FRANÇOIS BOSSU KT
de Marly haut ou le Ghatel, la partie basse du pays appartenait à Tabbaye de Coulombs et formait la paroisse et seigneurie de Marl3^-lc-Bourg ; François Bossuet est le premier qui ait réuni ces deux seigneuries, suivant une sentence rendue par le prévôt de Noisy, le 20 novembre i()59, où il est qualifié de : Messire François Bossuet, baron de Marly-le-Ghâtel haut, moyen, et bas justicier de Marly-le-Bourg et dudit Marly-le-Ghâtel, haut justicier de Louveciennes et de Villedavray , haut, moyen et bas justicier de Noisy et Bailly en Gruye, seigneurs desdites terres, du Val de Gallie, des Essarts et autres lieux. Quoi qu^il en fut des arrangements pris avec l'abbaye de Goulombs au sujet de la seigneurie de Marlyle-Bourg , il est certain que les derniers droits de cette abbaye ne furent éteints qu'au commencement du xviii^ siècle.
Des dépenses excessives a3^ant dérangé entièrement la fortune de ce seigneur de' Marly, tous ses biens furent décrétés, et il se vit obligé de se retirer dans une très petite maison qu'il avait fait bâtir auprès de la chapelle de Notre-Dame de Bon-Repos, située au bas du village de Bailly. Il demeura quelque temps dans cette maison et il dota ladite chapelle de plusieurs héritages, ainsi que de quatre-vingt-dix francs de rente, à la charge, par le curé de Noisy, de dire une messe basse tous les samedis, et de distribuer en même temps dix sols aux pauvres enfants des paroisses de Noisy et de Bailly.
Il avait fondé cette rente en 1664, et en 1672 il fit présent à Téglise de Saint-Vigor, de Marly-le-Ghâtel, d'une grosse cloche *. L'acte suivant qui en fait foi est extrait des registres des actes de Tétat civil de Marly :
. T. Cette cloche pesait, d'après la tradition du pavs, 3,5oo livres.
2?o LKS SEIGNEURS DE MARLY.
Le dimanche vingt-huitième jourdu mois d'aoust 1G72, fête de saint Augustin, a été bénie par moy, prêtre, docteur en droit de la faculté de Paris, curé de Saint-Vigor de Marly-le-Chastel, la grosse cloche de cette église, du nom de Marguerite (donnée) par Messire François Bossuet, seigneur, baron, haut justicier de Marly-le-Châtel, Marly-le-Bourg, Louveciennes et Villedavray ; seigneur de Noisy-lez-Bailly, Val de Gallie, les Essarts et autres lieux : conseiller et secrétaire du Roi en ses conseil d'État, direction des finances; de par Marguerite Bossuet, dame de (Brédiande ?), épouse de messire Cyprien Perrot, chevalier et seigneur de la Cour, conseiller du roi en ses conseils, et maître des requêtes ordinaires de son hôtel, en présence de demoiselle Marguerite McUiand, fille de deffunct messire Nicolas Melliand, chevalier, seigneur de Gligny, conseiller du Roi en ses conseils et maître des requêtes ordinaires de son hôtel, de monsieur le Roi, prebstre, curé de Noisy, diocèse de Chartres, de Messire François Cornet , bailly dudit Marl3'-le-Chastel , de messire Gaspard Caillier, recepv^eur de la terre et baronnie dudit Marly, de Barthélémy Bon, marguillier, de Messire Nicolas Sellier, aussi marguillier, et autres qui ont-signé.
Suivent les signatures de Bossuet, Marguerite Bossuet, M. Melliand, Mazière Sellier, Jannet, Cornet, Papelard, curé de Marly ; le Roy, curé de Noisy ; C. de Vaucouleurs; Jannel. François Bossuet avait épousé Marguerite Beveran, dont il eut une fille unique, Marguerite Bossuet, mariée, le 27 juillet i653, à Nicolas Melliand *, né le 17 juin 1625, conseiller au grand con-
I. Nicolas Melliant ctait fils de Biaise Melliant et de Geneviève
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scil le 20 février i()3o, maître des requêtes le 3 1 janvier i{')5i, et inournt en i()5o, laissant une fille unique : Marguerite iMèllianJ, mariée à Claude de Chevrière, seigneur de Gravon, maître des requêtes, mort le 29 septembre 17 10, et remariée en secondes noces à N de Saint-Père*.
Marguerite Bossuet s'était remariée , suivant Tacte cité plus haut, à Cyprien Perrot, maître des requêtes, dont elle n'eut point d'enfants.
Vers la fin de sa vie, le dernier baron de Marly, François Bossuet s'était retiré au couvent des Augustins-Dcchaussés (depuis les Pères de la Place- des Victoires), où il mourut en iGyS.
Après sa mort, le roi Louis XIV acquit, par sentence de décret et adjudication faite à son profit aux requêtes du Palais le 20 mai 1676, la terre et b.aronnie de Marlyle-Châtel, les seigneuries de Bailly et de Noisy, et réunit toutes ces terres à celles de Versailles. Quelques temps après, par suite d'une transaction entre le sieur Bontemps et les Pères du collège de Saint-Bernard, à Paris, le roi acquit les-quelques arpents de terre que ces Pères possédaient en censive à Marly.
Hurault, Melliand porte. pour armoiries : d'azu-r à la croix d'or, cantonnée au f" et 4" d'une aigle d'or, au 2« et 3* d'une ruche de même.
I. Manuscrit de M. Boulin, seigneur de Bailly au xvinc siècle, qui est en opposition avec l'ouvrage du cardinal de Beausset, que nous avons cité au sujet des trois enfants, un fils et deux filles qu'il donne à. ce dernier seigneur de Marly.