I. Son existence n'a été révélée qu'en
involontaire, du moins en ce qui concerne les filles d'Amy. Elles furent naturalisées françaises le 9 juin et titrées comtesses le lendemain. Voici l'acte de naturalisation de l'aînée :
Louis, par la grâce de Dieu y
Roi de France et de Navarre^
A tous présents et à venir, salut ;
Sur ce qu'il Nous a été représenté que Charlotte- Marie-Augustine, née à Londres, le 13 juillet 1808, de Charles-Ferdinand et de Amy-Brown, se trouvait dans la nécessité de fixer, à l'avenir, son domicile en France de-^ venue sa seule et unique patrie, et que, bien que son âge ne permît pas encore la manifestation de sa volonté, des circonstances, à 'nous connues, rendaient indispensable sa naturalisation en France,
A ces causes, voulant traiter favorablement notre trèschère et féale Charlotte-Marie- Augustine, sur le rapport de notre garde des sceaux, ministre secrétaire d'État au département de la justice.
De notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité
Royale, Nous avons dit et déclaré, voulons et nous plaît qu'elle soit admise, comme nous l'admettons par ces présentes, signées d.e notre niain, à jouir des franchises, privilèges, droits civils et politiques dont joliissent nos vrais et originaires sujets. Défendons, sous quelque prétexte que ce puisse être, de la troubler dans la jouissance d'iceux, tant qu'elle résidera dans notre royaume.
Mandons et ordonnons à nos cours, tribunaux, préfets, corps administratifs et autres, que ces présentes ils gardent et maintiennent, fassent garder, observer et maintenir, et pour les rendre plus notoires à tous nos sujets, les fassent publier et enregistrer toutes les fois qu'ils en seront requis ; voulons que copie des présentes soit et demeure annexée aux Lettres-Patentes scellées de notre grand sceau qui. pourraient être expédiées à notre très chère et féale Charlotte-Marie- Augùstine, si nous jugeons à propos de lui accorder un titre.
Car tel est notre bon plaisir, et, afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous y avons fait mettre notre scel.
Donné à Paris, le neuvième jour du mois de juin, de
l'an de grâce mil Jiuit cent vingt et de notre régne le vingt-cinquième. Signé : Louis. Plus bas est écrit : Par le Roi : le garde des sceaux, ministre secrétaire d'État au département de la justice, signé : H. de Seiire ; vu au sceau : le garde des sceaux, ministre secrétaire d'État au département de la justice, signé ; H. de Serre ; certifié conforme aux Lettres originales, le maître des requêtes, commissaire du roi au sceau de France, signé : le comte de Pastoret. Le tout enregistré au sceau, Reg. F, fol. 12 et 13. Le secrétaire général du sceau de France, signé : Cuvillier. Pour expédition conforme : le maître des requêtes, commissaire du roi au sceau de France (signé) : le comte de Pastoret.
Le S. scellé en cire ardente du sceau du commissaire du Roi prés le sceau.
La présente transcription, collationnée et visée par les deux chefs de section dont les signatures sont cicontre, et par eux trouvée conforme à Tampliation authentique communiquée par M™« la princesse de Lucinge, a été signée par nous, Directeur général des Archives de l'Empire.
En ci de quoi, nous avons fait apposer le sceau des archives.
Fait à Pajis, le six février mil huit cent soixante et un.
Le Directeur général des Archives de VEmpire, Comte DE Laborde.
Vu et coUationné. :
Le chef de la section du secrétariat,
J. GOSCHLER.
Vu et coUationné :
Le chef de la section législative et judiciaire, A. Grun.
Reçu de M. le Directeur général, le 19 février 1861. Le chef de la section administrative,