Dom Felibien, Histoire de Paris, t. III, p. 78 à
au roi de France le conseil d'entreprendre en personne la croisade en Albigeois et de terminer enfin cette longue guerre, promettant sur sa foi de Taider et assister jusqu'à la fin. Le roi partit et le sire de Marly Taccompagna au siège de la ville d'Avign®n, c'était la troisième fois que Bouchard de Marly faisait ce voyage; il devait y mourir et laisser à ses héritiers le gage de sa vaillance en ces pays, c'est-à-dire les châteaux de Saissac et de Saint-Martin au diocèse de Carcassonne. Des fièvres pestilentielles s'étaient déclarées dans le camp des croisés qui faisaient le siège d'Avignon. Etant gravement malade, Bouchard se mit en route pour revenir, mais il mourut en chemin, le i3 septembre 1226, avant que le roi de France, malade aussi de la peste, fut arrivé au château de Montpensier, en Auvergne, où il mourut*, i
Philippe Mouske, historien de ce temps, a laissé l'éloge de Bouchard de Marly en vers français de cette époque, nous les reproduisons ici :
Si moru Bocars de Marli
Dont la cose point n'ai bieli
Quar il était sage et preus
Ne de sa mort ne fu mes preus
Se cou ne fu à Dieu la sus
Quar '1 avenait bien ça jus
Et quant le roi l'a 01 dire
S'en fut si plains d'annui et d'ire
Con que ne le pourrait acconner
Et maus ferait del écouter 2.
î. Le nécrologe de Sainte-Geneviève de Paris place la mort de Bonchàrd au ii septembre 1226. «j