‹ Les seins dans l'histoireChapitre 66 sur 67 · POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM

premier pas. Nous réservons pour nos Seins à l'Eglise 1 allaitement de l’ourson sacré par les femmes Aï nos, aborigènes du nord du .lapon.

Fontaine ubérale. - Une statuette, de la collection de M. le comte Basilewski (fig. 250), représentant Diane chasseresse , dans l’attitude de la Diane à la biche du Louvre, a servi de fontaine ubérale — a quelle

époque, dans quel pays, nous l’ignorons — les trous pratiqués dans le chiton court de la déesse, au niveau des seins, et encore munis de tuyautage métallique, ne laissent aucun doute sur son usage. Faire passer l’eau à travers le vêtement est une idée assez singulière.

Au lieu de choisir la pudique déesse qui, en dehors de l'heure du bain, ne découvre que le sein droit, pourquoi le sculpteur n’a-t-il pas placé ses robinets sur la poitrine sans voiles d une Vénus, barbouillant de son lait le visage d’Eros, ou d’une Junon nourricière traçant la voie lactée? (Voir Architeclura curiosa nova, de G. -A. Bœcler (1664).

Les modèles à Venise. — Au xvn° siècle — Misson nous l’apprend (p. 192) — Venise est la ville où les peintres peuvent le mieux étudier la nature sur le vif. Il n’en sera plus de même deux siècles plus tard. En septembre 1846, le peintre Schiavoni se plaint à Arsène Houssaye de la difficulté d’avoir des modèles : se donner corps et âme au premier gondolier venu, dit-il, c’est £dmis parmi les filles du peuple ; mais se découvrir la gorge dans un atelier, voilà ce qui indigne les courtisanes vénitiennes. Elles^eulent bien que l’amour arrache son bandeau pour les voir à loisir; mais elles craignent la concupiscence des yeux, comme disait saint Paul. Elles qui ne rougissent jamais, rougiraient de se déshabiller bravement pour poser en Diane chasseresse, en Madeleine repentie ou en Nymphe bocagère : ou bien il leur faut d’abord une déclaration galante. « Les courtisanes, observe A. Houssaye, consentent

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