BOUCHARD 1"' 1)K MARLY
Bouchard P% de iMarl}^, fut enterre en Tabbaye de Port Royal des Champs, devant le grand autel, au côté de répître.
Mathilde de Châteaufort, sa veuve, fil quelques donations aux monastères, notamment à ceux des Vaux-de- Cernay et de Notre-Dame de la Roche. La charte suivante fut donnée en faveur de cette dernière abbaye, elle peut se traduire ainsi : Je, Mathilde, dame de Marly, fais savoir à tous ceux qui ces présentes lettres verront, que pour le bien de mon âme et de celles de mon père, de ma mère et de feu d'heureuse mémoire Bouchard de Marly., autrefois mon mari , j'ai donné en pure et perpétuelle aumône cent sols de rente annuelle à percevoir après ma mort sur mon quint de trente livres chartraines de revenu que me doit le noble homme, comte de Chartres, pour réchange du moulin de la Tour qui était de mon héritage, assignées à Tabbaye de la Roche. En mémoire et témoignage, j'ai donné à Tabbaye ces présentes lettres , munies et revêtues de mon sceau, le lendemain de la saint Jean-Baptiste , Tan du Seigneur MCCXXXy 1.
Au mois de septembre suivant, cette dame de Marly confirmait la donation faite par sa mère, Constance de Châteaufort, de vingt sols de rente sur la ville de Châteaufort, en faveur de Tabbaye des Vaux-de-Cernay ^. Bouchard et Mathieu de Marly avaient confirmé cette donation dès le mois de juin 12 [2, et cette rente était payable à la saint Rémy.
1. Le quint était la cinquième partie d'un bien ou d'un reven quelconque.
2. Constance de France ou de Châteaufort était fille de Pierre du France et d'Elisabeth de Courtenay.
En 1244, un arbitrage fut fait entre le chapitre de Notre-Dame de Paris et le prieur de Marly, au sujet de la dîme de Longjumeau. Dans une charte donnée à cet effet, Herbert de Precest, chanoine de Notre-Dame, et Pierre, prêtre de Marly, font savoir à tous que noble dame Mathilde-, dame de Marly (de Malliaci), ayant vendu aux vénérables hommes, le doyen et le chapitre de Paris, en mainmorte, la dîme que Téglise de Paris possède et perçoit au territoire de Longjumeau et de Ballainvilliers ; cette dîme est dite mouvante du fief comme étant le troisième seigneur. Lesdits chanoines et doyen assuraient le contraire. En fin de cause, le gainresjta aux chanoines. Cette charte, qui fut donnée le jour d'avant Ja saint Barnabe, mit fin à un procès qui durait depuis sept ans *.
En 1254, Mathilde de Ghâteaufort, comme dame de Magny-FEssart (ou les Hameaux), confirma une donation de douze arpents de terre faite à Tabbaye de Porrois ou de Port-Royal par Eremburge d'Orseigny.
Le 3i janvier 1257 , une sentence de Tofïîcial de révêque de Paris condamna cette dame de Marly à restituer à Tabbaye des Vaux-de-Cernay dix sols parisis que Bouchard, son mari, avait donnés à ce monastère sur Ghâteaufort. Mathilde de Ghâteaufort, dame de x>Lirly, mourut vers l'an 1260, laissant de son mariage cinq enfants qui furent :
1° Thibaud de Marly, fils aîné de Bouchard de Marly, appelé à lui succéder, fut d'abord chevalier, et fit partie de la cour et de la suite du roi de France. 11 excellait dans tous les exercices du corps, était le plus adroit à la
t. Guérard- Cartulaii'c de N.-D. de Paris, If, p. 7?.