‹ Les seins a l'égliseChapitre 2 sur 23 · VIT · texte numérisé non relu

VIT

Dorine et dont plusieurs — véritables souteneurs de l’Église

— ont fait de la tiare une casquette à trois ponts, nous préférons encore le divin Jésus, protecteur des femmes adultères, des pécheresses repenties et qui, à l’occasion, bien qu’INRï (in, privatif) ne fut pas Y Homme qui rit , n’était pas ennemi des jeux de mots : ce Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église. » A la bataille de Bosworth, Richard 111 offrait son royaume pour un cheval et c’est un calembour qui donne à Pierre le royaume des cieux !

Écoutons notre confrère Rabelais, le bon curé de Meudon,

— où il ne résida jamais — médecin du corps et de Pâme : « Vivez joyeux ! » et mettons à profit la devise épicurienne du peintre moine, Sebastano del Piombo : « Bene river e et lætari ! qui est sœur de la nôtre : cc Longue et bonne ! » D’ailleurs, cc le rire est le propre de T homme » et aussi de la Femme, comme le susurre cet alexandrin flagorneur :

Un des reflets du ciel, c’est le rire des femmes.

De tous les êtres animés, seules les bêtes ne rient pas.

Notre conception n’a peut-être rien d’immaculé, sans doute notre parole n’est pas d’Évangile, notre œuvre moralisatrice n’est pas une œuvre de foi, mais elle est au moins une œuvre cc de bonne foy » ; aussi, avec Pantagruel, répéterons-nous : cc Ne cherchons honneur ny applaudissement, mais la Vérité seule ».

P. -S. — Cette nouvelle série de Tetoniana se compose de deux volumes, indépendants en quelque sorte l’un de l’autre :

Les Seins à l'Église, comprenant les Faits divers ; la Littérature et ï éloquence religieuses ; Y Iconographie mythologique, biblique et catholique , relatifs aux seins et à l’allaitement.

AVERTISSES EN T

Le Nu à l’Eglise, c’est-à-dire les nudités artistiques, — sculptures et peintures, — des édifices du culte, où le Mysticisme s’allie à Y Erotisme .

En dernier lieu, et comme complément de cette étude, viendront les Seins au Théâtre, qui attendent depuis longtemps leur entrée en scène. Le Théâtre, ce fils aîné de l’Église, offre, suivant la loi d’hérédité, plus d’un trait de ressemblance avec sa mère, bien que « cabotins » et « calotins », à la fois frères jumeaux, utérins et de lait, ont trop longtemps vécu en frères ennemis ; tous nos efforts tendront à les réconcilier.

Dans notre copieuse compilation des Seins à l’Église, nous retrouverons des sujets déjà traités ; mais nous les complétons, sans nous répéter.

Pour cette seconde série, les illustrations seront plus nombreuses encore que dans nos précédents ouvrages; nous nous conformons à la formule de Nicolet : De plus fort en plus fort! et surtout au précepte d’Horace : « C’est par les yeux plus que par les oreilles qu’on arrive à l’âme ».

C0RR1GENDA

P. VI, de l’Avertissement, ajouter à la liste des prélats galants, M. de Jarente, évêque d’Orléans, qui entretenait grassement, avec « la feuille des bénéfices », la maigre Guimard, toujours « mal en chair ». C’est ce qui faisait dire à Sophie Arnould : « Je ne conçois pas comment ce petit ver à soie est si maigre, il vit sur une si bonne feuille ! »

Page 6, ligne 8, au lieu de pathogénique, lisez : pathologique.

Page 22, ligne 7, au lieu de : c — q. f. d. lisez ; c. q. f. d.

Page 23, ligne 8, au lieu de : contre, lisez : conte.

Page 24, ligne 19, au lieu de : qui réclament, lisez: que réclament.

Page 47, ligne 12, au lieu de : préconisons, lisez : précisons.

Page 48, ligne 22, au lieu de : baplêmQ ? la Vierge, la mère du fondateur du Christianisme, n’en a pas reçu d’autre, lisez : la Vierge, la mère du fondateur du Christianisme , n’a pas reçu d’autre baptême ?

Page 92, ligne 11, au lieu de : mêmes, lisez: même.

Page 153, ligne 28, au lieu de : séculiers, lisez : réguliers.

Page 186, ligne 22, ajoutez : L’abbé Auber, dans son étude sur le Symbolisme, signale à l’attention des curieux de l’Enluminure une miniature de la Bible historiale, manuscrit français du xve siècle, qui montre quatre Philistins dont les rats dévorent les naches (: nates ).

Page 229, à propos de la figure 114 bis, rappelons, avec MU1C de Boigne [Mémoires) , un rude éclat de franchise d’un vieux loup de mer. Dans une réunion des grands dignitaires qui voulaient élever une statue au nouvel empereur, on discutait sur le costume ; l’amiral de Bruix, impatienté des flagorneries qu’il écoutait depuis deux heures, s’écria : « Faites-le tout nu, vous aurez plus de facilité à lui baiser le derrière ! »

Page 340, ligne 9, au lieu de : comme l’oreiller, lisez : comme oreiller.

Page 354, ligne 6, après : Ève, ajoutez : et de ses filles.

Pae:e 380, lio;ne 13, au lieu de : Madame, lisez : Madone.

Ibid., ligne 29, au lieu de : barbouilla, lisez : accusé d avoir barbouillé.

N. B. — Les figures 51, 57, 83, 114, 178, 183, 189,206 ter, 216 bis sont tirées du Musée de Peinture et de Sculpture, dessiné et gravé par Réveil. aAec notices de Duchesne aîné, 17 vol. in- 1 2 (1828-1834) ; une seconde édition a

CORRIGEND A

été publiée, en 1875, avec notes de Louis et René Ménard, et est en vente chez Eggimann, Boulevard Saint-Germain, 106.

Observation importante. — Est-il nécessaire de déclarer que la note 1 de la page vi de l'avant-propos, Les seins au prétoire , ne vise en aucune façon maître Barboux, qui vient d’être reçu à l’Académie et n’a jamais parlé ni. entendu parler de nous ? Notre boutade ironique était imprimée bien avant sa candidature et son élection, dont nous le félicitons sincèrement.

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