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pour la plupart des autres insectes; elle entre facilement dans les conduits de leur respiration, l’intercepte, les suffoque et les fait tomber sans vie. L’odeur en est si forte pour les chenilles, et elle se conserve si longtemps sur les branches des arbres sous lesquels on a répété cette opération, que par la suite on peut être sûr qu’il n’en viendra plus s’y attacher. Une livre de souffre, dont le prix est modique, sera suffisante pour écheniller les arbres d’un verger de plusieurs arpens, en quelque quantité que puissent être les chenilles dont il sera dévoré et dont on ne pourroit autrement se garantir, lorsque les hyvers ont été peu rigoureux et que les gelées n’auront pu faire périr les œufs de ces insectes.
Moyen de regarnir un étang de poissons.
PRENEZ vers la fin d’ Avril la racine d’un j saule qui soitplacé sur le bord de l’eau, | et remplie de fibres ; secouez bien la | terre d’autour, puis attachez-la à une pieu 1 qui trempera dans une rivière ou étang bien I garni de poissons ; ils se rassembleront au- 1 tour de la racine, s’y attacheront, et dépo- I seront leur frai ou œufs, qui demeureront -M embarrassés dans les fibres. Quelques jours après, enlevez le pieu avec la racine du a saule hors de la rivière ou Etang poisson- Æ neux, et transportez-la dans celui que vous Æ
avez envie d’empoissonner,en la plongeant environ du travers de la main sous la surface de l’eau. Quinze jours après ou environ vous y apercevrez un grand nombre • de petits poissons. Prenez garde de ne ! point laisser la racine trop longtemps dans le premier Etang ou rivière, de crainte que la chaleur du soleil ne vienne animer trop '■vite le fray, qui se détacherait aussitôt de :1a racine.
[ Moyen de détruire les fourmis qui nuisent I aux arbres fruitiers.
POUR attirer les fourmis au bas de l’arbre, présentez-leur un morceau de sucre, ou dumiel étendu sur un morceau ode papier, au bas de cet arbre: elles y accourreront toutes; faites ensuite au tour un : c:ercle avec de la craye, elles n’oseront jamais [franchir cette barrière et vous les écraserez [facilement.
Insectes nuisibles aux jardins.
PARMI ces insectes, il y en a qu’on appelle en Picardie Courti l Hères on J ardinierès, et qui coupent sous terre les p>lus jeunes plans des choufleurs, artichaux, ::ardons-d’ Espagne, celleri , laitues et au- Lres. Cet insecte est d’une couleur jaunâtre nt de la grosseur d’un hanneton, mais deux fcbis plus long. Il a deux ailes et deux pattes,
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faites en scie; sa tête, et son corcelet sont fort durs; la partie de derrière, qui est une espèce de sac mollet, ne tient au devant que par un filet. Ces signes doivent suffire pour le faire reconnoître sous un autre nom, dans les autres Pro\ inces.
Remède pour les détruire. Mettez en terre seulement à la profondeur d’un pouce des cloches de verre et des terrines, affermissez la terre qui environne les bords. Enchâssez ces vaisseaux de façon qu’ils soient parfaitement de niveau avec le terrain sans que rien déborde, et ensuite mettez trois ou quatre pouces d’eau. La nuit venue, les Courtillieres, les rats, les mulots, les crapeaux, etc., se débandent dans les jardins, et en courant de tous côtés, se précipitent dans les terrines, ou se noyent sans pouvoir jamais remonter. Ce remède a été enseigné par un cultivateur de Saint Dizier en Champagne.
Moyen pour être délivré des mouches incommodes et importunes qui gâtent les tableaux et les meubles.
IL faut prendre de l’huile de laurier, et en frotter en plusieurs endroits les murs ou la boiserie d’une chambre, les mouches n’en peuvent souffrir l’cdeur, ainsi elles déserteront. On renouvelle de tems en tems cette opération et l’on peut laisser ses fenêtres ouvertes. On peut employer ce