‹ Les seins dans l'histoireChapitre 9 sur 67 · H I ST OUI QU ES · texte numérisé non relu

H I ST OUI QU ES

entre autres tatouages, porte une salle de bains sur la poitiine, avec des femmes en caleçon — où la pudeur va-t-elle se nicher . La chair des femmes est rose, les caleçons sont tricolores... Lu serpent part de l’épaule gauche, passe sous le bras correspondant, s’entortille autour d’un vase antique et vient sucer le mamelon gauche. « Casque d’Or », qui vivait « marmitalement » avec Leca, rival de Mandat, révèle ces détails intimes dans ses Mémoires.

Le tatouage n’est plus, comme le voulait le D1' C héron, le vête- ^

ment des sauvages et des crimi-

Fig. 29.

Fig. 30.

nels ; il est fort bien porté dans la haute société. On cite parmi les personnages de marque incrustés, lady Churchill, pairesse du Royaume-Uni ; la princesse Waldemar, de Danemark ; des souverains ou des souveraines, comme Bernadotte qui portait sur le bras droit un bonnet phrygien, avec cette devise ironique : Mort aux tyrans! la reine de Grèce, dont les épaules sont parées de piqûres artistiques, et encore : Edouard VII ; Oscar de Suède ; Nicolas, l’Empereur de toutes les Russies ; le grand-duc Alexis, dont le torse est couvert de tatouages fantaisistes et quelque peu rabelaisiens ; enfin le prince Georges de Grèce, d’après le Dr A. Baratier, aurait la poitrine ornée d’un immense dragon bleu, aux ailes déployées, de près de cinquante centimètres d’envergure.

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