‹ Les Seigneurs de MarlyChapitre 17 sur 90 · Lucien Merlet. — Histoire de Vabbaye de Coulombs, p · texte numérisé non relu

Lucien Merlet. — Histoire de Vabbaye de Coulombs, p

3. Extraitdesregistresdes actesde l'étatcivil de Marly. — L'an miLsepceni huict le samedy douzième may fut apporté en cette église le corps de messire Julie Hardouyn Mansard, comte de Sagonne, cheva'lier de Saint-Michel, surintendant des bâtiments du roi, ordonnateur général

Depuis I C84, le château et les pavillons de Marly recevaient la cour, qui y venait chaque semaine, du mercredi soir au samedi soir. Rien n'était comparable aux jardins, aux pièces 'd'eau, bassins et cascades qui s'y voyaient ( i ). Le bourg de Marly prit alors un grand accroissement, de belles maisons, de nombreux hôtels s'y bâtirent et sa population en 1726 dépassait i5oo habitants. Sur l'emplacement de l'ancien château féodal, Blouin, gouverneur de Marly, faisait construire le château qui, habité au commencement de ce siècle par une descendante des anciens seigneurs de Marly, appartient aujourd'hui à Victorien Sardou. Les plus grands noms de France se trouvaient parmi les possesseurs des belles maisons de ce lieu, qui s'honore d'avoir donné naissance en 1684, à Joseph Pellerin, le célèbre numismate. Fagon, l'un des médecins de Louis XIV, y avait aussi sa résidence. Puis vint la révolution de 1789, et à la suite de leur départ pour l'étranger furent vendus les biens des émigrés, puis ceux des églises et des monastères ; ce qui eut lieu à Marly en 1791 (2). La Terreur, en 1793, marqua de ses hideux stigmates TégUse royale de Marly, ses autels furent profanées, ses tombeaux violés, puis sa fureur assouvie sur les morts et malgré le voisinage d'un club de sans-culottes exerçant à Louveciennes une tyrannie qui

des arts et manufacture» de France, décédé le jour précédent en cette paroisse dans le château, au bureau des bâtiments et transporté en la paroisse de Saint-Paul, de Paris, pour y être inliumé le dimanche treizième may,en présence des soussignés.

Signé GuYMARD et Prévost (sic).

1. Il n'entre pas dans netre cadre de rééditer les Mémoires de Saint- Simon et de Dangeau qui ont écrit ce qui se passait à la Cour et à Marly jour par jour, ni de donner la description des bâtiments et des jardins que Piganiol de la Force a traitée tout au long. Nous renvoyons nos lecteurs à ces auteurs très connus.

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