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n servi de portique à l'Olympe et d'auréole an Calvaire, ce n'est que là-bas, sur cette terre prédestinée où Raphaël a marché, et des flancs de laquelle Michel-Ange a fait surgir ses œuvres de Titan, ce n'est que là-bas que l'esprit s'exalte assez par la contemplation pour sentir souffleren lui cel autre esprit invisible et éternel qui devient une partie de l'âme des grands poètes, des grands peintres, des grands musiciens, des grands sculpteurs, et qui n'est autre chose que l'âme entière du monde! Partout on peut étudier les régies; mais à Rome, elles se transfigurent et deviennent des routes lumineuses où l'on se sent emporter par l'aile de Dieu.
Girardon, lui aussi, allait visiter la cité immortelle. Il partait jeune et plein de courage, le cœur desséché de cette soif d'apprendre qui tue quand elle n'est pas satisfaite. Il trouva à Rome Philippe Thomassin, son compatriote, qui l'accueillit avec bonté, voulut le loger, se chargea de le diriger dans ses éludes, le lia avec tous les maîtres les [>lus célèbres et lui ouvrit l'antiquité. A cette source féconde, Girardon, altéré, but à longs traits. Mais disons-le en passant, et pour y revenir plus tard, ce n'était pas l'antiquité qui devait le plus inspirer notre jeune artiste; ces lignes droites et nues, cette sévérité de la pose l'intimidaient un peu, et il interrompait ses études en face des majestueuses et froides statues pour marcher dans la campagne, pour sentir sur son front ce soleil qui fait bouillonner le sang dans les veines, et qui peut rendre fou, s'il ne donne pas le génie! Nous le répétons, ce qui distinguait Girardon, c'était la tendresse. Il avait
plus bpsoin de la mélancolie, de l'extase dans les temples et de la vue du ciel, que de l'analyse des chefs-d'œuvre antiques.
Quoi qu'il en fût, quand il revint en iG52, il était digne de se joindre au cortège qui commençait à rayonner autour du jeune roi Louis XIV ; mais il consacra une année aux amis du pays. Avant d'aller prendre sa place parmi les demi-dieux de la cour de France, Girardon passa une année tout entière à travailler humblement pour sjs concitoyens. Ceci est, par dessus tout, digne d'éloges. Il n'a pas cette impatiente ambition de la jeunesse. Lui, qui revient de Rome, tout brûlant d'inspiration, il n'est pas désireux d'un plus grand théâtre que sa vieille ville ; il donne une première offrande de son talent à ses compatriotes, il fait des bustes pour un M. Quinot, des statues pour des cheminées; il n'est pas pressé de briller autre part; on dirait qu'il a le sentimentdesa force et le pressentiment de sa longue carrière, et que, certain d'arriver toujours, il juge inutile de se hâter. Il se repose dai.s sa famille, et il attend. Cependant ses amis, ambitieux pour lui, l'excitent, on lui donne des lettres pour Golbert et pour Mignard, qui venait d'achever les peintures du Val-de-Grâce, et on l'envoie à Paris. Une fois à Paris, dans celle atmosphère glorieuse qui dilatait alors les poitrines, quand il a serré la main de Mignard, coudoyé Molière et rencontré Pujct, il comprend que c'est là son lerrain, qu'il a aussi de grandes choses à accomplir, et il se met à l'œuvre. En 1660, il rem|)orteun prix de trois cents louis d'or. Ce succès l'enhardit;
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Mignard se sert de son crédit pour le pousser avec éclat ; les faveurs du roi viennent le trouver; des amitiés illustres remplissent sa demeure; La Fontaine et Boileau le nomment leur Phidias, Santeul le chante en latin ; Versailles, qu'il a vu commencer et finir, le demande pour peupler ses solitudes, et, en 1G87, l'Académie lui ouvre ses portes.
Maintenant, jusqu'à sa mort, qui n'arriva qu'en 1715, toute sa vie fut une longue suite de triomphes. Aimé du roi, aux. volontés duquel il fut constamment dévoué, estimé de tousses rivaux, il garda au front pendant tout le cours de son existence patriarcale, sans aucun nuage, celte précieuse auréole dont il n'était fier qu'en pensant à son pays !
Ah ! Tamour de son pays, ce fut, après la sculpture, la grande passion de Girardon. ku milieu des innombrables travaux qu'il accomplissait; dans cette grande quantité de statues, de fontaines, de vases et de bas-reliefs qu'il répandaitdans les jardins royaux, etnotamment à Versailles, il gardait toujours dans un coin de son atelier un bloc de marbre choisi dont il faisait, en cachette et avec dévotion, un chef-d'œuvre pour son pays. En 16S7, il vint à Troyes avec un grand médaillon de marbre blanc représentant Louis XIV, que le maire et les échevins allèrent, à la tète de toutes les compagnies, recevoir de ses mains. Ce jour-là, Girardon se sentit bien heureux. En entendant les acclamations et les applaudissements du peuple, il se prit à pleurer en souriant. Ce fut, dit-il, le plus beau jour de sa vie; l'amitié du grand roi lui donna moins
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d'orgueil. Ce médaillon fut placé, en 1690, dans la grande salle de l'hôtel de ville, oîi il est encore maintenant.
L'année suivante il fit fermer d'une grille de fer, faite à ses frais et sur ses dessins, le devant du chœur de l'église de Saint-Réray, où il avait été baptisé, et le 30 mars 1690 il vint lui-même placer au-dessus de cette grille un Christ en bronze, qui est regardé comme un de ses plus beaux ouvrages. Ces voyages à Troyes et ces surprises étaient les distractions du grand artiste. Environ dans le même temps, il exécuta de grands travaux au maîtreautel de l'église Saint-Jean ; et là, remarquons encore un trait caractérisque de cette âme pieuse et reconnaissante. Il avait fait ses premières études sur les dessins de François Gentil, il ne l'oublia pas, et trouva moyen de placer dans son œuvre deux statues de son premier maître. C'était une façon d'acquitter sa dette et d'associer l'avenir au passé.
Les églises n'étaient pas seules à jouir de sa munificence. Il avait conçu, avant la mort de Colbert, un projet qu'il ne put réaliser. Il voulait se servir de la protection du ministre pour faire bâtir devant l'hôtel de ville de Troyes une place au milieu de laquelle il aurait mis une statue équestre de Louis XIV (1). En 1692, il eut
(1) Pourquoi n'cif'verait-on pas un monument de recoimaiss^ance au grand sculpteur, dans l'endroit même que le grand sculpteur avait choisi pour I9 inoiiurceut de son patriotisme?
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l'inlenlion d'orner la bibliothèque publique des bustes des grands hommes de Troyes. Il avait déjà fait ceux de l'asserat et d'Urbain IV, mais ses ouvrages pour le roi rempôchèrent d'achever cette entreprise. Ses amis particuliers recevaient aussi des marques glorieuses de son souvenir. Il avait exécuté pour le château de Villacerf, a[»partenant aux Colbert, ses premiers protecteurs, des bas-reliefs et des bustes, parmi lesquels on remarquait ceux de Louis XIV et de la reine Marie-Thérèse (maintenant au musée de Troyes). Ils sont en marbre blanc, d'une ravissante délicatesse et d'une incroyable perfection de détails.
Girardon épousa, en 1670, Catherine Duchemin, célèbre par sa beauté et par la vérité avec laquelle elle peignait les fleurs et les fruits. Ce fut là une touchante et sainte union ! Ces deux âmes d'artistes se fondirent en une seule. Du jour où elle épousa Girardon, Catherine Duchemin se dit que c'était dssez de lui pour glorifier la maison ; et, sacrifiant ses grands talents à ses devoirs, elle laissa les pinceaux, se litépouse économe, mère dévouée, se contenta d'admirer son mari, de lui donner parfois des conseils, et ne se laissa jamais surprendre par un regret, par un soupir sur cet art, auquel elle avait irrévocablement renoncj.
Il me semble voir d'ici ces deux figures calmes et souriantes dans l'atelier du sculpteur. On cause de la chère province, des vendanges qu'on ira y faire au mois de septembre et que Girardon ne manque jamais d'aller surveiller. On emmènera La Fontaine pour rire un peu;
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M. Simon, l'intendant de M. de La Feuillade, a promis que le P. Boubours et Fontenelle y seraient; on fera de ravissantes promenades à [losières, qui rappellera un peu Versailles, comme un bosquet rappelle une forêt; on ira revoir tous les vieux amis; les amis de chair et d'os, qui peuvent mourir, et les amis de pierre et de marbre, que la mort a plus de peine à emporter. Girardon accomplira, comme tous les ans, son pèlerinage aux fresques de SainLe-Jules, qu'il cherche à défendre contre les douces railleries de sa femme ; et l'entretien se prolonge longtemps ainsi, et les larmes viennent aux yeux des deux époux, qui se quittent à grand'peine, l'un pour aller où l'appellent les devoirs de chancelier de l'Académie et d'inspecleur-gcnéral des ouvrages de sculpture ; et l'autre, qui a été autrefois aussi de l'Académie, pour porter, heureuse mère, heureuse épouse, le surplus de ses caressesà ses enfants. Sur le seuil de l'atelier on se retourne, on jette un long regard à tous les hôtes qui sont là attendant le dernier coup de ciseau qui doit les détacher du tronc et leur donner la vie, on ne peut, en se séparant, s'empêcher d'adresser un salut respectueux à Louis XIV, à cheval, dépassant de la moitié de son corps tout un peuple de dieux et de déesses qui forment sa cour. Oui, ces deux êtres privilégiés, ces deux cœurs d'élite, on* dû avoir ensemble de saintes et ravissantes causeries, commençant par l'art et finissant par la famille, deux religions pour ces deux anges 1
Girardon survécut à sa femme, morte en 1698. Ilia pleura chréliennement, et, après l'avoir cousue dans son
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linceul, il se recueillit gravement, comme Tin toret devant sa fille morte, songeant à lui donner un cercueil de marbre qui fût digne de sa gloire et de son amour pour elle.
Comme notre sculpteur se faisait vieux alors, et que sa main tremblait, il a confié l'exécution de sa tâche sacrée à deux de ses élèves. Nourrisson et Le Lorrain; mais c'est lui-même qui a lait le dessin; c'est lui qui a présidé au travail; c'est lui qui d'avance, et avec ses larmes, amollissait pour le ciseau le sarcophage où reposait l'autre moitié de Jui-même! Ce tombeau, élevé dans l'église de Saint-Landry, représentait Jésus-Christ descendu de la croix et la Sainte Vierge offrant son fils au Père Eternel. Touchante image, qui allait bien au tombeau de la femme chrétienne.
Il semble que Girardon, comme La Fontaine, son candide ami, et comme tous les profanes honnêtes de ce temps-là, demandait pardon à Dieu, dans ses derniers ouvrages, d'avoir si longtemps consacré son ciseau aux dieux païens. Il n'avait pas assez fait de Christs pour toutes les Vénus et pour tous les amours qu'il avait fait sourire et s'embrasser dans les bosquets de Versailles! L'approche de ces bords glacés et sinistres, où chacun vient aborder à son tour, éteignait en lui cette chaude inspiration qui s'était répandue si longtemps sur les pas de Le Nôtre. A la fin de sa vie, on le voit préoccupé de travaux d'églises; sainte expiation de la faute innocente d'avoir donné des chefs-d'œuvre à la France!
Il vécut encore dix ans après sa femme, toujours le même, plus triste, seulement, mais toujours affable, tou-
jours simple, malgré l'immense renommée dont il jouissait; et quand il sentit qu'il avait fini son magnifique pèlerinage ; quand le patriarche qui avait vu naître et mourir tous les sculpteurs du dix-septième siècle comprit qu'il n'avait plus qu'à refermer sur lui la porte, il rassembla ses dernières forces pour accomplir un voyage à Troyes; et là, comme ses jambes ne voulaient plus le soutenir, il se fit porter dans un fauteuil en face du portail de l'église Saint-Nicolas, etsemità lecontempler tout à son aise. Celait son adieu à l'art et à son berceau, c'était son salut à sa tombe. Il revint ensuite auprès de son roi bien-aimé, qui semblait l'avoir attendu, et, la même année, le même mois, le même jour, peut-être à la même heure, le 4" septembre 4715, ces deux augustes vieillards, ces deux fronts couronnés, le roi Louis XIV et le sculpteur Girardon, partirent ensemble, appuyés l'un sur l'autre, pour se faire juger par l'autre roi du ciel, qui avait donné à chacun sa mission et son génie!
Si maintenant nous examinons les nombreux ouvrages que Girardon a laissés, l'influence incontestable qu'il a exercée sur son époque par sa renommée et par la charge**' d'inspecteur-général des travaux de sculpture, dont il fut revêtu à la mort de Lebrun ; la paix profonde dont il a joui, le silence admirable qui régna au dedans et au dehors de sa demeure ; si nous coûsidéi'ons
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qce soixante années de cette glorieuse vie furent employées sans relâche à l'açonncr le marbre, à consacrer les fontaines des jardins royaux, à mettre toujours son nom à côté de celui de Louis XIV, qui a mis le sien partout, on conviendra que jamais existence ne fut plus digne d'envie!
Aussi voyez comme les contemporains l'admirent! Tous les sculpteurs, ses rivaux, se proclament ses élèves, et abaissent respectueusement devant lui leur ciseau, ne reconnaissant d'autres ordres que les siens, d'autre inspiration que la sienne. Tous, excepté Pujet, trop d'un seul bloc pour obéir à quelqu'un, tous défilent silencieusement devant lui : Auguier, Goysevox, Renaudin, Goustou, sont ses courtisans, et, soit par déférence, soit par conviction, s'emparent de sa manière, multiplient ses formes, et n'ont pas d'autre originalité.
Le tombeau de Richelieu, qu'on voit encore à la Sorbonne, passe généralement pour son chef-d'œuvre. Quelques-uns ont prétendu qu'il avait exécuté ce mausolée sur les dessins de Lebrun; mais cette opinion est sans fondement; et s'il était vrai que Lebrun y fût pour quelque chose, Girardon était trop loyal pour mettre au bas du monument l'inscription F G T, invenil et fecit, et Lebrun trop jaloux pour la souffrir. 11 avait fait fondre en bronze etd'un seul jetune statue équestrede Louis XI V, qui décorait /a place des Victoires. Gette statue fut détruite en 1793, et avec tant d'autres choses, qui n'étaient pas de bronze et qu'on croyait plus solides encore.
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L'Enlèvement de Proserpine, la Fontaine de Saturne, la figure de I'Hiver, des Liisies nombreux, de Louis XIV, celui de Boileau, un médaillon représentant le Grand Condé, et auquel il ne manquait, disait le neveu du héros, qu'un peu de tabac au bout du nez pour que la ressemblance fût parfaite; tels sont les morceaux de lui qui méritent surtout l'admiration de tous et l'examen approfondi des adeptes. Nous ne donnerons point ici la description de ces ouvrages, qu'on peut trouver indiqués dans tous les catalogues, et que chacun peut visiter à Yersailles et dans les musées ; mais nous résumerons ce travail sur Girardon par l'exposé de l'opinion que nous nous sommes formée de sa manière et de l'école dont il est le cheL
Comme nous l'avons dit dans le cours de ce récit, l'antiquité sévère ne devait pas éveiller les sympathies du doux sculpteur troyen; et d'ailleurs les besoins de son temps dispensaient de la copier.
Girardon vint à une époque de luxe et de galanterie oîi l'amour passait des mœurs dans les arts. Pour égayer les feuillages animés déjà des poétiques visions de mademoiselle de La Vallière et de tant d'autres, ce que demandait Louis XIV, ce n'étaient pas ces figures graves et froides, au nez grec, aux bras glissant le long du corps, aux attitudes compassées; ce qu'il fallait, c'était, dans le marbre, cette coquetterie que l'on applaudissait dans le monde; c'étaient ces bras arrondis, ces gestes gracieux, ce voluptueu:;, en un mot, qui détend l'âme et fait doucement soupirer.
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Il y a deux façotis d'atteindre à l'idéal : j ar rénergie et par l'amour. Pujet était dans la sculpture à peu près ce que Corneille était dans l'art dramatique. Ses conceptions avaient cette lieaulé mâle qui étonne: il taillait des héros qu'on admirait, mais auxquels la sympathie n'était pas toujours fidèle. Ils étaient trop en doliors de nos proportions. Comme Corneille, Piijet devait son triomphe à ses hardiesses ; comme Corneille, il était plus grand que vrai, plus surhumain que tendre. Girardon, au contraire, comme Racine, avait cette beauté qui trouble l'âme, beauté humaine, et cependant divinement harmonieuse, moins grande que l'autre et plus vraie. Tous les deux arrivaient au génie, l'un par l'élan de la pensée, l'autre par sa flamme. Corneille drape ses amants. Racine les fait pleurer ; Pujet déride rarement ses figures, Girardon les laisse rarement calmes. Corneille et Pujet sont Romains en France; Racine et Girardon sont Français à Rome. Les deux premiers imposent l'admiration ; les deux derniers la laissent doucement venir à la suite de l'émotion. Les deux premiers sont des Titans qui veulent faire de leurs enfants des dieux; les deux derniers sont des Prométhées qui mettent dans leurs œuvres le feu du ciel. Girardon, en un mot, n'eut pas celte réflexion, cette exactitude de la pose qui distingue le statuaire antique > mais il eut à un degré sublime l'instinct des sensibilités de la chair. Quand on frôle les moelleux contours de ses statues, on croit les sentir tressaillir, et on tressaille soi-même.
Qu'il nous soit permis de dire ici toute notre pensée.
Pujet et Corneille ont travaillé surtout pour les philosophes; Racine et Girardon surtout pour les amants; comme, en somme, il y a au monde plus d'amants que de philosophes, nous croj^ons que le magnifique à-propos des derniers compense la majestueuse profondeur des premiers, et que ces quatre génies brillent au ciel de l'art d'un éclat fraternell