‹ Les secrets des BonaparteChapitre 8 sur 24 · LA REINE HORTENSE · texte numérisé non relu

LA REINE HORTENSE

L'aimable femme, qui fut mère de Napoléon III, n'a point trouvé encore de biographe impartial : les uns en ont fait une déesse, les autres n'ont pu lui pardonner Napoléon III.

Si j'en crois une lettre du préfet du Bas-Rhin à un ministre de la Police de la Restauration (Archives nationales), sa devise était : Fasse et advienne bientôt.

Voici deux lettres de la reine Hortense à Napoléon I*', toutes deux tirées des Archives nationales :

Sire,

On dit que, malgré vos grandes occupations, vous pensez à former un établissement pour des jeunes personnes. Mme Campan, qui a fait le projet dont vous lui aviez parlé, m'a prié de

VOUS l'envoyer, je n'ai pas cru devoir le lui refuser, par l'intérêt que je lui porte et par les bontés que vous avez eu (sic) pour elle. Vous voyez, sire, combien je compte sur votre indulgence et sur votre amitié, cette assurance (sic) fera toujours mon bonheur, comme le désir de vous plaire fait ma plus chère occupation.

Votre fille,

tîORTENSE B.

Ce 14 frimaire (an XIV),

Sire,

Je n'ai reçu aucun courrier de Hollande, seulement une lettre de Mme, de Boubest (?)qui m'annonce le départ du roi. Je joins cette lettre à la mienne, j'allais l'envoyer à Votre Majesté, quand j'ai reçu son courrier, et lui demander ce qu'il faut que je fasse, car je ne veux jamais faire que ce qu'il lui plaira. J 'envoyé M. de Marmold chercher le prince et l'amener près de moi puisque Votre Majesté le permet. Je ne serais pas encore assez bien pour aller jusqu'à Laeken, cependant si Votre Majesté tient à quelque chose, je suis mieux et je ferai toujours ce qui lui sera agréable. La pensée de vivre tranquille près d'elle est ce

qui peut me rendre la plus heureuse, et je la prie de croire que ce seront toujours les vœux de sa fille.

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