‹ Les Sels De Bismuth En SyphilitérapieChapitre 13 sur 42 · SE OR RS · texte numérisé non relu

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rait fait sentir dès la 4° ou 5° injection d’I. B. Q. à la dose de 2 ou 3 cc. bi ou tri-hebdomadaire » les signes fonction- . nels seraient heureusement influencés dans la majorité des cas. Seuls, les signes physiques observés à l'oreille ou à l'écran, ne se modifieraient pas. Par contre le contrôle radioscopique leur a permis de vérifier « l'action d’arrêt qu’exerce le bismuth sur les lésions vasculaires pariétales » mais Laubry et F. Bordet signalent que ce médicament n'échappe pas à « la loi de l’affinité individuelle >; il peut connaître des échecs. Pour conclure, ils préconisent le bismuth dans les cures d'entretien, après l’arséno-benzol ; « L'essentiel étant de faire 1dmettre au malade la nécessité d’un traitement prolongé ». Ils réservent l’exclusivité deson emploi lorsque l'état du myocarde [aortite avec insuffisance cardiaque] contre-indique la médication arsénicale endovei-

neuse.

Pinard pense que le bismuth peut donner des mécomptes dans les cardiopathies accompagnées d’insuffisance rénale. Sans négliger son utilité complémentaire, il donne la préfé-

rence à l’arséno-benzol.

Nous avons observé une malade atteinte d’ectasie de l’aorte. Chez elle, les troubles fonctionnels se sont amendés dès qu’elle est parvenue à des doses suffisamment actives de novarsenobenzol ; mais ils sont reparus au cours du trai-

tement par les sels de bismuth.

En voici l’observation :

Obs. XI. — F. 950, 60 ans. Ectasie aortique. Etat de mal angineux. Voix bitonale, toux coqueluchoïde sans expectoration. Antécédents syphilitiques. BW = 0.

ot

: Du 27 août au 30 décembre 1921, la malade est mise au novar.

Elle reçoit progressivement :

2 fois 0.10 ; 1 fois 0.20 ; 1 fois 0. 30 ; 2 fon 0.40 ; 2 fois 0.60; 4 fois 0.70 ; 2 fois 0.70 ; 2 fois 0.75 ; k fois 0.80. Les crises dyspnéiques s’espacent aux environs de 0.60 et disparaissent presque complètement à 0.80.

Du 5 janv. 1922 au 25 janvier 1922, 20 i in. quotidiennes de cy. de Hg. à 0.01. Les quintes de toux reparaissent. - Du 27 janvier 1922 au 11 mars 1922. Nouvelle cure arsénobenzolique. 0.45, 0.60 ; 2 fois 0.75 La malade présente une poussée de bronchite avec expectoration muco-purulente. L'état général est satisfaisant. Du 17 mars 1922 au 18 juin 1922 : 15 Injections de sels de bismuth, prescrits comme cure d'entretien (E. B. sol.) A la 9° injection, Vertiges. Toux coqueluchoïde sans expectora- ‘tion.

A la 13e injection, Toux bitonale très nette.

A la 15° injection, Crises dyspnéiques nocturnes.

SYPHILIS NERVEUSE. © Le bismuth a la réputation d’être particulièrement indiqué dans les manifestations nerveuses de la syphilis. L’action élective qu’on lui attribue est basée sur des faits expérimentaux et sur des propriétés physiques

particulières.

Fuîts expérimentaux. — Fourcade, Jaloustre et Lemay ont observé que l’intoxication expérimentale de l'animal se manifestait, entre autres symptômes, par des phénomènes convulsifs. Le bismuth aurait donc une affinité pour les centres de la moelle allongée, qui se traduirait encore par une excitation génitale anormale. Emery et Morin ont constaté chez l’homme des résultats identiques. Ils ajoutent : « Nous

croyons devoir dès maintenant citer un fait qui nous semble

pouvoir être interprété comme un signe de l'action du médicament sur les centres nerveux ; nous voulons parler de l'excitation génitale temporaire consécutive à chaque injec-

tion, chez certains sujets ».

Propriétés physiques particulières. — Aubry et Demelin ont décelé le bismuth dans le liquide céphalo-rachidien des malades en traitement. Fournier et Guénot ont pensé que la filtration du métal à travers Ges méninges pouvait expli-

quer son action élective.

Dans le domaine de la clinique, la plupart des syphiligraphes ont signalé les résultats intéressants qu’ils ont obtenus avec le bismuth. Marie et Fourcade ont traité un. grand nombre de syphilis neurotropes : ils ont constaté que les lésions localisées étaient favorablement influencées ; en revanche, les lésions diffuses restaient insensibles. Fournier et Guénot ont vu s’atténuer et disparaître les douleurs fulgurantes de la période prétabétiqué dans les trois quarts des cas. Ces auteurs ont également noté la guérison ou la dimi-

‘nution de lésions oculaires diverses, de labyrinthites, une amélioration notable de paraplégie spasmodique, ete. De toutes les thérapeutiques qu’ils ont employées jusqu’à ce jour, ‘ils estiment que le bismuth leur à donné « le plus grand nombre de beaux résultats ». L. Demelin a publié dans sa thèse nne observation de méningite syphilitique où

l'action du bismuth a été des plus évidentes.

Nous la résumons dans ses grandes lignes

Obs. XII. — (Empruntée à L. Démelin). — J..., 54 ans, syphilis datant de deux ans. Traitement antérieur : injections de Novar. Doses ignorées. Erythème arsénical consécutif.

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