‹ Les Sels De Bismuth En SyphilitérapieChapitre 14 sur 42 · L: APR: D · texte numérisé non relu

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22 septembre 1921, céphalée intense, vomissements.

sas A. ré

23 septembre 1921, raideur de tout le corps- Le malade ne

peut se lever.

26 septembre 1921, admis à l'hôpital : photophobie, céphalée < continue, surtout intense dans la région frontale ; insomnies, raideur de la nuque, Kernig positif. Ventre souple. Pas de convul-

sions, pas de paralysies, pas de troubles de la sensibilité, pas de

= S. de Babinski. Réflexes normaux. Pas de nausées, pas de vo-

missements, pas de constipation. Le malade répond avec lucidité. | Raie méningitique nette, pas de trouble de la miction.

Liquide jaune légèrement hypertendu. .

Lympho — 400 par mm°.

É 30 septembre 1921, 3 jours après une injection de 0.30 de “4 T:B. SP. üinsoluble.

: Atténuation de la céphalée.

Liquide jaune non hypertendu.— £ 5 Pre < Lympho — 38 par mm.

er octobre 1921, après la seconde injection, grosse amélioraüon. Le malade se lève et peut marcher.

2 Octobre 1921, après la 3° injection :

P I { Liquide clair.

© | Lympho — 12 par mm.

17 Octobre 1921, après la 5° injection :

P.I Liquide clair.

°° | Lympho = 7 par mm.

Voici l'observation d’une de nos malades atteinte de tabès à la période préataxique et traitée par le bismuth depuis octobre LEA Ba

Obs. XIII. — H... Marthe, 47 ans, tabès à la période préataxique ; douleurs fulgurantes, abolition des achilléens. Réflexe à la lumière lent., S. de Romberg positif. B. W. = +++.

Le

SNS LEE

La malade refuse une ponction lombaire.

Du 29 avril 1921 au 30 juin 1921, 10 injections de Novar, dont 4 fois 0.75 B.'W.— 0. Les douleurs fulgurantes sont exacerbées après chaque injection.

La malade est mise à l’iodure de K. et à la liqueur de Van Swieten.

Du 7 septembre 1921 au 27 octobre 49249 injections de Novar. dont 4 fois 0.75.

Les douleurs fulgurantes sont ne très accentuées, surtout le lendemain des injections.

27 octobre 1921, le traitement arsenical est suspendu. La malade est mise au T. B. S. P. insoluble.

Du 27 octobre 1921 au 27 décembre 1921, elle reçoit 20 injections. Les 14 premières à 0.20, les 6 dernières à 0.10. Les douleurs fulgurantes sont moins intenses.

k janvier 1922, suspension momentanée du traitement pour maladie intercurrente (grippe).

Du 24 janvier 1922 au 15 mars 4999, 13 injections de T. B. S. P. à 0.20. B. W. — 0. Les douleurs s’atténuent toujours.

k Avril 1922, examen somatique: Rotuliens normaux. Cubitopronateurs, radio-périostés olécraniens normaux.

Achilléens abolis. Réflexes lumineux paresseux.

Les douleurs lombaires existent encore, mais sont de plus en plus atténuées. B. W. — 0.

Du 4 avril 1922 au 1° juillet 1922, 20 injections de T, B.S. P. à 0.20. A la fin de la série, la malade prend pendant un mois et | demi deux cachets quotidiens de calomel-bismuth, se repose 1 mois et reprend à nouveau 80 cachets,

5 Janvier 1923, revient consulter ; elle marche mieux mais souffre encore, Son état général est meilleur et son entourage se plaît à le reconnaître, Les signes fonctionnels et généraux n’ont

pas varié.

En somme le tabès n’a fait aucun progrès. Malgré un

traitement bismuthique intense d’une durée de plusieurs

RS ee

mois, l’état général est excellent, les douleurs persistent, mais moins accusées qu'avec le novar. La malade commence

une nouvelle série de 20 injections d’iodobigmuthate de qui-

nine à 0.20.

Si le bismuth à une action des plus nettes sur certaines manifestations nerveuses de la syphilis, il faut se garder de conclure qu’il constitue un agent thérapeutique électif. OI. Simon et Bralez rapportent deux observations de syphilis neurotropes dont les premiers symptômes ont éclaté à la fin d’une série d’injections de sels de bismuth.

Dans la première, il s’agit d’une névrite optique d’origine spécifique, survenue après la 11° injection d’hydroxyde de bismuth à 0 20 chez une syphilitique ancienne. Elle a abouti à l’atrophie définitive du nerf. La possibilité d’une intoxication médicamenteuse à été envisagée (voir deuxième partie « Lésions oculaires »). Mais l’étiologie de la lésion a été confirmée par l'examen ophtalmoscopique.

Dans la deuxième, un syndrome de méningomyélite aiguë apparaît treize jours après la 12° injection d’hydroxyde de bismuth ; la malade meurt dans le coma.

Ces deux cas typiques de neurorécidive montrent jusqu’à quel point le bismuth, tel qu'on l'emploie aujourd hui, est quantitativement insuffisant. Les doses tolérées par les malades sont très inférieures à celles qui, expérimentalement, sont stérilisantes : « On ne peut employer que les doses fractionnées alors qu’il faudrait pouvoir injecter six gammes en une seule fois chez un sujet pesant 60 kilogs » (Milian). Quelle ligne de conduite adopter en présence ‘d'une

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