompagne l’instrument et lui attribue une exactitude qu’il est loin de posséder, même en prenant certaines précautions que ne fait point connaître cette instruction. De ])lus, l’instrument étant en métal, s’use, se bosselle, se fissure. Dans ce dernier cas, le liquide pénètre dans la boule, elles f{uel([ues garanties que l’onpouvaitespérer disparais.sent’ L.actoscopes. — Les lactoscopes ont jiour but l’exploration optique du lait. Ils reposent sur ce principe que, plus un lait est riche en graisse, plus il est opaque.
( lelui que 1 )onné (18'i8) présenta à l’Académie des sciences (D (tig. Ki'i) consiste en un tuyau oculaire composé de tubes concentriques montant l’un sur l'autre, avis. Cliaque tulie porte une glace jilane; les deux glaces peuvent être, au moyen d’un jKis de vis amenées à un contact parfait. Le rapport des tiilies enti’e eux est indiqué à cet instant jiar la coïncidence d’un zéi-o placé sur l’un d’eux, vis-à-vis d’une petite ilèche gravée sur l’autre: l’espace généré entre les glaces, à mesure que l’on dévisse les tulies, est indif[ué par une division tracée sur la cii’conférence du tulie intéiieur.
(iomme l'inclinaison du pas de vis est fort ])etite. la division inscrite sui‘ la circonférence permettra d’ajiprécier avec facilité des (fuantités mêmes minimes: ]mis(|ue, i>ar exemple, cette cii’iîonférence, divisée en 50 jiarties, donnera le moyen de lï’actionuer par 150 l’espace engendré à clnufiie tour par un l»as de vis d'un demi millimètre d’écartement. C’est dans l’es]»ace conqiris entre les deux glaces, et variable à volonté, (pie l'on vei'sc le lait que l’on veut comparer. Il en faut une
(1) Donné, Cours de. microscopie co)iipléme>i/mre des éludes médicnles. Pnris, IS'ii. — Couseils au r mères. I^aris, ISf^i.
quantité suftlsanto pour ne plus peianettro de voir la llainme (l'une l)ouoie })lacée à 1 mètre de distance. I^’instruinent ainsi cliargé s’intercale entre r<j‘il de rol)servateur et la lumière. En diminuant alors progressivement la couche du lait, en vissant lentement un tul)e sur l'autre, et repoussant ainsi les o'iaces, on arrive à une épaisseui- au travers de laquelle l'image de la tlamme commence à poindre ; c’est le moment de s’aiTèter. lia lecture du rapport de la division avec la llèche indicatrice donnera l’épaisseur de la couche à cet instant. En dévissant plusieurs fois de suite ces tubes, pour rendre à la couche de lait son opacité et les ramenant au point où l’image commence à paraître, si l’on retrouve chaque fois le même rapjiort entre la division et la flèche indicatrice, on sera certain de l’exactitude d’un tel moyen d'oliservation.
Cet instrument j)ermet de constater assez facilement la richesse en ci'éme du lait d'une nourrice. Quoique insuffisant, c’est un bon moyen, car il est impossible d’arriver à aucun résultat positif en faisant bouillir le lait dans une cuiller, en regardant par transparence, au travers d’uue goutte de ce li- ((uide déposée sur l’ongle, etc., comme on le faisait autrefois.
Il suffit de mettre dans l’instrument une petite quantité du lait (|u’on veut examiner. Une couche mince de ce liquide suflit pour éclipser la lumière de la bougie lorsque la quantité de crème est considérable, lien faut, au contraire, une couche plus épaisse lorsque le lait est aqueux, appauvri, et ne renferme (fu'une petite quantité de crème.
Si l’instrument est bien gradué, comme on a sous les yeux la marque de l’écartement des glaces pour un bon lait ordinaire, ce chiffre sert de conq)araison pour des diverses espèces de lait que l'on pourrait avoir à juger.
Vogel, Reischauer, Eeser, Ilojjpe Seyler, ont imaginé des appareils analogues et. comme on le soupçonne, tout aussi incertains.
Celui qu’à fait construire le D'' TIeusner (de Barmen) consiste (lîg. Idô) en deux glaces fixées à l'intérieur d’un court anneau de laiton. Ifune d'elles est recouverte d'une sorte de grillage de gros traits noirs, entre les deux il reste un espace de deux millimètres de large, divisé (lerpendiculairement aux lignes noires en deux moitiés, à l’aide d'uue (doison transversale. Dans la moitié inférieure, on introduit du lait normal ; dans la moitié siqiérieure, le lait à ex]iertiser ;
Heiisner à même sup[)i“imé lo lait normal en Taisant construire la moitié inférieure de la glace, à hKiuelle I’omI s'appli- ([ue, en verre dépoli, d'une transparence identi([ne à celle d’une couche do 2 ndllimètros de lait normal. Il su fût alors d’introduire le lait à expertiser })ar une fente ménagée sur une portion do l'anneau métallique, ce ([ui se fait simplement en })longeant l'a])])areil toutentier dans le li(juiil(‘. Après quoi, l'on revêt l’anneau d’un manchon annulaire ([ui en i-enferme l'ouverture: on essuie le tout et l’on regarde le ciol par le })etit instrument pour l'oconnaitre par quelle moitié les lignes noires sont les })lus apparentes. Jést-ce jtar la moitié (|iii renferme le lait 2, c'est (|ue celui-ci est j)lus pauvre en crème <[ue le type.
IhiOGKDKS USUELS. — 1. Une aiguille à tricoter, hien polie et bien frottée pour qieil n’y reste adhérente aucune matière grasse, est })longée ])i‘ofond('mient dans le vase de lait et i‘etirée immédiatement dans sa ])Osition verticale. Si l'échantillon é}a‘ouvé est})ur, (pieh{ues gouttes de liipiide demeurent attachées à la ])ointo do l'aiguille; si au contraire lo lait a été additionné d’eau, même eu très ]')etite «[uantité, le li([uido no reste jamais adhérent.
11. Voici un moyen })rati(iuo, àla povtéede tous lesménageset permettant de roconnaitre d’une manière iid'aillihle s'il y a nu non addition d'eau au lait. On met, à cailler un ]>ot de lait. I^e lait une fois caillé, on enlève la crème. Si il y a addition d'eau. ro])ération est facile, car entre la crème et le lait caillé il se trouvera une couche d'eau facilitant la sé])aration. Si, au con- Iraii'e, le lait est })ur, la sé])aralion sera ]>lus diflicile, la crème julhèrant au lait caillé même. le((uel, du reste, sera heaucoii]) ]»lus compacte que dans le ))romier cas.
Un ]trocè(lé est bien connu dans les métairies où l'on fahri({ue le fromage et on il est versé (juel([ues gouttes d'eau «laus clia(fue pot (le lait destiné à la fabrication, pour faciliter précisément la sé])aration de la crème du lait.
<'oiiiiiion( il laiii Immiu' i«‘ lait. — (Certaines ])e]‘sonnes S(' ])laignent de ne ])ouvoir })rendre de lait, sans en être incommodées et l'attrihiient à une altéj-ation probable du liquide.
l’res(p]o toujours cela tient à ce ([u'elles boivent tro])vite. 11 faut mettre au moins trois minutes à. boire un verre de lait.
Le contenu d'un vei’re avalé ])récipitamment se transforme dans restomac, en un amas de caillé, dont la surface extérieur»" se trouve seule en coidact avec le suc gastrique, tandis»}ue la niême (piantité de lait, bue é]>etits traits. s<> coagide partielle-