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L'examen des urines montre une albuminurie de 0.40 egrs. par Btre, et la présence de cylindres granuleux. Pas de douleurs lombaires, pas de trouble de l’état général.
- La malade est mise au régime lacto-végétarien, et la médicacation bismuthique est abandonnée.
20 janvier 1922. Urines ; 0.20 alb. et cylindres granuleux.
24 janvier 1922. Urines : 0.10 d’albumine et cylindres granuleux, | :
29 janvier 1922, Urines : 0,08 d’'albumine et rares cylindres hyalins | É
31 janvier 1922. Urines : 0.08 d'albumine et rares cylindres granuleux. 5 ne
20 février 1922. Urines : Les urines ne contiennent plus d’albumine, mais quelques rares cylindres hyalins et de nombreux éléments d’oxalate de chaux,
Mars 1922, Urines : La malade est complètement guérie,
Cette observation montre :
a) La concomitance de l’albuminurie et d’une stomatite. intense.
b) La diminution progressive et la disparition des troubles fonétionnels des reins dès la suspension du traitement.
P. Blum « se demande si la néphrite observée est due à l’action immédiate du bismuth, ou si elle n’est pas le résultat d’un processus infectieux secondaire venant des ulcérations buccales et intestinales ».
Dans le même ordre de faits, Clément-Simon publie le
cas suivant :
Une malade en pleine septicémie syphilitique (chancres et roséole) présente après quatre injections d’hydroxyde de bismuth, sans stomatite préalable, mais avec des douleurs vives dans le flanc et la fosse iliaque droite, un syndrome néphrétique :
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céphalée, oligurie, albuminurie, et crise légère d'urémie nerveuse ; il persiste deux semaines. Malgré la gravité des symptômes, il se termine par la guérison spontanée sans stade de convalescence. Quelques jours après la disparition de l’albuminurie, le traitement est repris ; pas de signes d'intolérance.
Cette néphrite ne paraît pas imputable à la médication. CI. Simon pense qu'il s’agit d'une néphrite syphilitique, réaction d'Herxheimer rénale, bien qu’il manque l’albuminurie massive.
Enfin, Tzanck rapporte deux observations d’albuminuriques, intolérants au mercure et à l’arsenic, améliorés très sensiblement par le bismuth.
Pathogénie. — Le changement, de couleur des urines, signalé au chapitre «élimination » n’a pas de rapport avec l’albuminurie. Le passage de l’indoxylsulfate de bismuth à travers le filtre rénal ne correspond à aucun trouble fonc-
tionnel.
Un malade traité par un sel de bismuth a de l’albumine
dans ses urines. Elle peut être due par ordre de fréquence :
a) à la syphilis. — Néphrite secondaire, réaction d’'Herxheimer ;
b) Au réveil d’une néphrite ancienne. -— Par la syphilis ou le bismuth ; | ce) Au bismuth. — Origine toxique pure. — Origine toxiinfectieuse à point de départ buccal ou intestinal.
Si on la suppose provoquée par le bismuth, l’albuminurie sera secondaire à des signes d’imprégnation bismuthique ; de plus elle augmentera d’injection en injection. Toutefois les auteurs s’accordent. à reconnaître que les doses em-
ployées en syphilithérapie ne paraissent pas susceptibles de
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