DEUXIÈME SOIRÉE
Je n'en étais encore qu*à la seconde conversation, et le but que je voulais atteindre avait pris dans ma pensée une gravité inattendue. Je sentais que j'avais entrepris en riant une lourde tâche, que j'avais avancé certaines théories qu'il me fallait sérieusement soutenir. — C'était un système à développer devant des personnes presque toutes assez ignorantes en armes, et qui n'eussent rien compris aux termes techniques.
Il fallait être clair, précis, et prêt à répondre à toutes les observations qui pourraient m*étre faites.
Je tenais surtout à convaincre mon petit auditoire : car dans une certaine classe de la société, je trouve incomplète toute éducation où l'escrime a été négligée, et bien coupables les parents qui n'ont pas compris la double et indispensable importance de cette étude qui développe le corps, habitue aux mâles exercices et protège la vie.
c — Àh ! ah ! dis-je en entrant dans le fumoir * où nous nous réunissions chaque soir, je crois que mon auditoire est au grand complet.
« — Votre auditoire vous attend, dit le maître de la maison, prenez ce fauteuil qui vous attend aussi , et commencez quand vous voudrez.
€ — Eh bien , je commence, » répondis-je en m'asseyant.
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Je vous ai dit hier, que, selon moi , Tétude des armes gagnerait beaucoup à être simplifiée, et que cette étude n'était pas si effrayante et si longue que pouvaient vous le faire croire certains traités d*escrime avec leur attirail de coup'é compliqués et innombrables.
Dans les armes, les principes élémentaires sont au nombre de quatre.
On peut les diviser ainsi :
Attaques simples.
Attaques composées.
Paradas simples.
Parades de contre^ ou parades composées.
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ATTAQUES SIBfPLBS.
Coup-droit. — Dégagement